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    Assurance sécheresse : Le programme-test touche à sa fin

    Par L'Economiste | Edition N°:250 Le 17/10/1996 | Partager


    Les résultats du programme-test de l'assurance sécheresse ne sont pas satisfaisants. A peine 40% des exploitations agricoles ont adhéré à ce système d'assurance pendant la campagne précédente. Ses promoteurs comptent atteindre 100% du programme au cours de cette campagne.

    L'assurance sécheresse arrive à sa dernière année d'expérimentation. L'objectif affiché est d'atteindre l'intégralité de la surface programmée, soit 100.000 ha. Cette couverture vise à développer la production céréalière et à remédier à la chute des revenus des agriculteurs en cas de mauvaise récolte. En raison de la situation géographique du pays, la production céréalière est en effet soumise aux fluctuations de la pluviométrie, ce qui entraîne des incidences parfois négatives dans les zones bour qui représentent près de 90% de la superficie agricole utile.
    Cette couverture, réservée exclusivement aux blés tendre et dur, permet également aux agriculteurs de rembourser les crédits contractés.
    Pour ce programme-test s'étalant sur trois ans, il a été défini trois niveaux de manière à adapter l'assurance aux différentes catégories d'exploitations. Sont retenus: un rendement garanti de 8q/ha pour le premier niveau, 16q/ha pour le deuxième et 24q/ha pour le troisième.
    Peut souscrire à cette assurance tout agriculteur dont l'exploitation céréalière est localisée dans les zones définies. Il doit par contre se soumettre à un cahier des charges agronomique et adapté aux caractéristiques des exploitations relatives à chaque niveau de rendement garanti. Le montant des cotisations est fixé à 102 DH/ha pour le premier niveau, 204 DH pour le deuxième et 306 DH pour le troisième.
    Les souscriptions de l'assurance sécheresse sont ouvertes dans les agences de la MAMDA et de la CNCA relevant des zones concernées. Pour le bon déroulement de la campagne, la MAMDA a mobilisé un effectif important au niveau de son siège et de ses services extérieurs. C'est ainsi qu'elle a mis en place trois plate formes décisionnelles à Casablanca, Rabat et Fès.

    Garantie de l'Etat


    Le souscripteur peut être remboursé si son exploitation est située dans une zone déclarée sinistrée. La déclaration du sinistre sécheresse au niveau d'une commune rurale doit faire l'objet d'une décision conjointe du MAMVA et du Ministère des Finances, sur la base des rapports des services techniques de l'Agriculture qui doivent constater que le rendement est inférieur de 60% au rendement moyen de la commune et par niveau de souscription. Pour cela, le délai d'indemnisation ne devra pas dépasser le 30ème jour de septembre suivant la campagne.
    Quant au montant maximum des indemnités, il est fixé à 850 DH/ha, 1.700 DH et 2.380 DH respectivement pour les niveaux 1, 2 et 3. L'Etat puisera dans ses caisses pour combler le déficit si les remboursements sont supérieurs aux cotisations. 137 millions de DH sont en effet alloués à ce programme par les pouvoirs publics.
    Pour la première année, le montant des indemnisations avait atteint 9 millions de DH puisés dans les fonds de l'Etat et 2 millions de DH sur les cotisations. Les résultats de cette expérience pilote recommandée par la Banque Mondiale ont été limités. A son lancement au cours de la campagne 1994-1995, les exploitations agricoles ayant adhéré à ce système ont à peine franchi les 14%. La précédente campagne a enregistré une hausse de 40%. Cette progression reste insuffisante aux yeux des responsables de la MAMDA. Ils énumèrent plusieurs facteurs à l'origine de cette situation: l'insuffisance de communication en direction de la clientèle potentielle, le cahier des charges ressenti comme trop astreignant par les agriculteurs, le retard enregistré dans le déblocage des crédits de campagne et l'absence de motivation des exploitations performantes due à la modicité des indemnités allouées. Le démarrage tardif des labours dû au manque de pluie et le fatalisme sont également cités comme freins au développement de l'assurance sécheresse.

    Mohamed CHAOUI



    Les zones retenues



    Initié par le Ministère de l'Agriculture et de la Mise en Valeur Agricole en collaboration avec la Caisse Nationale du Crédit Agrcole (CNCA) et la Mutuelle Agricole Marocaine d'Assurance (MAMDA), l'assurance sécheresse concerne les zones appelées «bours favorables» relevant de 18 wilayas et provinces, situées entre Taza et Marrakech. Le programme de garantie de la production céréalière contre la sécheresse concerne les provinces de Benslimane, Sefrou, Sidi Kacem, Kénitra, Khémisset, El Hajeb, Taounate, Taza, El Jadida, Safi (sauf le cercle des Abda), Béni Mellal, Khénifra et Settat (cercles d'El Gara, Berrechid et Settat). Pour les wilayas, il s'agit de Casablanca, Fès (à l'exception de la province de Sefrou), Meknès (excepté la province d'El Hajeb), Rabat-Salé, Marrakech (sauf le cercle d' Aït Ourir).

    M. C.
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