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    Les banques prêtes pour le passage à l'an 2000

    Par L'Economiste | Edition N°:656 Le 09/12/1999 | Partager



    · "Tous les détails ont été étudiés", affirment les banquiers
    · Les guichets fermeront le 31 décembre
    · Aucune simulation n'a encore été effectuée entre les banques locales


    "Nous sommes prêts pour le passage à l'an 2000", s'accordent à dire les banquiers qui cherchent à rassurer leurs clients. En effet, et à une vingtaine de jours avant l'échéance tant redoutée, la fièvre monte chez les gens bancarisés. Ces derniers se font du souci pour leur argent et ont peur d'avoir de mauvaises surprises au lendemain du nouvel an. Mais, contrairement à ce qu'on aurait pu penser, le phénomène de retraits massifs d'argents n'a pas été observé. Du moins jusqu'à maintenant. En revanche, dans certains pays occidentaux, les gens se bousculent devant les guichets pour retirer leur argent afin d'éliminer tout risque de perte.
    Les banquiers assurent avoir effectué toutes les démarches pour pouvoir faire face au fameux Bug. Les actions entreprises par ces structures se ressemblent dans leur globalité. Encore le risque zéro n'existe pas.
    "Mais on a tout prévu dans le moindre détail", affirment plusieurs banquiers.
    En fait, la difficulté du bug est qu'il touche à tous les programmes. Il faut faire l'inventaire de toutes les composantes qui peuvent être concernées par ce problème. Mais ce ne sont que les logiciels, qui font appel à des dates dans le traitement, qui nécessitent une correction. "Dès lors, il s'avère que le risque est limité", prétendent des banquiers.
    Pour sa part, M. Hakim Benmansour, responsable de la Direction de l'Organisation et de l'Industrie à la BMCI, souligne que sa banque s'est mise, avec l'appui de la BNP (maison mère), à se préparer au bug depuis 1998 jusqu'en juillet 1999. "Nous avons procédé à des corrections avant d'effectuer des tests unitaires et ensuite des tests d'intégration", explique-t-il en ajoutant que même des tests à l'échelle mondiale comprenant tout le groupe BNP se sont effectués avec succès. "Mais si la BNP nous a donné des outils pour travailler, elle ne manquait pas de contrôler les travaux réalisés. De plus, on a défini un plan de continuité qui a été validé par un cabinet français", observe M. Benmansour. "Mais ce qui nous a vraiment facilité la tâche, c'est qu'on avait déjà des dates de manière ordinale", ajoute-t-il.
    De son côté, M. Boubker Jaï, directeur général-adjoint à la BCM, indique que l'établissement s'est penché sur le problème du bug depuis 1997. "Nous avons décidé que toutes les conversions des programmes soient réalisées par une équipe externe et que juste les tests soient effectués en interne. Des tests unitaires et globaux ont aussi été effectués. "Des techniciens ont été formés pour réactualiser les connaissances de nos développeurs sur les nouvelles versions des logiciels".
    Au Crédit du Maroc, la préparation au bug a nécessité une année de travail. "Tout le secteur bancaire a mis les bouchées doubles, plusieurs programmes ont même été gelés à cause de cette opération", indique M. Ahmed Rahou, directeur général de Crédit du Maroc.
    S'agissant des fournisseurs, les banquiers assurent que des simulations ont été réalisées avec les fournisseurs et les clients (entreprises et professionnels). "Les particuliers, eux, sont hors du danger", précisent-ils.
    De plus, des communications permanentes sont prévues avec les fournisseurs durant tout le week-end qui suit le 31 décembre, jour au cours duquel tous les guichets seront fermés. Sécurité oblige.
    Par ailleurs, si les banques affirment s'être préparées au passage à l'an 2000, il n'en demeure pas moins qu'aucune simulation n'a été effectuée entre les banques locales. Pourtant, les structures bancaires n'ont pas ménagé l'effort de simulations avec leurs partenaires étrangers.


    Coût gardé secret

    La plupart des banques interrogées ont esquivé la question relative au coût des travaux réalisés pour la réadaptation de leur système informatique. La préparation au passage à l'an 2000 a, pour la majorité, coïncidé avec une opération de restructuration et, dès lors, il leur est difficile d'évaluer le montant exact de l'opération, argumentent-elles.

    Rafik IKRAM



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