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    Les inondations, premières ennemies des rails

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Près de 30 millions de DH annuellement pour entretenir la voie ferrée

    · Une machine d'enregistrement de la géométrie à 20 millions de DH

    · Des contrôles cycliques de 4 à 6 ans

    LA maintenance de la voie ferrée coûte près de 30 millions de DH annuellement à l'ONCF (Office National des Chemins de Fer). «Ce budget a tendance à baisser de 10% l'an en raison du programme de renouvellement d'une partie du réseau», indique M. Mouha Khaddour, directeur de la voie à l'ONCF.
    Les inondations constituent le principal ennemi de la voie ferrée. A cela s'ajoutent les quelques actes de sabotage des villageois (comme le déboulonnement des vis ou les jets de pneus et de grosses pierres sur la voie). Mais ce sont des cas très rares par rapport aux conditions atmosphériques qui peuvent déformer complètement un site et rendre la voie ferrée inapte à la circulation des trains, précise M. Khaddour.
    L'entretien de la voie ferrée commence tout d'abord par la collecte d'informations de façon permanente sur l'état des rails. Des équipes constituées de 15 à 20 personnes sont chargées de veiller sur des cantons d'une quinzaine de km. Chaque équipe dépend d'un district, qui, lui, dépend d'une direction régionale qui peut contrôler jusqu'à 200 km de rails.
    Des rapports sont dressés toutes les semaines et servent de base pour établir un programme d'entretien annuel. Les techniciens de maintenance disposent de plusieurs indicateurs qui leur permettent de savoir si une voie répond aux normes de sécurité. Il s'agit par exemple des mesures de nivellement (horizontal et longitudinal), de dressage, d'écartement...

    En fait, ajoute M. Zekraoui, chef de la Division Maintenance et Travaux à l'ONCF, la maintenance de la voie est préventive. Elle porte sur deux axes importants. Le premier concerne l'entretien du matériel. Des révisions cycliques sont prévues tous les 4 ans pour les lignes à voie classique et 6 ans pour les lignes modernes (où les rails sont soudés). Mais en dehors de ces cycles, les équipes de maintenance interviennent dans les cas urgents qui ne peuvent attendre la fin du cycle. «Ces travaux concernent généralement les serrages des attaches et l'entretien des joints», explique M. Zekraoui.
    Le deuxième type d'entretien porte sur la géométrie. Des enregistrements périodiques sont effectués sur la voie ferrée. Pour l'alignement par exemple, il faut qu'il y ait 1,435m entre les deux axes des rails. Pour obtenir des données fiables dans des délais réduits, l'ONCF a investi dans une machine qui coûte près de 20 millions de DH. Cette machine passe sur les rails et enregistre la géométrie pour fournir finalement toutes les indications par voie informatique.


    Renfort en main-d'oeuvre


    LA sous-traitance de la maintenance n'est pas à l'ordre du jour à l'ONCF. Le coût du matériel utilisé dans l'entretien des rails ne peut être rentabilisé par le privé sur un réseau limité, explique M. Khaddour. C'est pourquoi l'ONCF continue à prendre en charge la maintenance de son propre réseau. Mais ceci n'empêche pas de faire appel de temps à autre au privé en cas de besoin de plus de main-d'oeuvre. La sous-traitance ne peut être envisagée que si l'opérateur public loue les engins de mesure et d'entretien au secteur privé.
    Pour sa part, M. Zekraoui évalue le coût annuel de l'entretien d'un km de rails de 4.000 à 20.000 DH. Ce montant varie en fonction de l'âge de l'ouvrage et des conditions géographiques. Le coût de l'entretien revient beaucoup moins cher que le renouvellement. L'investissement pour construire un km de rails est de l'ordre de 4 millions de DH.

    Hicham RAÏQ

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