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Entreprises

L'Economiste derrière les guichets de Wafabank

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

Pendant deux jours, les dirigeants de Wafabank ont reçu tour à tour les journalistes de L'Economiste. Stratégie, réalisation mais aussi échec: rien n'a été tabou. Flash-back sur la vie du groupe.


Comme les «Lions de l'Atlas», M. Abdelhak Bennani, président directeur général de Wafabank, est certainement en train de se préparer pour «France 98». Ce n'est pas pour aller fouler le Grand Stade de France ou les autres arènes qui abriteront les empoignades des footballeurs. L'objectif n'est pas le même. Il s'agira bien sûr de supporter l'équipe. Mais, pour un grand manager, ces manifestations sportives ne sont-elles pas un cadre idoine pour consolider des relations ou initier des affaires? Pour la petite histoire, c'est en 1982, lors du Mondial espagnol, «que j'ai avancé les premières propositions aux banques espagnoles, à l'époque actionnaires majoritaires d'Uniban», confie M. Bennani.
Depuis, ce qui n'était qu'une petite banque familiale appelée CMBC (Compagnie Marocaine de Banque et de Crédit) est devenue un pilier du système financier local. Elle a pris du poids et est en train de digérer tranquillement la banque espagnole dont les responsables de l'époque devaient certainement penser à une de ces blagues ravageuses qu'affectionne tant le patron de Wafabank pour mettre en confiance ses interlocuteurs.
Les dirigeants du Groupe ont pourtant toujours vu grand et joué les précurseurs sur plusieurs domaines. Ce rôle de pionnier peut être expliqué par cette constatation de M. Mohamed Bennani, directeur général-adjoint chargé de la Direction du Groupe Marché des Capitaux: «Les préjugés pèsent sur le comportement des gens et peuvent étouffer les initiatives». La banque a combattu cette tare.

Dans le principe, les innovateurs l'ont ainsi souvent emporté sur les frileux. Pour ce faire, il fallait toujours expliquer, convaincre et, au besoin, imposer à ces derniers les idées à mettre en exécution. Illustration: l'installation des guichets automatiques introduits pour la première fois au Maroc par Wafabank. Il y avait des résistances à l'intérieur même du groupe, rappelle M. Bennani. A l'époque, «certains de nos confrères nous prenaient pour des fous», souligne-t-il. Pour cause: ces détracteurs estimaient que l'environnement n'était pas préparé à ce service, invoquaient les risques de vandalisme ou le manque de confiance de la clientèle. Vieille histoire. Actuellement, les guichets font partie du paysage urbain et la carte magnétique un produit bancaire basique.

Ecoute et réactivité


Cette incursion dans la monétique constitue un des tournants dans l'histoire de l'institution. Le véritable déclic remonte cependant au changement de la raison sociale, en 1986. La CMBC est devenue Wafabank et les différents services réunis dans un siège neuf et imposant, environ trois ans plus tard. Les responsables ont adopté un positionnement clair basé sur la notion de fidélité et une identité visuelle très nette. La nouvelle image est mise en exergue par une politique de communication tous azimuts. Dans un contexte d'encadrement du crédit, l'image représentait un puissant atout pour la concurrence
Ce message de modernité devait toutefois être confirmée par la qualité des produits et services. En émergeant au troisième rang du secteur bancaire (BCP exclue) la banque semble bien avoir répondu à cette attente. A ce jour, les fonds propres avoisinent 1,8 milliard de DH contre 74 millions en 1976. Le cours boursier a flambé. Le secret de cette réussite: «des compétences, du suivi-contrôle et une politique générale», soulignait le PDG dans une interview accordée à L'Economiste(1).

Il précisait que «les deux premiers éléments sont endogènes, se préparent et se cultivent, alors que le troisième requiert une adaptation en permanence à l'environnement, de l'écoute et de la réactivité». Ces propos étaient tenus à la veille de l'ouverture du capital au public, un événement qui constitue un autre signe de la volonté du groupe d'anticiper sur les mutations de l'environnement. L'activité trading (Wafa Trade) constitue l'un des rares désagréments de la banque.
Le groupe financier bâti par feu Moulay Ali Kettani continue toutefois d'afficher un gros appétit. M. Bennani croit en la spécialisation et aux établissements de crédit de très grande dimension. Après Uniban, il n'a pas voulu révéler sa cible pour le prochain Mondial. Mais une chose est sûre: Wafabank ne voudra pas lâcher prise pour la conquête d'une des deux premières places du secteur bancaire.

Alié Dior NDOUR

(1) Voir L'Economiste N° 55 du 26/11/92.

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