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Politique

Législatives 2007
Comment les ruraux ont sauvé le scrutin

Par L'Economiste | Edition N°:2607 Le 11/09/2007 | Partager

. Ils ont été 43% à voter . Seulement 30% de citadins. Le plus faible taux enregistré à Casablanca POUR un record, c’en est un. Le taux de participation à des élections législatives n’a jamais été aussi bas que lors du scrutin de ce 7 septembre. En effet, seulement 37% des électeurs ont fait le déplacement pour exprimer leurs voix. Un taux dans lequel certains observateurs voient le début de la concrétisation de la démocratie. En tout, ce sont 5,7 millions de Marocains qui ont voté contre 7,5 millions en 2002. En 1984, le taux de participation avait été officiellement de 67,43%. Huit ans plus tard (1992), il était descendu à 64%. En 1997, le taux de participation continue sa chute pour atteindre 57%. En 2002, il a été de 52%. Mais personne ne s’attendait à ce qu’il atteigne le niveau enregistré vendredi dernier. Chakib Benmoussa a certes reconnu que ses services s’attendaient à ce que «le taux de participation définitif ne soit pas à la hauteur de nos ambitions». Le taux de participation était l’un des enjeux majeurs du scrutin. En s’inscrivant encore à la baisse, il a ajouté un autre revers pour les 33 partis politiques en lice. Tout comme pour les autorités concernées puisque les résultats sont en deçà même des ambitions modestes affichées par le ministre de l’Intérieur. Ce dernier avait en effet déclaré deux semaines avant le scrutin: «J’espère que nous ferons mieux que les 52% de 2002.»Cependant, il faut faire une lecture inverse de ce taux. En d’autres termes, s’intéresser aux 63% d’électeurs qui n’ont pas jugé utile de faire un tour aux bureaux de vote. Ils ont ainsi pénalisé de nombreux candidats, notamment du bloc démocratique, et ouvert la voie à d’autres, notamment à ceux du PJD dont les électeurs, plus disciplinés, ont été accomplir leur devoir civique. Le corps électoral qui, en principe, devait participer aux élections législatives du 7 septembre, a été arrêté, à la date du 26 juin, à 15.510.000 électeurs, dont 1.553.000 nouveaux inscrits, après une révision exceptionnelle des listes électorales générales. Dans ce nombre définitif des électeurs inscrits, les femmes représentent 48,7% et les hommes 51,3%. La tendance est presque la même entre les milieux citadin et rural. Il a enregistré une augmentation de plus de 1.6 million de nouveaux électeurs, par rapport au corps électoral arrêté à l’occasion des élections législatives générales de 2002.Par région, le taux de participation le plus élevé à été enregistré à Oued Eddahab-Lagouira où 62% des électeurs ont fait le déplacement aux bureaux de vote. Viennent juste après la région de Guelmim-Smara avec 58% et celle de Laâyoune-Boujdour où l’on a enregistré un taux de 51%. Au moins dans ces trois régions du grand Sud marocain, les électeurs ont veillé à accomplir leur devoir. Dans la moitié nord du pays, les taux de participation oscillent entre 27% pour le Grand Casablanca et 42% dans le Souss-Massa-Draâ. La Région de l’Oriental a, quant à elle, enregistré un taux de 31%. On a également noté que le taux de participation a été beaucoup plus important en milieu rural qu’en milieu urbain. Il a ainsi été enregistré un taux de 43% dans les campagnes, contre seulement 30% dans les villes. Ce qui veut dire que la campagne n’a pas été affectée par le désintérêt de la chose politique. Tout au bonheur des partis traditionnellement implantés dans le monde rural. C’est le cas notamment du parti de l’Istiqlal et du Mouvement Populaire.Certains politologues expliquent le vote du monde rural par le jeu des alliances tribales: toute la tribu, ou douar, se fait un point d’honneur à aller voter. Surtout si le candidat est de la région. Contrairement à ce qui se passe en ville, le jour du scrutin est un jour particulier pour les ruraux. Un jour de fête en quelque sorte. Chakib Benmoussa dira, lui, qu’ «il est fort possible que la nature de l’électorat et les réalités du terrain font que les approches de proximité ont probablement une influence plus forte sur la mobilisation». Et c’est dans le monde rural que la mobilisation a été la plus forte. Probablement parce que ses citoyens ont tendance à accorder leurs suffrages aux personnes beaucoup plus qu’aux programmes. Mais cela ne veut pas dire que le taux de participation des ruraux a été plus élevé cette année. Au contraire, il a également enregistré une baisse par rapport aux législatives de 2002.Jamal Eddine HERRADI

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