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Politique

Les communes, passage obligé pour la 2e Chambre

Par L'Economiste | Edition N°:3048 Le 17/06/2009 | Partager

. PAM, PI, RNI et PJD dans la course à la présidence des Conseils. Le monde rural a fait la différence. Les socialistes malmenésLE secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI) et néanmoins Premier ministre a de quoi se réjouir. Les premières élections communales qui se sont déroulées sous son mandat ont de quoi le réconforter: son parti a «enregistré avec satisfaction l’évolution significative du nombre de sièges obtenus lors des communales du 12 juin» (5.292 sièges contre 3.890 lors des échéances de 2003). Soit donc une progression de 36%. Mais, il faut dire que s’il y a un responsable politique qui jubile aujourd’hui, c’est bien Fouad Ali El Himma. Le Parti authenticité et modernité (PAM), à peine constitué, s’est trouvé propulsé au sommet de la hiérarchie politique. Avec 6.015 sièges, le PAM peut aujourd’hui légitimement occuper le devant de la scène. Le score réalisé par la formation d’El Himma a été une véritable leçon pour d’autres partis, bien plus anciens et qui disposent déjà d’une expertise politique. Sauf qu’elle est rarement mise en application particulièrement dans le monde rural. C’est le cas notamment du Parti de la justice et du développement (PJD) qui n’a pas couvert les circonscriptions situées en milieu rural, de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), du Parti du progrès et du socialisme (PPS) et de bien d’autres. Peut-être, ont-ils oublié que sur 13.360.219 personnes inscrites sur les listes électorales, 46% vivent en milieu rural. Soit donc près de la moitié de l’électorat. Le PAM, lui, n’est pas tombé dans cette erreur et a autant couvert les quelque 221 communes urbaines que les 1.282 rurales. Une approche dont le parti d’El Himma récolte aujourd’hui les fruits. Cela parce que son objectif ne s’arrête pas seulement aux Conseils communaux. L’enjeu est bien plus grand: la Chambre des conseillers est en ligne de mire. Et les Conseils communaux sont le passage obligé pour y arriver. En effet, 162 membres de cette Chambre sont élus par un collège électoral composé des élus aux Conseils des communes, des préfectures et provinces et des régions. Il fallait donc ratisser large. Les amis d’El Himma ont su le faire profitant stratégiquement de la «démission» des autres formations politiques et occupant intelligemment le terrain grâce aux notables, aux jeunes (60% des électeurs sont âgés entre 18 et 45 ans) et aux femmes. Ainsi donc le PAM et l’Istiqlal ont bénéficié à eux deux de plus de 35% des voix (respectivement 1.155.247 et 1.022.662 suffrages). Plus du tiers pour deux formations politiques qui se situent chacune à l’autre bout du pouvoir: l’Istiqlal dirige le gouvernement, le PAM a, juste avant le début de la campagne électorale pour les dernières communales, affiché ouvertement son opposition à ce même gouvernement en décidant de lui retirer son «soutien» principalement à la Chambre des représentants. Là aussi, le PAM a rompu avec le Rassemblement national des indépendants (RNI). Désormais les groupes parlementaires des deux partis font ménage à part. Amoindri en quelque sorte au niveau de cette Chambre, le PAM voudrait bien prendre sa «revanche» en remportant la présidence de la Chambre des conseillers jusqu’aujourd’hui tenue par le… RNI.Du côté des islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), on n’est pas encore arrivé à chasser les «escobars» pas plus que de «déchabatiser» Fès. Classé 6e aux communales, le PJD est très peu représenté dans les campagnes. Pour un parti islamiste, ignorer le monde rural serait un comble. Mais les amis d’Abdelillah Benkirane l’ont fait. Les circonscriptions rurales n’ont pas été couvertes. N’empêche que le parti a pu disposer quand même de quelque 1.513 sièges pour un nombre de voix de l’ordre de 460.774. On est loin de la pole position des élections législatives de 2007. Au PJD, on est conscient de l’importance de la question et c’est pour cela que la stratégie envisagée pour les prochains jours est de jouer du coude pour remporter la présidence dans quelques villes. Mais à quel prix? Tout se négocie: le PJD voudrait bien revenir à Meknès et pour cela il serait prêt à apporter encore une fois son soutien à Mohamed Sajid au niveau de Casablanca. Donnant donnant donc. Chez les autres formations politiques, le bilan reste mitigé, voire désastreux. Le taux de participation jugé positif lors de ce scrutin du 12 juin (officiellement 52,4%), témoigne de l’intérêt croissant que portent les citoyens à la gestion de la chose publique. Un intérêt qu’il faut mesurer par rapport aux élections législatives de septembre 2007 qui n’ont, on s’en rappelle, drainé que 37% des électeurs. Les échéances entamées vendredi dernier s’achèveront par la constitution des conseils communaux, puis préfectoraux, provinciaux et régionaux. Un début, du moins on l’espère, pour faire des communes un levier du développement local, selon une vision nouvelle ayant pour objectif la promotion de la gestion participative et contractuelle avec l’Etat. Et aussi une gouvernance locale assimilant les programmes gouvernementaux pour leur mise en oeuvre locale afin d’atteindre au plus tôt décentralisation et régionalisation.


Bravo, mesdames!

Elles sont plus de 3.000 femmes à avoir été élues membres des Conseils communaux. En 2003, elles n’étaient que 26 à y siéger. Une formidable percée réalisée grâce au quota de 12% qui leur a été réservé par le législateur quoique méritant constitutionnellement la parité avec les hommes. Pour rappel, le nombre total de sièges réservés aux femmes au niveau des Conseils communaux pour les circonscriptions additionnelles a été de 3.344. Soit quelque 2.822 sièges pour les Conseils des communes soumises au scrutin uninominal, 358 sièges dans les communes soumises au scrutin de liste et non subdivisées en arrondissements, 82 sièges pour les Conseils des villes et autant (82) pour les Conseils des arrondissements. Jamal Eddine HERRADI

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