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    Les exportations font grise mine

    Par L'Economiste | Edition N°:2561 Le 03/07/2007 | Partager

    . 1,2% de croissance à fin mai. Importations: Blé +36%, maïs + 88%La performance est assez médiocre et conforte le diagnostic du CNCE (Conseil national du commerce extérieur) sur le tassement des ventes marocaines à l’étranger. Avec 1,2% de croissance des exportations pour les cinq premiers mois de l’année, selon les derniers chiffres de l’Office des changes, la progression est certes très limitée, alors qu’elle a frôlé les 6,8% pour les deux premiers mois. Est-ce parce que le premier trimestre a connu quelques déboires? Les perturbations de trafic dues aux débrayages successifs des transporteurs ont surtout touché les produits agricoles, déjà pénalisés par la rareté des pluies. Le volume des expéditions d’agrumes a connu une baisse de 29%, soit une perte en devises de 320 millions de DH (cf.www.leconomiste.com). En général, les performances des trois premiers mois de l’année sont à prendre avec beaucoup de précautions. C’est globalement une période de régularisation et les premières tendances commencent à apparaître à la fin de la campagne agricole, en juin. Il est aussi difficile de réaliser une bonne performance après avoir bouclé l’année précédente avec une croissance à deux chiffres. Cependant , nous sommes très loin des 8,4% de croissance, pronostiqués par le ministère des Finances dans son rapport économique et financier accompagnant la loi de Finances 2007. Aussi minime soit-elle, la croissance des exportations à fin mai est essentiellement due aux phosphates et dérivés. Avec une hausse de près de 11% (+776,6 millions de DH), le minerai a participé à hauteur de 16,6% de l’ensemble des ventes marocaines à l’étranger qui totalisent 47,7 milliards de DH. Le reste des produits est en quasi-stagnation, soit 39,7 milliards de DH contre 39,9 à la même période en 2006. L’essor que connaît globalement le secteur de textile et cuir se traduit par une hausse des ventes de plus de 9% pour la bonneterie (+263,7 millions de DH) et 17% pour la chaussure (+126 millions de DH). La part des biens d’équipement augmente considérablement grâce notamment à une progression de 20% des expéditions de fils et câbles électriques . Soit quelque 536 millions de DH de plus que les cinq premiers mois de 2006. Côté importations, le trend haussier continue. 15% à fin mai, pour 95 milliards de DH. Il aura suffi d’un hiver plus sec que d’habitude pour que partent en fumée toutes les anticipations des conjoncturistes et autres analystes. D’ailleurs, l’importation de céréales alourdit la facture: 2,54 milliards de DH contre 1,8 à la même période de l’année dernière pour le blé, soit une hausse de plus de 36%. L’importation de maïs, principal intrant pour nombre d’opérateurs économiques, a explosé de 88% à 1,25 milliard de DH. Les demi-produits se maintiennent en première position des groupes de produits à l’importation avec une part de 24,3% de janvier à mai 2007.Le pétrole brut baisse encore de 9,8% à 8,5 milliards pour un volume en légère hausse de 2,3%. Les biens d’équipement demeurent le deuxième groupe de produits à l’importation avec 21 milliards de DH. Une hausse de près de 19% à cause notamment des achats de voitures industrielles qui ont augmenté de 37,8%. Appareils de levage et d’ascenseurs, tracteurs agricoles (+63,3) et bandages pneumatiques (+313,7 millions de DH) font l’essentiel de cette catégorie. Le déficit commercial se creuse donc encore plus. 47,5 milliards de DH contre 35,6 en 2006. Après deux années (2005 et 2006) jugées remarquables, il ne fallait pas s’attendre à une performance exceptionnelle. Cependant le pays, déjà en perte de vitesse par rapport à ses concurrents, comme le souligne l’étude de benchmarking du CNCE (voir nos articles sur les assises des exportations) ne semble pas prendre le chemin des pronostics du Centre marocain de conjoncture. Ce dernier, dans un élan d’optimisme, avance un rythme de croissance des exportations des biens et services se situant autour de 8,7%. Amine BOUSHABA

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