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    Société

    Lutte contre la corruption
    Transparency Maroc se dote d’un observatoire

    Par L'Economiste | Edition N°:2657 Le 22/11/2007 | Partager

    . Mission: Encourager les victimes du fléau à parler . Publication d’un rapport sur les élections législativesComme d’habitude, à la fin de chaque année, Transparency Maroc (TM) dresse le bilan sur la situation de la corruption au Maroc. La rencontre de cette année avec la presse, tenue hier à Rabat, a été marquée par la présentation officielle de l’Observatoire national de la corruption et de développement de la transparence au Maroc. Une structure nouvellement créée par l’association avec l’aide financière de l’ambassade des Pays-Bas au Maroc. Pour Azeddine Akesbi, secrétaire général de TM, la mission de l’observatoire est de collecter, traiter et promouvoir l’information sur la corruption, la gouvernance et la transparence. «Cela permettra donc la constitution d’une base de données sur ces thématiques qui sera mise ensuite à la disposition du public», souligne Akesbi. Le travail de cette structure ne sera pas limité uniquement à la collecte de l’information. Il s’agit en effet d’assurer une large diffusion des actions à travers tous les supports possibles. A ce propos, il faut signaler la publication du premier numéro de la revue Transparency News éditée par l’Observatoire. De nombreuses pages sont consacrées au dossier des élections législatives de septembre dernier. Ainsi, les responsables de TM sont revenus à la charge en présentant les grands axes de leur rapport d’évaluation sur le déroulement de ces élections. Ce travail a été réalisé conjointement avec la fondation Democracy Reporting International. Selon ce rapport, les élections du 7 septembre ont offert une image contrastée, marquée à la fois par des avancées positives et la persistance des «mauvaises pratiques». En effet, dans certains bureaux de vote, des manifestations de fraudes, d’utilisation des biens et les moyens publics par certains candidats ont été constatées. « Mais s’il y a eu au début des poursuites, les dossiers ont vite été classés», regrette Transparency Maroc. Pour Akesbi, ce type de comportement a pour conséquence une perte de confiance chez les électeurs et cela explique le très faible taux de participation (37%). Selon TM, des élections transparentes et intègres sont fondamentales pour la construction de l’Etat de droit. Mais ce projet ne peut aboutir que si la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont menées à terme. Certes, des progrès sont faits mais il reste du pain sur la planche. Car bien que le Maroc ait amélioré sa position dans l’indice de perception de la corruption en 2007, il y a du chemin à faire pour consolider cette «inflexion de tendance». Rappelons que le Royaume est passé de la 79e à la 72e place sur l’échelle des 180 pays.


    Cellule de soutien

    Dans le cadre de la mise en place de l’Observatoire, Transparency Maroc a créé une cellule de soutien et de conseil juridique aux victimes de la corruption. Cette structure a pour mission de recueillir les doléances des victimes du fléau et de les orienter devant la justice. Toutefois, les requêtes doivent être étayées par des arguments solides. Nour Eddine EL AISSI

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