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    Les chiffres du secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:756 Le 27/04/2000 | Partager

    . Le plus gros de l'effectif se trouve à l'école primaire, structure de la pyramide des âges oblige

    . Ce sont aujourd'hui près de 6 millions d'élèves à être concernés par la réforme


    A partir de la rentrée prochaine, plus du cinquième de la population fera la connaissance d'une nouvelle école. Une école transformée, ouverte sur son environnement et qui veut regagner la confiance des élèves, de leurs parents et de la société. Au total, ils sont aujourd'hui près de 6 millions d'apprenants à être concernés par cette réforme globale de l'enseignement. Ils se répartissent entre enseignement fondamental, secondaire, supérieur et formation professionnelle.

    . Enseignement fondamental et secondaire:
    Ils sont un peu plus de 5,159 millions d'élèves à fréquenter les établissements d'enseignement. C'est ce qui ressort des recensements effectués en novembre dernier par le Ministère de l'Education Nationale. L'école primaire absorbe la plus grande partie de ces effectifs et compte plus de 3,69 millions (1,70 pour le rural). Quant au deuxième cycle fondamental (collège), il reçoit cette année quelque 989.700 élèves.
    Ces chiffres constituent une grande fierté pour le Département de l'Education Nationale, notamment en ce qui concerne l'avancée en matière de généralisation de la scolarisation.
    Alors que cela ne pouvait être possible qu'à l'horizon 2010, aujourd'hui le dead-line a été avancé à 2002. Ce sera d'ailleurs le premier rendez-vous de la réforme globale de l'enseignement. En exposant la nouvelle vision du Ministère en matière de partenariat, M. Amine Sbihi, directeur de cabinet du ministre de l'Education Nationale, a expliqué, le 20 avril dernier, lors de la réunion organisée par l'USAID et la Chambre de Commerce Américaine au Maroc sur le partenariat en éducation, que depuis l'avènement de la nouvelle équipe à la tête du MEN, un grand bon a été réalisé en matière de généralisation. Ainsi, le taux de scolarisation pour la tranche d'âge des enfants âgés entre 6 et 11 ans est passé de 68,6 à 80% entre 1997 et 1999. Le taux d'accroissement annuel est de 6% contre 2% lors de la dernière décennie, inversant la tendance qui a prévalu lors de la dernière décennie.

    . Formation professionnelle:
    - Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT): Plus de 51.000 stagiaires ont pris place dans les établissements de formation professionnelle relevant de l'OFPPT lors de la rentrée 1999-2000. Les candidats inscrits en première année sont au nombre de 30.270. Il est à rappeler que la sélection a été rude. Sur les 130.000 jeunes inscrits aux tests d'admission, le quart seulement a pu passer le cap. Au total, les établissements de l'Office accueillent cette année pas moins de 51.680 stagiaires inscrits en formation initiale.
    Quant à la "formation en cours d'emploi", il a été décidé de doubler le nombre de bénéficiaires en le portant à 32.000. Pour ce, l'OFPPT a introduit de nouvelles correctives sur le système des contrats spéciaux de formation (CSF). Objectif: faciliter davantage l'accès des PME-PMI au système.
    - Etablissements de formation professionnelle privés: selon les chiffres du Ministère de la Formation Professionnelle, le nombre d'établissements s'élève à 1.333 unités. Ils accueillent quelque 55.085 stagiaires.

    . Enseignement supérieur:
    A la lecture des chiffres de ce cycle, la tendance qui se dégage révèle l'engouement pour les filières économiques et juridiques. Elles intéressent près de la moitié des titulaires du baccalauréat. Ce n'est donc pas surprenant que les amphithéâtres soient archicombles. Le sureffectif est tel que 201 étudiants se disputent les 100 places disponibles, soit donc un fauteuil pour deux étudiants. Cette moyenne peut atteindre une place pour trois apprenants pour certains établissements. Et les premières années comptent dans les rangs entre 4.000 et 5.000 étudiants. Aussi, le taux d'encadrement dans les facultés de droit est-il des plus faibles. Il dépasse les 100 étudiants par enseignant contre un standard d'un enseignant pour 20 étudiants.
    Ainsi, sur les quelque 260.000 étudiants de l'Université, plus du tiers sont inscrits dans les filières économiques et juridiques et les écoles publiques de commerce et de gestion. Quant aux facultés de lettres et des sciences humaines et les écoles de traduction et des sciences de l'éducation, elles n'accueillent plus que 27% des étudiants.
    Le nombre d'étudiants pour 1.000 habitants reste encore très timide. La moyenne ne dépasse pas encore les 9,2%. Reste qu'un grand effort a été fourni depuis le début des années 70 où le pays comptait seulement un étudiant pour 1.000 habitants.

    . Recherche scientifique:
    C'est dans les années 1950 que les premiers noyaux de la recherche scientifique ont commencé à prendre forme. Il y a eu d'abord la création de l'Institut National de la Recherche Agronomique et de l'Institut Scientifique Chérifien notamment.
    L'Université a été créée à partir de 1958 et l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques chargée de l'élaboration, du financement et de l'évaluation des programmes de recherche, en 1993. Reste qu'un demi siècle après, la situation n'a guère changé. Une enquête effectuée par le CNCPRST (Centre National de Coordination et de la Planification de la Recherche Scientifique et Technique), en 1997, avait dressé un bilan désolant.
    Il ressort qu'il n'existe qu'un seul chercheur pour 2.000 habitants. Ce ratio est encore plus faible quand il s'agit des chercheurs travaillant dans l'entreprise. La rigidité des textes complique la situation. Ainsi, la mobilité des enseignants-chercheurs entre les universités et les entreprises est quasi impossible.
    Pour ce qui des équipements et appareils, le scénario est encore plus désolant. Sur un échantillon de 3.174 appareils utilisés par les laboratoires recherche des universités, 4 à 16% sont constamment en panne. S'y ajoute le manque d'entretien du matériel scientifique lourd. Ainsi, le pourcentage de matériel hors service varie, selon les établissements, entre 45 et 100%.

    Malika EL JOUHARI

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