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    Rente : Des compagnies investissent l'éducation

    Par L'Economiste | Edition N°:250 Le 17/10/1996 | Partager


    Les compagnies d'assurances ne tarissent pas d'imagination. Elles se sont trouvé une nouvelle niche: la rente éducation.

    Dans leur course aux produits, les assurances s'attaquent à l'éducation des enfants. Elles proposent aux parents (ou tuteurs) soit une capitalisation simple (épargne), plus fréquente, ou la rente éducation qui, elle, prend en compte la variable risque.
    En plus d'une assurance de capitalisation, Ajial d'Al Wataniya, Ihtiate d'Atlanta et Educatis de la Compagnie Africaine d'Assurances notamment proposent une rente éducation.
    La rente éducation Ihtiate d'Atlanta a démarré en mai 1996, Ajial d'Al Wataniya et Educatis quelques mois plus tôt. Toutes les compagnies d'assurances n'ont pas encore exploité cette nouvelle niche. L'opportunité de ce nouveau produit est dictée par les demandes des parents.
    «Ce n'est pas une innovation, c'est un produit qui a fait ses preuves, notamment en France. Pourquoi pas ici?», indique un responsable d'Atlanta qui préfère garder l'anonymat. Ce produit est d'autant plus intéressant, dit-il, qu'une étude de marché a montré que l'éducation des enfants constituait la première préoccupation des parents. Autre raison: le développement de l'enseignement privé.
    Les compagnies qui proposent la rente éducation estiment que le produit est accepté par la clientèle-cible. Ces clients se situent le plus souvent dans la tranche d'âge 35-45 ans et ont deux ou trois enfants. Ils souscrivent l'assurance au profit des trois. Quand ils n'en ont qu'un seul, ils lui prennent une rente éducation plus une épargne.

    Deux ou trois enfants


    M. Saïd Jabir, actuaire à Al Wataniya, fait remarquer par ailleurs que les clients proviennent principalement des professions libérales (commerçants, artisans) qui ne disposent pas pour la plupart de couvertures d'assurance. Des salariés, voulant compléter leur assurance décès, souscrivent également une rente éducation.
    Atlanta et Al Wataniya restent discrètes sur le nombre de contrats souscrits depuis le démarrage de leur activité. Elles assurent cependant qu'aucun sinistre ne s'est produit jusqu'à présent.
    Le fonctionnement de la rente éducation est simple, assurent les compagnies. Moyennant une prime annuelle, trimestrielle ou mensuelle, selon son choix, l'assuré peut obtenir une rente en faveur d'un bénéficiaire. C'est à ce niveau que le produit se différencie d'une assurance-vie classique qui garantit un capital et non une rente.
    Pour calculer la prime, les compagnies d'assurances retiennent trois paramètres: l'âge du parent souscripteur, celui de l'enfant bénéficiaire à la date de la souscription et la durée du contrat.
    Pour une même durée, plus l'âge du parent augmente, plus la prime est importante.
    Quand le risque est élevé en cas de maladie, le montant de la prime augmente également. Al Wataniya impose automatiquement une visite médicale à sa charge. Dans le dossier figure un tableau qui donne, en fonction de la durée du contrat, le montant de la rente garantie à partir duquel une visite médicale est obligatoire. «C'est pour se prémunir contre les tentatives de fraude que nous exigeons la visite médicale. Nos soupçons peuvent être éveillés si un parent demande une forte rente pour une courte durée», note M. Jabir.
    De 300 DH minimum par an, la prime Ajial semble plus attractive que celle d'Ihtiate. Ainsi, un assuré âgé de 35 ans souscrivant pour une durée de 9 ans payera au titre d'Ihtiate une prime annuelle de 528 DH, et de seulement 400 DH pour Ajial.

    Les conditions


    Le produit peut être souscrit par l'un des parents de l'enfant ou un tuteur. Des entreprises sont également habilitées à souscrire à cette assurance au profit des enfants de leur personnel.
    Le contrat doit être prévu pour une durée de cinq ans au moins. Il est souscrit par des parents âgés au plus de 60 ans pour Ihtiate, 55 ans pour Ajial et 50 ans pour Educatis à la souscription. L'âge des parents ne doit pas dépasser 65 ans (Ihtiate) et 61 ans (Ajial) au terme du contrat.
    L'enfant doit être âgé d'une année au minimum pour Ihtiate et de 3 ans pour Ajial. Pour les deux produits, cet âge n'excède pas 21 ans à la date de souscription et 26 ans au terme du contrat.
    En cas de décès ou d'invalidité totale (le licenciement n'est pas pris en compte) avant le terme du contrat, le bénéficiaire reçoit une rente revalorisée au taux de 6% à partir du premier jour du mois qui suit le sinistre pour la rente mensuelle. La rente trimestrielle intervient le premier jour du trimestre qui suit le sinistre.
    Si l'enfant décède avant le terme du contrat, les compagnies d'assurances remboursent à l'assuré la totalité des primes versées puisque l'objet du contrat n'existe plus. Quand l'assuré et le bénéficiaire décèdent simultanément, la totalité des primes versées sera remboursée à un ayant droit.
    Si au terme du contrat le sinistre ne survient pas, Ihtiate prévoit le remboursement de 50% des primes. Ajial exclut cette possibilité.

    Malika EL JOUHARI.

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