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    Entreprises

    Les Brasseries vont lancer l'eau de Coca-Cola

    Par L'Economiste | Edition N°:238 Le 11/07/1996 | Partager


    Les Brasseries du Maroc visent la certification ISO 9002 d'ici la fin du siècle et mettent en place une stratégie de diversification.


    La Société des Brasseries du Maroc (SBM) est l'une des plus vieilles sociétés marocaines (1919). Elle comporte 4 sociétés, dont deux sont cotées en bourse, Les Brasseries du Maroc proprement dites, et Branoma (Brasseries du Nord Marocain). Les deux autres entreprises sont les Brasseries de Tanger et Sotherma. Cette dernière exploite la source de Sidi Harazem et est détenue à 33% par SBM, à 17% par la BNDE, le reste étant détenu par la société Aïn Berda. Le groupe SBM emploie 2.200 personnes plus 400 saisonniers.

    L'année 1995 a été pour la SBM l'année de la reprise en main par la SNI, elle-même privatisée. C'est ainsi qu'à l'automne 1995, M. Hamid Bouidar, un ancien de l'ONA, a été nommé à la tête du groupe des Brasseries. Mission: dynamiser un groupe qui va devoir affronter la concurrence internationale sur son propre marché, tant pour les bières que pour le soft-drink.
    "1995 a été une bonne année aussi bien pour les boissons gazeuses que pour la bière", indique M. Hamid Bouidar, directeur général. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 1,15 milliard de DH (hors toutes taxes et droits, lesquels représentent entre 30 et 50% du prix du produit livré au consommateur). Le chiffre d'affaires est partagé à égalité entre les bières et les soft-drinks, en particulier les boissons du catalogue Coca-Cola. Le CA de 1995 est en hausse de 25% par rapport à l'année 1994. Le bénéfice net de 1995 a été de 139 millions DH, soit 34% de plus qu'en 1994. Ce sont les bières et les effets d'échelle qui expliquent une hausse des bénéfices plus forte que celle du CA.

    En dépit du volume, le CA des Brasseries est saisonnier: la moitié se réalise pendant l'été pour les soft-drinks, d'où la lourdeur des stocks de l'entreprise. "1996 a mal commencé pour les BG (BG: boissons gazeuses, en jargon du métier) parce qu'il a fait froid cet hiver, mais les ventes repartent bien", explique M. Bouidar qui compte sur une hausse de 12,5%. Pour l'heure, les soft-drinks atteignent difficilement ce chiffre. "Les bières, en revanche, ont crû à plus 30% déjà". Mais cette branche inquiète l'état-major du groupe qui redoute "les évolutions politiques". La croissance des bières, il la voit donc à l'export et avec des versions sans alcool. Un contrat est en négociation avec la Libye, pour la marque Crown, une bière sans alcool. "Après on verra pour le Moyen-Orient". SBM s'estime très compétitive à l'export et pense sortir la Crown à 1,50DH la canette de 33cl.

    Côté BG, la SBM va "tuer" ses marques propres, malgré l'attachement affectif que la maison leur porte: La Cigogne, Judor.... Elles ne représentent qu'un pourcentage très faible des ventes, lesquelles sont dominées par le catalogue Coca-Cola. La firme multinationale vient de reconduire pour cinq ans son contrat avec la SBM, mais après des négociations qualifiées de "difficiles" par l'état-major des Brasseries. En principe, ce contrat sera reconductible pour cinq autres années. La SBM va embouteiller et commercialiser une eau minéralisée et gazéifiée de la gamme Coca, en canettes. Comme pour la bière, l'enjeu des BG est celui de la compétitivité et de la qualité.

    Les ressources humaines sont donc la première "bataille "de M. Bouidar, qui a légèrement remanié les équipes de direction et créé une direction qualité confiée à M. Rachid Gzali. La formation est aussi inscrite comme élément stratégique et les Brasseries comptent y investir 3 millions de DH cette année.

    Côté politique sociale, le nouveau directeur veut développer l'accession à la propriété. Les Brasseries du Maroc, affirme M. Bouidar, ont en réserve 30 millions de DH qu'elles vont utiliser dans le cadre d'une convention avec le CIH, pour des prêts individuels d'un montant de 120.000DH, avec un taux d'intérêt de 5% et une très longue durée de remboursement. Le programme, monté par M. Mohamed Mellouk, ancien responsable des ressources humaines, a démarré en mai 1996. Environ 800 demandes de prêts ont été déposées dont 89 ont déjà été satisfaites.

    Badra BERRISSOULE


    Petits pas hors des boissons

    "Les Brasseries du Maroc ne veulent pas rester otages des métiers traditionnels", annonce M. Hamid Bouidar. Le groupe tâte donc des métiers adjacents. Premier créneau, une unité d'emballage, qui s'occupera aussi, à terme, des bouchons et des boîtes. Un investissement de l'ordre de 10 millions de DH y sera consacré. Un contrat d'assistance est prévu avec la filiale anglaise de Carnaud-MetalBox.

    Le groupe veut créer une nouvelle malterie pour remplacer l'ancienne et développer la fabrication du malt à partir de l'orge, même importé. Utilisé à 40% pour les besoins de la SBM, il pourra aussi être exporté.
    Troisième axe de développement, mais qui n'est encore qu'une idée: la confiserie, destinée aussi à l'exportation. Les matières premières sont les mêmes (céréales, amidon, sucre, sirop...). Les Brasseries du Maroc entreraient ainsi dans la fabrication de produits tels que les bonbons, les biscuits...

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