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    Economie

    Les aberrations de la fonction publique

    Par L'Economiste | Edition N°:2166 Le 07/12/2005 | Partager

    . De nombreuses défaillances dans la gestion des RH. Fonctionnaires fantômes, faux documents…l’Administration reconnaît ses taresLes fonctionnaires sont dans la ligne de mire du gouvernement. C’est en tout cas un des principaux constats qui se dégagent de la réunion du Conseil supérieur de la fonction publique. Ce que le Premier ministre n’a pas dit et ne pouvait dire révèle l’ampleur des maux qui rongent la fonction publique et les complicités dans les tricheries. Outre les économies dégagées et l’allègement de la masse salariale, l’opération des départs volontaires a été aussi une sorte d’assainissement dans l’Administration. Certes, comme partout pareil, il existe des fonctionnaires qui triment dur et méritent par conséquent leurs salaires en fin de mois. Mais visiblement ce n’est pas le cas de tous. Parmi les candidats aux DVD, certains étaient malades ou dans l’incapacité d’exercer. Dans le lot, certains tricheurs ont produit de faux certificats pour convaincre les membres de la commission du ministère de l’Education nationale de valider leurs départs. Mais ce n’est pas l’unique bizarrerie. Comment expliquer que des fonctionnaires condamnés et purgeant leur peine en prison ont continué de recevoir leurs salaires tandis que d’autres sont partis à la retraite alors qu’ils recevaient toujours l’intégralité de leurs salaires? Il y a aussi le scandale des fonctionnaires fantômes révélé par L’Economiste, illustration suprême des multiples dysfonctionnements de l’Administration. Sans aller jusqu’à cautionner l’existence de systèmes parallèles qui profiteraient à des groupes de privilégiés, ces aberrations tiennent notamment à l’absence d’instruments de gestion des ressources humaines. Ensuite de la déconnexion de la paie du personnel avec la gestion des ressources humaines. En d’autres termes, «la Trésorerie générale du Royaume fonctionne en aveugle, une roue libre», pour reprendre les termes d’un haut fonctionnaire. Elle duplique le mois précédent sans informations récentes. Les employés décédés ou frappés d’interdictions ne sont pas signalés à temps. Il existe donc un décalage entre la paie et la situation administrative du fonctionnaire, affirme une autre source proche du dossier. Du coup, l’Administration perd beaucoup d’argent. Les ministres ne se sentent pas concernés par la problématique. A chaque discussion de la loi de Finances, ils se battent pour obtenir des postes budgétaires supplémentaires sans se soucier de la gestion de ressources existantes. C’est plus facile et payant politiquement.


    Une astuce contre les fantômes

    Une circulaire du Premier ministre organise la chasse aux fonctionnaires tricheurs. Pour cela, elle oblige les administrations à établir deux fois par an, à la fin des mois de mai et de novembre, des listes contenant les noms des fonctionnaires qui exercent effectivement. Se basant sur ces listes qui seront régulièrement actualisées, la Paierie principale des rémunérations (PPR) effectue en juin et en décembre des mandats individuels pour les fonctionnaires dont les noms ne figurent pas sur ces listes. Selon la circulaire, ces paiements dureront 3 mois, le temps que les responsables hiérarchiques soumettent à la PPR les raisons pour lesquelles ils n’ont pas introduit les noms des fonctionnaires en question. M. C.

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