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    Les contrôles routiers perturbent la contrebande : Faible impact sur l'industrie locale

    Par L'Economiste | Edition N°:147 Le 29/09/1994 | Partager

    Les barrages routiers ont des répercussions sur l'activité des contrebandiers, des importateurs et des industriels locaux.

    "A quelque chose malheur est bon". Les événements dramatiques de l'attentat de Marrakech auront permis d'effectuer une véritable opération de "nettoyage" vis-à-vis des contrebandiers. Un sondage auprès de quelques professionnels de l'agro-alimentaire et des branches textiles et vaisselle permet de faire le point. Les avis restent toutefois très partagés.

    Sur le terrain, à Derb Ghallef, centre de la contrebande de Casablanca, certains commerçants se plaignent de rupture de stocks sur certains produits. Il s'agit notamment du riz, des céréales, de la confiserie, de la biscuiterie...

    Or, pour les consommateurs, l'étalage des différents produits reste quantitativement inchangé. En réalité, précisent les commerçants, des marques réputées de contrebande ont cédé la place à la production locale. Des consommateurs vont jusqu'à dire que des produits fabriqués localement sont conditionnés dans des emballages similaires à ceux espagnols (marque, composition en espagnol). Le but est de conférer à ces produits une meilleure image de marque, "les produits étrangers étant jugés de meilleure qualité."

    Au niveau des prix, toutefois, des hausses notables ont été ressenties. A titre d'exemple, les couches culottes (Ausonia) ont augmenté de près de 10% et le miel, la confiture et les jus entre 1 et 7DH.

    Pour les professionnels du secteur alimentaire, notamment les importateurs, les avis demeurent aussi partagés. Dans le domaine des céréales, riz et corn flakes, certaines entreprises ont connu une augmentation très nette de leur volume des ventes, jusqu'à la rupture des stocks. Fait inhabituel : des grossistes de Derb Ghallef sont même venus s'approvisionner auprès de ces importateurs. La situation a duré un peu plus d'une quinzaine de jours. Tel est le cas de la Générale Alimentaire. Cependant, les professionnels constatent une "baisse de cette euphorie qui n'aura pas duré longtemps."

    De leur côté, les dirigeants de la société GTC (Global Trading Compagny) expliquent la légère augmentation de leurs ventes essentiellement par la rentrée des ménages. Avis partagé par un autre importateur pour qui "la raison n'est sûrement pas la baisse de la contrebande. Au contraire, les contrebandiers sont tellement bien outillés et équipés qu'ils passent outre les barrages".

    Les dirigeants du groupe Kat Holding estiment que les répercussions des différents points de contrôles routiers sur la contrebande sont inexistantes sur leurs ventes. Toutefois la prudence est préconisée. "Il est encore trop tôt pour pouvoir effectuer une quelconque évaluation. D'autant plus que le niveau des stocks des différents intermédiaires est méconnu".

    Opinion confirmée dans d'autres secteurs d'activité que celui de l'agro-alimentaire, comme celui du textile ou de la vaisselle. Pour M. Azzedine Tajmouati, "il est encore trop tôt pour juger des effets des barrages sur la contrebande, surtout au niveau du secteur de la vaisselle. Les répercussions devraient se faire ressentir vers la fin de l'année et plus particulièrement durant les périodes de Chaabane et Ramadan".

    M. Hachad, directeur commercial de la société Spontis, constate pour sa part une amélioration très sensible, durant le mois de septembre, pour les serviettes-éponges. Actuellement, "c'est le retour au calme". Ce professionnel s'interroge néanmoins sur les raisons de cette accalmie, "relâchement des contrôles ou mauvaise conjoncture".

    F.M. & M.O.

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