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    Les multirisques, nouvelle niche de croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:250 Le 17/10/1996 | Partager


    Lentement mais progressivement, la couverture multirisque se fraye une place de choix sur l'échiquier du marché des assurances. Sa simplicité lui vaut le plébiscite de la clientèle, indiquent les professionnels.

    Face aux maux dont souffrent les branches maladie, automobile et accident de travail, assureurs et experts se rejoignent sur un point: les risques divers constituent la meilleure opportunité de croissance dans le secteur des assurances. Par rapport à d'autres branches, la sinistralité s'y comporte bien et les compagnies y réalisent des bénéfices, assure M. Khalid Bargach, sous-directeur à la Compagnie Africaine d'Assurances.

    Fast-food


    Le contenu des divers risques est variable d'une compagnie à l'autre. Mais d'une manière générale, ils peuvent être classés en deux grandes familles: les monorisques et les multirisques. Dans le premier cas, l'assuré souscrit une couverture contre un risque particulier: vol, assurance-dommage, accident individuel, dégâts des eaux, bris de glaces, contenu de coffres-forts, incendie... Alors que la souscription à une multirisque couvre simultanément un package de plusieurs garanties.
    Plutôt que de couvrir séparément chaque risque, les assureurs regroupent ces garanties dans un seul package. Cette approche présente l'avantage de la commodité et d'une meilleure coordination de la stratégie marketing. Elle diminue par ailleurs les coûts de gestion du produit, indique M. Bargach.
    Du point de vue de l'assuré, souscrire une multirisque est plus avantageux, car la prime est inférieure au cumul versé pour chaque garantie, la prime n'étant pas liée à la pluralité des garanties mais à la nature du risque.
    La multirisque offre aussi plus de sécurité, soutiennent les assureurs. "Très souvent, des assurés couverts uniquement contre la garantie incendie réclament une indemnisation après un vol, alors qu'il s'agit de deux contrats différents". La plupart des assureurs possèdent dans leur portefeuille des produits multirisques. Leur plate-forme est identique au niveau des garanties de base, chaque assureur essayant de se différencier par une légère extension de sa couverture et par les tarifs.
    Deux catégories de multirisques se côtoient sur le marché: la première cible essentiellement une clientèle professionnelle constituée de petites structures dont la taille ne dépasse pas 15 personnes. Elle couvre aussi des risques bureaux des professions libérales.
    La multirisque habitation, elle, vise une clientèle de particuliers. Il existe enfin des multirisques sur mesure, qui intègrent des besoins spécifiques au client: les banques sont par exemple demandeurs de couverture du risque de détournement de fonds par leurs salariés. La multirisque habitation fait partie de la classe de produits qualifiée de fast-food des assurances, à l'instar de produits de retraite commercialisés aux guichets bancaires. De l'avis des assureurs, ce produit connaît un franc succès sur le marché. Ils imputent cet engouement à la simplicité du contrat et "aux efforts de transparence accomplis pour le rendre décryptable". Il est aussi souligné les effets d'un excellent quadrillage territorial offert par le réseau des agences bancaires via lequel se vend ce produit.
    Mais leur extension risque de buter sur celle du marché, les émissions plafonnant en moyenne à un peu plus de 6 milliards de DH.

    Abashi SHAMAMBA


    Que faire après un vol


    Dans les divers risques, le vol passe pour être le sinistre le plus difficile à évaluer, précise M. Youssef Fassi Fihri, expert au cabinet Texa-Expertise. Il faut rappeler au passage que les objets de valeur, lorsqu'ils ne sont pas simplement exclus de la garantie, ne sont que partiellement couverts. Les experts conseillent en général de les faire évaluer à part, avant éventuellement de les couvrir moyennant une surprime.
    En cas de vol, et une fois remis de l'émotion, l'assuré est appelé à faire une déclaration à son assureur, dans les 5 jours qui suivent le sinistre. Il établit un état de pertes en y joignant le PV de la police et un maximum de pièces justificatives, notamment les factures. En l'absence de celles-ci, l'assurance se base sur la bonne foi de l'assuré.
    Seuls les biens appartenant à l'assuré doivent figurer dans la déclaration, insiste M. Fassi Fihri. Si la clause des objets confiés ne figure pas dans le contrat, tous les biens volés qui ne sont pas la propriété de l'assuré ne sont pas couverts lors du sinistre.
    Dès qu'elle reçoit la déclaration de sinistre la compagnie nomme un expert chargé de rédiger un rapport sur la base duquel le montant de l'indemnité est déterminé. L'expert se réserve cependant le droit d'appliquer un taux de vétusté.L'assuré peut contester les conclusions de l'expertise, auquel cas il a toute latitude de nommer son propre expert pour effectuer une contre-expertise. A charge pour lui de payer les honoraires y afférents s'il n'a pas souscrit l'extension de la clause d'honoraires d'experts dans le contrat.

    A. S.


    Responsabilité civile, vol, dégâts des eaux...

    Les risques couverts par la multirisque habitation



    L'assurance multirisque habitation offre aux particuliers la possibilité de se prémunir, d'une part, contre les dommages qu'ils peuvent subir et, d'autre part, contre les dommages qu'ils causent à autrui.

    Lorsque, pendant l'absence du week-end, l'eau de la baignoire déborde et s'infiltre chez le voisin, causant des dommages matériels, le voisin est en droit de réclamer des réparations plus ou moins substantielles.
    Un événement qui a des conséquences sur le budget du ménage. Afin de prévenir de tels risques, les compagnies d'assurances ont mis au point l'assurance multirisque habitation qui permet à un particulier, responsable ou subissant un dommage, d'être couvert. Moyennant le paiement d'une prime annuelle, la compagnie se substitue à son client pour la réparation des dégâts.
    Par ailleurs, l'assurance «multirisque habitation» couvre l'assuré contre les conséquences des dommages à ses biens causés par un événement garanti.
    Le contrat couvre six risques, à savoir la responsabilité civile chef de famille, l'incendie, le vol, les dégâts des eaux, le bris de glaces et l'accident de travail domestique.
    L'assurance responsabilité civile chef de famille garantit l'assuré contre les conséquences pécuniaires résultant de son action préjudiciable à un tiers et contre les préjudices causés par les personnes dont il est civilement responsable.

    Couverture annuelle


    Quant à l'assurance contre l'incendie et les explosions, elle couvre l'incendie par conflagration, embrasement ou simple explosion, l'explosion par gaz servant au chauffage, à l'éclairage et la production de force motrice ainsi que les explosions dues aux appareils à vapeur. Elle couvre en outre la foudre lorsqu'elle touche directement les objets assurés et les dégâts causés par l'électricité. Cette assurance couvre aussi bien les dommages subis que ceux causés aux tiers.
    Pour se prémunir contre le vol, le contrat garantit l'assuré contre les pertes, les détériorations mobilières et immobilières consécutives aux vols commis par effraction, escalade ou par usage de fausses clés. Toutefois, si les locaux assurés restent inhabités la nuit pendant plus de 90 jours au total, en une ou plusieurs fois au cours d'une année, la garantie est suspendue à partir du 91ème jour d'inhabitation et au plus tard jusqu'à la fin de l'année d'assurance en cours. D'autre part, les périodes d'absence inférieures à 72 heures ne seront pas considérées comme interruption d'habitation (donc non comptabilisées pour le calcul des 90 jours), à condition qu'elles soient suivies d'une occupation d'au moins 72 heures.
    L'objet de l'assurance dégâts des eaux est de garantir l'assuré contre les fuites ou débordements de conduites d'adduction ou d'évacuation d'eau non souterraines. Sont couverts également les dommages causés par les eaux pluviales à la suite d'une rupture ou d'un engorgement des descentes. Le contrat couvre les bâtiments, le mobilier et les embellissements, le recours des voisins et des tiers, le recours du propriétaire pour la perte des loyers ou privation de jouissance. L'assurance bris de glace a pour objet de garantir l'assuré contre le bris des objets en verre à vitre qui font partie intégrante des murs et des cloisons intérieures des locaux qu'il occupe. Les dépendances ne sont pas incluses dans cette garantie. Le contrat de l'assurance multirisque habitation est régi par l'arrêté viziriel du 28 novembre 1934 et par l'arrêté du directeur des Finances du 20 mars 1942. Il obéit à des conditions générales, à des conditions particulières et à des conventions spéciales, ajoutées par les compagnies en fonction des conditions particulières de chaque client. Le contrat est conclu pour une durée d'une année, renouvelable par tacite reconduction, sauf en cas de dénonciation, laquelle, pour être effective, doit être faite au moins un mois avant l'échéance.
    A la souscription, l'assuré est tenu de fournir à la compagnie toutes les informations utiles afin qu'elle puisse apprécier le risque. Par contre, si en cas de réalisation de celui-ci, il s'avère qu'il y a une différence entre les déclarations de l'assuré et la situation réelle, ce dernier perdra le droit à l'indemnisation ou du moins à une partie de celle-ci.

    Hakim ARIF

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