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Politique

Législatives 2007
Laenser: «Oui, le PJD est fréquentable!»

Par L'Economiste | Edition N°:2607 Le 11/09/2007 | Partager

. Le MP 3e au podium après l’Istiqlal et le PJD . Des alliances en vue. L’Economiste: La majorité sortante conserve sa position dominante sur l’échiquier politique. Quelle lecture faites-vous de ce résultat? - Mohand Laenser: Ce résultat était, somme toute, prévisible, bien avant les élections. En dépit des sondages qui donnaient le PJD grand gagnant, nous ne prévoyons pas de grand changement du paysage politique. Le mode du scrutin adopté ne le permet d’ailleurs pas. Concernant notre formation, nous avons amélioré notre classement tout en perdant des sièges. Mais nous le savions: c’est le prix à payer pour la fusion. Au-delà de ces aspects, le fait marquant de ces élections demeure le manque d’enthousiasme des électeurs. Une des raisons de la désaffection réside, sans doute, dans l’élargissement de certaines circonscriptions, plus de 14.000 m2 pour certaines. L’autre faille a trait, à mes yeux, à un déficit de communication et d’échange avec les électeurs. Beaucoup ont encore une vision peu claire sur le rôle du parlementaire. Ils confondent parlementaire et élu local. Mais, globalement, et malgré des réclamations à droite et à gauche de certains candidats, le résultat est probant. De l’avis de tous, observateurs en tête, un net progrès sur le chemin de la transparence est réalisé par rapport à 2002. . L’on commence déjà à parler d’éventuelles alliances post-électorales. Quelles sont les configurations possibles? - A mon avis, une chose est sûre: il n’y aura pas de grands chamboulements de la composition actuelle. Les grands partis se retrouveront dans la prochaine formation gouvernementale. C’est le scénario le plus probable. . Et pour le MP, quels sont les partis fréquentables? C’est encore tôt pour en parler. Les discussions ne font que commencer. Pour l’heure, nous en sommes encore à des discussions internes. Ce qu’il faut noter, en revanche, c’est que le pôle haraki a, depuis 2006, conclu des accords avec de petites formations telles que le Parti du renouveau et de l’équité (PRE) ou encore le Parti de l’environnement et du développement (PED). Il y a aussi d’anciennes alliances qu’il ne faut pas oublier comme le Wifaq.. Le pôle haraki serait-il prêt à pactiser avec le PJD?- Cette question revient souvent. Je ne vois pas pourquoi ce serait exclu. Le PJD est un parti légal. Il joue le jeu de la Constitution. Je ne vois pas pourquoi on ferait preuve d’ostracisme contre cette formation. Nous n’avons pas d’a priori, ni contre le PJD ni contre qui que ce soit.


Le MP, toujours fort

. Le pôle haraki en position de force avec 41 siègesMohand Laenser, Mustapha Mechahouri, Essaïd Ameskane… Des ténors du pôle haraki ont raflé la mise dans les circonscriptions berbérophones et rurales. Mais, pas seulement. Le MP s’est également illustré dans le milieu urbain, même si l’image d’un parti paysan et berbérophone lui colle toujours. En tout cas, «cela ne correspond plus à la réalité», se défend-on au parti, en invoquant une implantation nationale. Les résultats du scrutin du 7 septembre corroborent cette lecture. Même le controversé Omar Bahraoui (cf.www.leconomiste.com) s’en est bien tiré à Rabat-Chellah, pourtant une des circonscriptions les plus difficiles. Idem pour Driss Sentissi qui a eu les faveurs des urnes à Salé Médina. Avec 41 sièges, dont 5 remportés par des femmes, le pôle haraki se retrouve, à l’issue du scrutin du vendredi 7 septembre, en position de force. Il vient juste après le PJD, grand favori de ces législatives (46 sièges) et l’Istiqlal en pole position (52 sièges). Au total, le mouvement populaire s’est présenté dans 90 des 95 circonscriptions locales. A la veille, la formation harakie tablait sur pas moins de 55 à 60 sièges. Avec cette cartographie, le MP compte renforcer sa présence avec notamment le come-back de militants du parti qui, faute d’accréditation, se sont présentés sous d’autres bannières. C’est le cas notamment de Mohammed Moubdi qui a décroché un siège sous la casquette SAP. A en croire des membres de la formation, il n’est pas exclu qu’il fasse sa déclaration de retour au bercail dans les jours à venir. Le front haraki mise aussi sur des alliances avec de petites formations. C’est le cas notamment du Parti de l’environnement et du développement (PED) de Ahmed Alami, ex-ministre de la Santé. Ou encore la formation de Chaquir Achehbar, connue sous l’appellation Parti du renouveau et de l’équité (PRE). Ces deux formations ont remporté respectivement 5 et 4 sièges. Du coup, la mouvance harakie se retrouverait bien renforcée. Sans oublier les éventuelles tractations avec des formations ayant réalisé des scores importants. D’ailleurs, dans une déclaration à L’Economiste, de Mohand Laenser, secrétaire général du MP, même le PJD serait fréquentable pour le pôle haraki. Propos recueillis par Khadija EL HASSANI

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