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    Les calculs de M. Souris

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    Les anciens Chinois avaient coutume de verser à leur médecin une mensualité aussi longtemps qu'ils étaient en bonne santé. Ils suspendaient les versements pendant les périodes où ils étaient malades. Ainsi le médecin avait intérêt à préserver ses clients en bonne santé et à les guérir au plus vite s'ils tombaient malades. Partant de là, M. Jean-Paul Souris (dans son ouvrage "La maintenance, source de profit"), cherche à appliquer le même principe à l'industrie.
    Pour lui, l'entreprise doit aussi tenir compte du coût de la non-maintenance qui est en fait non apparent. Dans le même ouvrage, M. Souris a présenté plusieurs façons d'estimer le coût de la non-maintenance. L'entreprise doit évaluer tout d'abord le niveau de production qui correspond à "zéro défaillance". C'est une situation de référence. Ensuite, elle doit estimer, dans le cas où elle ne prendrait pas le décision de maintenir le coût des dommages, les pertes de productions ainsi que les charges qui y sont induites.

    Parmi les coûts de la non-maintenance, figurent le manque à gagner dû à l'arrêt des machines, les incidences sur l'image de marque de l'entreprise, les retards de livraison et, par conséquent, le risque de refus de la marchandise par le client...
    Par contre, le coût direct de la maintenance porte sur des frais apparents et donc plus faciles à évaluer. Il s'agit par exemple d'une facture de réparation, du prix d'une pièce de rechange où des frais de personnel affecté à la maintenance...
    Toutefois, ces charges ne nous renseignent pas vraiment sur le coût réel de l'arrêt des machines. Le coût direct de la maintenance ne représente que la partie visible de l'Iceberg, est-il indiqué. C'est pourquoi l'entreprise qui sous-traite la maintenance doit déterminer des objectifs clairs avec son fournisseur, surtout en termes de coûts indirects lié à la maintenance. La baisse du temps de fonctionnement d'une machine au-dessous d'un certain seuil est un indicateur pour procéder à son renouvellement.

    Hicham RAÏQ

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