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Les leçons d'un échec

Par L'Economiste | Edition N°:805 Le 07/07/2000 | Partager

• Par effet mécanique, le Maroc a réalisé le plus mauvais score de ses trois candidaturesCe ne sera pas pour cette fois que le Maroc pourra organiser le Mondial.C'est finalement le pays du Kaiser Franz Beckenbauer, président de la campagne de candidature allemande, qui a raflé la mise.Eliminée hier au premier tour, la candidature marocaine n'a pu aligner que trois voix. C'est une décevante prestation à laquelle on ne s'attendait guère. On pouvait penser que la troisième candidature marocaine avait plus d'atouts à faire valoir que lors des précédentes où elle avait obtenu respectivement 7 et 9 voix. Ce ne fut pas le cas pour deux raisons.D'une part, les voix de l'Afrique et de ses sympathisants étaient divisées cette fois entre deux candidatures. D'autre part, le retrait du Brésil de la course en faveur de l'Afrique du Sud a brouillé les cartes. Comme l'explique M. Driss Ben-hima, vice-président du Comité de candidature marocain, les dernières heures ont ainsi enregistré un phénomène de concentration des voix vers le vote utile. Les membres du comité exécutif ont ainsi préféré donner leurs voix aux candidats qui auraient le plus de chance. C'est ainsi que les Sud-Africains se sont retrouvés dans le round final face à face avec l'Allemagne. Le suspense a été entretenu jusqu'au bout avant que l'Allemagne, d'une courte tête, ne remporte la coursePiètre consolation, le pays de Nelson Mandela non plus n'a pas été désigné. Cette défaite sud-africaine est bonne à prendre.En effet, elle signifie que la voie du Mondial est encore ouverte pour 2010. Dans le cas contraire, les Marocains n'auraient pu rêver d'accueillir cette manifestation avant une vingtaine d'années au moins.Un Mondial au Maroc est donc encore possible, à condition de tirer les enseignements qu'il faut des échecs répétitifs.Ce qu'il faut surtout que le Maroc retienne, c'est que la FIFA n'a jamais été un organisme philanthrope. Le gouvernement du football mondial est une institution gérée par les intérêts économiques où interfèrent les pouvoirs politiques et encore plus la cuisine interne de la FIFA.Si le Maroc veut se représenter en 2010, il aura intérêt à poursuivre sur la lancée euphorique de sa candidature en 2006, transformer les stades de maquettes à des réalités, étoffer ses capacités touristiques et hôtelières, continuer la modernisation de ses télécommunications. ...Ce ne sont là que des objectifs inscrits, comme l'ont affirmé à maintes reprises les responsables de la candidature marocaine, dans le Plan quinquennal. Même si le Mondial 2006 n'est pas marocain, il ne s'agit pas de baisser l'allure. C'est à ce prix que le Maroc pourra briguer l'événement en 2010.

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