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Affaires

Les ambitions du groupe CCGT au Sénégal

Par L'Economiste | Edition N°:1726 Le 16/03/2004 | Partager

. Réhabilitation de terres agricoles, travaux hydroagricoles, carrières, fabrication de tuyaux en béton, BTP… les grands chantiers en cours . Le management du Consortium a été décoré par le président WadeAprès Air Sénégal, BMCE Bank, Chaâbi… c'est au tour du Groupe Tazi (CCGT), Consortium pour canalisations, granulats et travaux de donner un exemple concret à la coopération Sud-Sud au Sénégal. Pour preuve, le PDG du groupe, Youssef Tazi, vient d'être décoré par le président Wade. «Il s'agit d'une décoration de l'Ordre du Lion, soit la plus haute distinction de mérite de l'Etat du Sénégal décernée aux personnes étrangères», souligne Moha Ouali Tagma, ambassadeur du Maroc à Dakar. Et ce, au lendemain du lancement des travaux d'aménagement de terres agricoles (700 hectares) par CCGT Consortium dans la région de Matam, à 700 km à l'Est de Dakar et non loin de la frontière avec le Mali. Une opération qui s'inscrit dans le Projet de développement de la région de Matam (PDRM), menée par les autorités sénégalaises (voir notre édition d'hier). Pour le groupe, «la décoration est une consécration après 12 ans de travail en Afrique de l'Ouest, ce qui prouve que le know-how marocain peut très bien s'exporter en Afrique et devrait encourager les opérateurs économiques marocains à investir, notamment au Sénégal», ajoute Tazi. A rappeler que le groupe CCGT est également présent en Guinée depuis 1994.Après le Kassak, près de Saint-Louis et Matam, le consortium ambitionne de pérenniser ses expériences d'aménagement hydroagricoles et mener d'autres projets pour rendre des terres irrigables par des stations de pompage, canaux d'irrigation, surfaçage des terres, digues... Actuellement, la priorité est de contrôler le timing et de rationaliser la gestion des équipements, précise le management. Car la capacité et les équipements mis en place ne peuvent pas fonctionner sur plusieurs sites à la fois. Outre la réhabilitation des terres agricoles, le groupe marocain vient d'investir un autre créneau, celui de l'exploitation de carrières. «L'Etat sénégalais nous a accordé un terrain de 50 hectares à Thiès dans la région de Dakar et les autorisations sont déjà octroyées», souligne le PDG du Consortium marocain. Selon lui, ce projet est d'une grande importance, car il s'inscrit dans une politique environnementale de déplacement des carrières déjà existantes, dont certaines ont été fermées.Selon Ilyace Chtioui, directeur de CCGT Granulats, «la capacité de production de l'installation de concassage est de 400 tonnes/heure pour la production de granulats aussi bien pour les besoins du groupe en BTP que les particuliers». Mais au préalable, le gisement nécessite un investissement de l'ordre de 20 millions de DH pour la préparation du terrain et les ouvertures de fronts. L'objectif est de parvenir à une production de 400.000 tonnes par an.Dans la même logique de renforcement de sa position, le groupe brigue d'autres projets d'envergure. «Nous comptons bientôt installer une chaîne de fabrication de tuyaux en béton centrifugés et armés», confie Youssef Tazi. Un créneau où le groupe CCGT est le seul à investir au Sénégal. Dans un premier temps, l'investissement dans cette unité est évalué à quelque 25 millions de DH. L'unité sera opérationnelle une fois la carrière réhabilitée, ajoute le PDG du groupe. Pour l'heure, le Consortium s'attelle à poursuivre sa politique d'expansion en Afrique de l'Ouest, notamment dans le Mali et Sierra Leone. Des pourparlers sont en cours pour la mise en place d'infrastructures en assainissement et adduction en eau potable. «Nous sommes sur des projets concrets de routes au Sierra Leone et d'aménagement hydraulique au Mali», précise le management. Au Maroc, le groupe continue à mener des opérations dans le domaine de l'irrigation, l'eau potable, l'assainissement et la viabilisation. Parmi les principaux clients, les régies d'eau et électricité, les ORMVA, les concessions (gestion déléguée), les OST (organismes sous tutelle) ainsi que des privés.


Frein

Il est à noter que le Maroc et le Sénégal avaient signé un accord douanier pour promouvoir leurs échanges. Or, depuis que le Sénégal a paraphé un accord avec les pays de l'UEMOA (Union des pays de l'Afrique de l'Ouest), l'accord avec le Maroc est devenu caduc du côté sénégalais, soulignent des opérateurs économiques. Du coup, cela freine complètement la fluidité des échanges. Actuellement, les exportateurs marocains vers le Sénégal attendent que des accords soient signés avec l'ensemble des pays de l'UEMOA afin de rendre l'accord tarifaire et douanier opérationnel. Amin RBOUB

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