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    L'énigme

    Par L'Economiste | Edition N°:400 Le 15/12/1998 | Partager

    LES hommes ne sont jamais maîtrisés, même dans les grandes entreprises les mieux organisées et les mieux équipées en outils de management sophistiqués. La gestion du personnel, devenue gestion des ressources humaines, GRH pour les initiés, ne doit pas faire illusion.
    Cette fonction essentielle de l'entreprise se penche sur les rémunérations, les protections sociales, les postes, les motivations. Il vaut mieux en avoir beaucoup que pas assez, car les hommes sont la clef du succès de l'entreprise.
    Tout le monde est d'accord sur le principe du moins. Mais en pratique, nos chefs d'entreprise, grande ou petite, restent encore très subjectifs dans le choix et le traitement de leurs hommes.
    Ceux-ci leur rendent bien comme l'explique les articles de ce numéro.
    Le comportement des hommes ne se laisse donc pas réduire ou maîtriser par la volonté de l'entreprise , bien ou mal gérée, et quoi qu'en croient les dirigeants. Car il s'agit d'individus calculateurs de leurs intérêts personnels et subjectifs en plus. Aucun manager ne peut préjuger de ce qui se passe dans leur tête, et leur comportement peut même aller à l'encontre de la politique de l'entreprise.

    En fait, il n'y a rien de plus compliqué qu'un individu, si ce n'est les relations entre les individus. Pour illustrer cela, l'auteur nous raconte une expérience significative, celle de la mort de la vieille dame dans un hôpital.
    Des managers réunis donnent de multiples interprétations, qui vont de la mort naturelle, au meurtre par un membre de sa famille qui veut empocher un héritage, à la faillite de la maison de retraite qui, faute de budget, a coupé le chauffage... Si ces hommes peuvent donner 12 versions d'un fait divers, ils peuvent en donner autant pour tout fait d'affaires, et donc prendre 12 décisions différentes .
    Car tout intelligents et rationnels, ce sont aussi des individus. Leurs analyses varient en fonction du moment et du groupe où ils se trouvent, et leurs comportements aussi.
    Les analystes essaient de comprendre ces insaisissables comportements des individus, découverts par hasard dans les années 1930. Il en est né une école des relations humaines, qui attirait l'attention sur la subjectivité des individus et des groupes, qui interfère avec les beaux modèles de management. Mais qui n'a jamais pu donner de recettes miracles.
    Les machines de production se perfectionnent, les techniques commerciales se développent, les outils de financement se multiplient, mais les individus restent l'énigme ultime du management.

    Khalid BELYAZID

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