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La plage de Mohammedia au centre d'un conflit entre l'Equipement et la Commune

Par L'Economiste | Edition N°:805 Le 07/07/2000 | Partager

• L'ouverture des plis de l'appel d'offres pour l'exploitation de cette plage a accusé un retard d'un mois pour se conformer à la réglementation sur les marchés publics• Les plagistes mécontents: Ce report engendre une baisse de leur chiffre d'affairesPrévue pour le mois de juin, l'ouverture des plis de l'appel d'offres pour l'exploitation de la plage de Mohammedia n'aura lieu qu'aujourd'hui, vendredi. Habituellement, cette opération se déroule au début du mois de juin. Motif invoqué par la municipalité pour expliquer ce retard: «se conformer à la loi sur les marchés publics«. Du coup, les opérateurs voyant baisser leur chiffre d'affaires en raison de la réduction de la durée d'exploitation, qui passe de 3 à 2 mois, manifestent leur mécontentement. «Mohammedia est une petite ville où il y a peu d'animation et forcément les touristes s'ennuient«, explique M. Adil Khilaji, exploitant de la plage de cette ville. Pour lui, «ce genre de pratiques n'arrange personne«. Depuis 1996, M. Khilaji propriétaire de la société Mohammedia Beach, gère une parcelle de la plage municipale de la ville pour un montant de 10.000 DH durant les trois mois de l'été (de juin à septembre).Cette affaire, simple en apparence cache un conflit entre administrations concernant l'interprétation de la loi pour l'exploitation du domaine public. Selon M. Abdeikrim Benha, régisseur communal à Mohammedia, «c'est le dahir de 1914 qui délimite les prérogatives entre les domaines publics et la Commune concernant cette opération«. Selon ce dahir, explique-t-il, l'espace géré par les domaines publics s'étend à partir de six mètres au-delà de la marée haute. Un décret datant de 1997 a modifié cette superficie. «Le texte précise que désormais les domaines interviennent sur la parcelle s'étendant du mur de l'esplanade de la corniche jusqu'à l'eau«, indique M. Benha.Une réunion tenue en juin dernier entre les représentants du Ministère de l'Equipement, de la municipalité et de la préfecture n'a pas permis de solutionner ce conflit de compétences. Et le régisseur municipal précise que l'alternative avancée par l'Equipement est jugée trop compliquée. «Ils ont proposé à la Commune une occupation temporaire de la plage selon un cahier des charges dont les clauses sont complexes. En plus ils prévoient la création de commissions qui ne feront qu'alourdir la procédure«. Le responsable communal ajoute par ailleurs que dans le cadre de la décentralisation, la gestion de la plage doit revenir à la ville.Pour sa part, M. Mohamed Ja-mal Ben Jelloun, directeur des ports de Casablanca et de Mohammedia et chargé de la gestion du domaine public, estime qu'il n'y a pas litige sur la question. D'après lui, «les dispositions de la loi sont claires et il appartient aux autres de s'y conformer«. En attendant, les exploitants croisent les doigts... Abdelaziz MEFTAH

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