×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Les accidents se multiplient dans la baie de Sebta

    Par L'Economiste | Edition N°:2657 Le 22/11/2007 | Partager

    . Un cargo s’est échoué avec 56 tonnes de fuel à bordLe trafic maritime dans la zone du détroit de Gibraltar est de plus en plus intense. Les accidents se répètent et les menaces de pollution pèsent autant sur les côtes marocaines qu’espagnoles. Cette semaine, un cargo égyptien a donné les pires frayeurs aux écologistes et autorités compétentes. Ce dernier, en difficulté depuis le 16 novembre, a pu être évacué, mardi, après une grosse mobilisation des secours. Il transportait à son bord plus de 56 tonnes de fuel dans ses cuves. Fuel qui a été transvasé par mesure de sécurité. Seulement, il reste, selon la Marine espagnole, encore à récupérer une partie de la cargaison, soit 6.000 tonnes de bobines métalliques. Le bateau parti de la Libye voguait en direction de la Grande-Bretagne. Il s’est ensablé à un demi-mile de la côte de Sebta. Selon l’agence de presse espagnole EFE, il s’agirait d’une erreur de manœuvre de la part du commandant du bateau. Ce dernier ne disposait pas de cartes précises de la zone, nécessaires selon les règlements internationaux pour traverser le détroit. Le bateau mis en service en 1977 a déjà été sanctionné deux fois cette année, lors de son passage par le port d’Anvers. Une trentaine de défaillances lui auraient alors été notifiées par les autorités maritimes hollandaises. Le détroit constitue une zone à risques. Déjà en septembre dernier, il avait échappé à un désastre écologique. Le New Flame, bateau battant pavillon panaméen, était rentré en collision le 12 août dernier avec un pétrolier danois. Les 750 tonnes de fuel stockées dans les entrailles du New Flame faisaient craindre le pire, selon les médias espagnols. A noter que les collisions de bateaux en plein détroit ne sont pas rares: on en compterait une à deux par an dont certaines non sans danger. Rappelons que le détroit est traversé par plus de 100.000 bateaux par an. L’entrée en service du port TangerMed devrait assurer une croissance non négligeable de ce nombre, surtout les gros tonnages. Les accidents devraient eux aussi partir à la hausse si des mesures ne sont pas prises pour mieux contrôler le trafic. Depuis de nombreuses années, les voix ne cessent de s’élever, en Espagne comme au Maroc, contre les risques de collision dans le détroit et le manque de sécurité. Déjà en juillet 2000, la collision entre deux ferries avait fait 5 morts et 30 blessés, la plupart des MRE. En août 2001, une collision entre un ferry et un cargo espagnol avait provoqué d’importants dégâts matériels, précédé la même année de la mort d’un pêcheur suite au renversement d’un bateau de pêche par un ferry à la sortie du port de Tanger.De notre correspondant, Ali ABJIOU

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc