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    Economie

    L'INRA réalise des prouesses avec le cactus

    Par L'Economiste | Edition N°:2561 Le 03/07/2007 | Partager

    . Les recherches de l’Institut fort intéressantes et facilement commercialisables . Les figues de Barbarie, une véritable mine d’or à portée de mainUNE recherche qui vaut son pesant d’or. En effet, l’Institut de recherche agronomique a présenté dernièrement à Tanger plusieurs idées issues de ses laboratoires pour la valorisation et l’exploitation en milieu agroalimentaire et cosmétique. L’objectif est, selon les responsables, de valoriser la recherche effectuée au sein de l’Institut. L’une des niches, la plus intéressante du plus anodin des arbustes de campagne, le cactus figuier de Barbarie qui foisonne au Maroc. A partir de ses raquettes, les chercheurs de l’INRA ont élaboré à l’aide de méthodes simples, à la portée de toute PME, des filets en conserve. Ces filets disposent, selon l’Institut, de propriétés diététiques importantes grâce à leurs éléments nutritifs en plus d’une saveur originale. Les fruits eux aussi sont exploités en confiture, gelée ou même en nectar. Mais la vraie richesse de ces plantes réside, selon l’INRA, dans les graines de leurs fruits. L’huile qui en est extraite est d’une forte valeur commerciale pouvant atteindre facilement les 14.000 DH le litre. Cette huile fait l’objet d’une importante demande de la part des fabricants de cosmétiques vu sa rareté et ses propriétés. L’INRA a même mis au point des machines spéciales pour son extraction, en conformité avec les normes internationales. D’autres idées moins spectaculaires, mais tout aussi intéressantes pour l’agriculteur, ont été présentées telles que l’exploitation des dattes à faible valeur marchande en compotes ou en sirop ou la conservation des produits agricoles par rayonnement. Pour le bétail, l’INRA a réalisé une invention intéressante: le bloc alimentaire. Ce dernier est fabriqué avec les sous-produits de l’exploitation agricole, comme la mélasse ou le son de blé. Fabriqué en forme de blocs compacts, il peut être conservé plusieurs années sans altération. Le but poursuivi derrière ces idées et d’autres par l’INRA est de tendre la main aux PME marocaines en leur offrant des idées de projets. «Il s’agit de développer des idées de telle façon à aider à la sédentarisation et à l’accroissement des revenus des exploitants agricoles», note Hamid Narjisse, directeur de l’INRA. Un domaine dans lequel le Maroc semble accumuler un important retard par rapport à d’autres pays méditerranéens tels que l’Italie, une des pionnières, selon Mohamed Smani, directeur de RD Maroc, partenaire de l’opération. Dans ce même cadre, l’Institut se propose de mettre à la disposition des Centre régionaux d’investissement ces projets par le biais d’une convention de partenariat. A noter que les recherches de l’Institut vont au-delà avec l’étude de machines spécifiques pour l’agriculture telles que des sémoirs automatisés pour les zones accidentées, pratiques pour les zones montagneuses du Rif.Ali ABJIOU

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