×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Atlantic/Soirée Spécial Législatives
Décryptage du 7 septembre

Par L'Economiste | Edition N°:2607 Le 11/09/2007 | Partager

. Taux de participation, scrutin, coalitions… . Des dirigeants de partis décryptent les résultats des urnesUn talk-show digne des débats d’idées de grandes radios européennes. C’est du moins les témoignages de nombreux auditeurs de radio Atlantic qui a organisé une soirée Elections. La rencontre a surtout permis de décrypter les législatives, le mode de scrutin, le taux de participation et surtout les différentes tractations et coalitions prévisibles pour former un gouvernement. Le ton a été libre et les invités se sont prêtés à l’exercice radiophonique et au jeu des questions-réponses tout en assurant une interactivité avec les commentaires et réactions à chaud des auditeurs. Abdelouahed Souheil, dirigeant du PPS, Taha Balafrej, cadre de l’USFP, Mohamed Sajid, maire de Casablanca et cadre de l’UC, Lahcen Daoudi, numéro 2 du PJD ou encore Mohand Laenser, ministre de l’Agriculture et SG du pôle haraki, ont commenté chacun la position de leur parti et leur appréciation du scrutin. D’emblée, Lahcen Daoudi a martelé à qui veut l’entendre que: «Le PJD est la première force du pays!» Pour lui, en termes de nombre de voix, c’est le PJD qui arrive en tête du classement. Peu après, il nuance: «L’Istiqlal est 1er en termes de nombre de sièges et selon le mode de scrutin, j’en conviens». Une lecture qui ne fait pas l’unanimité, surtout auprès des représentants du PPS et de l’USFP. Selon le dirigeant du PPS, Abdelouahed Souheil, incontestablement, la campagne électorale a été accompagnée d’un certain nombre de réformes. Il cite notamment la loi sur la composition de la Chambre des représentants, le seuil des 6%, la loi sur les partis… Sur le même registre, le Pr Abdelmounaïm Dilami, président d’Eco- Médias, a tenu à préciser que la campagne a connu une liberté de choix avec de véritables programmes. Et de préciser qu’il n’y a pas eu de raz-de-marée. Preuve en est que la société marocaine s’est installée dans une logique pluraliste.A propos du faible taux de participation, le n°2 du PJD est catégorique. Il l’attribue surtout à la mauvaise gestion de l’Administration territoriale. Selon lui, «il n’y a pas de doute, la gestion des cartes d’électeurs a été une catastrophe. L’administration locale assume une grande part de responsabilité. A en croire Daoudi, plusieurs électeurs n’ont pas eu leur carte. Ce qui explique au moins 10 à 15% d’abstentions. Pour sa part, le SG du MP, Mohand Laenser, s’est plutôt réjouit des résultats en général et ceux de son parti en particulier (43 sièges) quoique qu’il juge les prestations du MP en deçà des attentes. Laenser a même analysé la nouvelle cartographie politique. Selon lui, à coup sûr, le paysage politique restera le même. Sauf que l’abstentionnisme pèse. Pour Laenser, le fait que le vote soit libre explique en partie cette attitude envers les urnes. Selon lui, dans de grandes démocraties comme la Belgique, le vote est obligatoire. «L’abstention y est réprimée par la loi belge». Le taux d’abstention a été vivement décrié par l’USFP. C’est la formation qui en a le plus pâti (37 sièges contre 50 en 2002). Pour Taha Balafrej, «l’abstentionnisme a joué en notre défaveur».En revanche, Balafrej est allé un peu plus loin dans la lecture du nombre de sièges de son parti. Selon lui, l’USFP a été le bouc-émissaire d’un matraquage médiatique relayé par une certaine presse et des chaînes TV de l’Orient. Pour lui, plusieurs facteurs expliquent l’abstentionnisme (technique, politique, social…). L’enjeu aujourd’hui est d’expliquer l’intérêt de l’acte de voter. Une tâche complexe, consent-il. C’est dire l’urgence d’un effort et une vision dès aujourd’hui pour les échéances de 2012. Aux yeux de Dilami, si 80% des électeurs ont retiré leur carte d’électeur, cela sous-entend qu’ils sont conscients des enjeux des élections et se considèrent concernés par la politique. «A mon sens, leur abstention est un message politique qu’il va falloir décrypter». Mais une chose est sûre, poursuit-il, il y a un déficit en communication avec une partie non négligeable des citoyens. Par ailleurs, le président d’Eco-Médias a rappelé que la campagne électorale a été très plate et dénuée de polémiques. Même les programmes sont restés focalisés sur les orientations générales de l’Etat, des concepts abstraits... Par ailleurs, Taha Balafrej revient sur les résultats de la Koutla. «Les résultats de l’USFP sont pour nous perçus dans un ensemble qui est la Koutla. Le front des alliés fait un bon score», tient-il à préciser. Et d’ajouter: un pacte a été scellé bien avant les élections pour la poursuite des chantiers avec une nouvelle génération de réformes. Le cadre socialiste ne manque pas de critiquer le discours de Lahcen Daoudi et à travers lui, celui du PJD: «A vous entendre, on dirait que le PJD monopolise la vertu. Vous n’êtes pas les seuls à lutter contre la corruption», a-t-il asséné.Autre formation qui s’est distinguée: l’Union constitutionnelle (UC) qui a remporté 27 sièges. Selon Mohamed Sajid, ce qui explique le taux d’abstention, c’est surtout le choix du timing. Le 7 septembre est inapproprié. Il coïncide avec le retour des vacances, la rentrée scolaire, Ramadan… Autre volet de la rencontre, les coalitions et tractations qui ont déjà commencé entre plusieurs formations. Le fait marquant aura certainement été la déclaration de Souheil du PPS. Ce dernier n’a d’ailleurs pas mâché ses mots: un rapprochement entre son parti et le PJD relevait de l’impossible. Il en veut pour preuve: l’incompatibilité et le manque de cohérence des deux projets de société, des valeurs et visions des deux formations. Pour sa part, Lahcen Daoudi était franc. Selon lui, sa formation n’a pas encore été approchée. «On est encore dans le brouillard». Daoudi n’exclut pas que sa formation rentre au gouvernement, mais encore faut-il qu’on la sollicite. «Nous attendons que le Premier ministre soit nommé», tient à préciser le n°2 du PJD. L’alliance PJD/Istiqlal n’est pas exclue. Théoriquement, c’est possible, avance-t-on. «Nous ne fermons pas la porte. Mais tout reste en fonction des alliances et de la plate-forme de travail», insiste Daoudi. Souheil estime, pour sa part, que la majorité sortante est disponible pour repartir et continuer le même train de réformes. Autrement dit, reconduire le scénario de la Koutla à laquelle se grefferont le MP et le RNI, voire l’UC, si… affinités. «L’enjeu aujourd’hui est d’expliquer l’intérêt de l’acte de voter. C’est dire l’urgence d’un effort et une vision dès demain pour les échéances de 2012«S. B. & A. R.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc