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    Economie Internationale

    Les doléances des pays en développement

    Par L'Economiste | Edition N°:601 Le 23/09/1999 | Partager

    · Le changement de discours des pays riches doit se traduire dans la pratique

    · La Cnuced réclame l'accès aux marchés des produits en provenance des pays en développement et la réduction des subventions pour l'agriculture

    · Le Maroc est appelé à élaborer une politique cohérente avec toutes les composantes des secteurs couverts par les prochaines négociations


    Les pays du "Groupe 77 et de la Chine" ne dissimulent pas leur espoir de voir la prochaine réunion de l'OMC à Seattle en novembre prochain prendre en compte leurs doléances. En tout cas, M. Rubens Ricupero, secrétaire général de la Cnuced, entrevoit des signes encourageants tout en restant lucide. C'est la première fois qu'un directeur général de l'OMC assiste à une réunion de la Cnuced: M. Mike Moore, mais aussi celui qui va lui succéder dans trois ans, le vice-Premier ministre de la Taïlande Supachai Panichpakdi étaient là. Cette présence montre que le travail de cette organisation commence à porter ses fruits. Depuis des années, la Cnuced interpelle pour accorder une attention prioritaire en matière de commerce aux pays du Tiers-Monde. Le changement dans le discours des pays industrialisés doit se traduire dans la pratique. Les pays en développement en prennent de plus en plus conscience. Dans leur discours, les Etats riches prônent la mondialisation et le libre commerce pour promouvoir l'efficacité et le bien-être pour tout le monde. Dans la réalité, affirment les experts, ces pays sont très protectionnistes dans plusieurs secteurs.
    La Cnuced ne passe pas par quatre chemins. L'agriculture, le textile et l'habillement, secteurs performants au Maroc, contiennent des promesses pour les exportations de nombre de pays en développement. Il s'agit de permettre l'accès aux marchés pour le textile et le cuir. En matière agricole, les pays industriels doivent réduire leurs subventions, soit à leur agriculture domestique, soit à leur exportations de façon à créer des espaces à des pays qui n'ont pas la possibilité d'accorder des aides.

    Par ailleurs, les pays industriels critiquent les périodes de transition que les pays en développement demandent pour mieux s'adapter aux nouvelles règles. Ils veulent au contraire les appliquer tout de suite et exercent parfois des pressions au niveau bilatéral pour renoncer à ces périodes de grâce.
    Les différentes composantes Maroc doivent accorder leurs violons. M. Mohamed Benaïssa, le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, élu président du G77 pendant quatre ans a promis, dans son discours de clôture, d'être actif sur la scène économique internationale. Cette déclaration de bonnes intentions risque de buter sur le problème de coordination entre les différents départements ministériels impliqués directement dans les enjeux des prochaines négociations commerciales. Il s'agit d'abord de définir les contours d'une politique cohérente à mettre en oeuvre. L'agriculture sera à coup sûr au centre des prochaines négociations avec l'Union Européenne et le cheval de bataille du plan d'action de la Cnuced. La Délégation du Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes s'est faite très discrète à Marrakech malgré le grand nombre d'experts qui la composaient.


    L'OMC tournée vers les pays riches


    Depuis la création de l'OMC, les accords signés vont en direction des pays riches. Il s'agit notamment de l'accord de Singapour sur les produits des technologies de l'information, celui relatif à la libéralisation des services des télécoms et de l'accord sur la libéralisation des services bancaires et financiers. Durant cette période, aucune décision n'a été prise en faveur des pays en voie de dévelopement.

    Mohamed CHAOUI

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