×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Les ingénieurs du secteur public en grève demain

    Par L'Economiste | Edition N°:918 Le 18/12/2000 | Partager

    . Les 10.000 ingénieurs travaillant dans l'Administration, les collectivités locales et établissements publics réclament la révision de leur statut. Trois niveaux de revendication: matériel, formation et identité professionnelleLes ingénieurs du secteur public sont en colère. Ils devront observer demain une grève pour faire pression sur le gouvernement qui n'a donné aucune suite à leur cahier revendicatif déposé chez le Premier ministre depuis 1999. Quelque 10.000 ingénieurs et 1.000 architectes travaillant dans l'Administration, les collectivités locales et établissements publics devront suivre le mot d'ordre lancé par l'Union Nationale des Ingénieurs au Maroc (UNIM).Les revendications se situent à trois niveaux: la situation matérielle, la formation en matière d'ingénierie et l'identité professionnelle. Le volet matériel vient, bien entendu, en tête. Les ingénieurs dénoncent le gel de leurs salaires depuis 1985 et réclament l'égalité avec d'autres corps de la fonction publique tels les médecins et enseignants universitaires. Selon l'UNIM, un ingénieur d'Etat commence sa vie professionnelle dans le secteur public par un salaire net de 4.800 DH. Ce n'est que 10 ans après qu'il pourra atteindre la somme mensuelle nette de 5.000 DH. La situation est pire pour les ingénieurs d'application qui sont recrutés à partir de 3.200 DH par mois. Ils leur faut 23 ans d'ancienneté pour arriver, au meilleur des cas, à un salaire net de 5.000 DH. L'UNIM dénonce la non-application des dispositions relatives à la promotion interne.Par sa grève prévue demain, l'UNIM cherche à faire adopter un nouveau statut des ingénieurs. Un projet de réforme est en instance depuis 1996. Elaboré à l'époque par le Ministère de l'Equipement et l'Union, il a toujours buté sur un niet systématique du Département de l'Economie et des Finances. Quelque 480 millions de DH doivent être mobilisés pour régulariser la situation matérielle des ingénieurs.Ce montant, estimé élevé par les Finances, est insignifiant aux yeux des ingénieurs. Selon le président de l'UNIM, M. Ahmed Gouitaâ, l'apport des ingénieurs à l'Etat et à la communauté n'est pas seulement moral, il est également matériel. Exemple: une station thermique à Agadir n'a coûté que 300 millions de DH alors que son montant aurait été de 470 millions de DH en cas de recours à l'expertise étrangère. Selon l'UNIM, une autre approche plus objective devra se substituer à la logique comptable qui démotive les ingénieurs de plus en plus tentés par l'émigration.


    Formation et identité

    L'UNIM déplore également le faible nombre d'ingénieurs au Maroc et l'érosion de leur identité professionnelle dans certains départements de l'Administration. Le taux des ingénieurs par rapport à la population demeure très faible: 8,6 par 10.000 habitants contre 40 en Jordanie, 64 en France et 540 au Japon. Dans certains établissements publics, les ingénieurs n'ont aucune distinction professionnelle et sont classés sous le titre général de «cadre«. Dans d'autres, ils sont concurrencés par des profils qui n'ont aucune formation en ingénierie. L'UNIM demande une réglementation plus rigoureuse de l'accès à la profession.O. M.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc