×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Le torchon brûle entre les architectes et les promoteurs privés

Par L'Economiste | Edition N°:949 Le 02/02/2001 | Partager

. La Fédération Nationale de l'Immobilier s'élève contre la fixation des honoraires des architectes à 5% du montant des travaux. Les architectes qualifient le pourcentage “de minimum réglementaire” et affirment vouloir assainir les métiers de constructionRien ne va plus entre la Fédération Nationale de l'Immobilier (FNI) et l'Ordre National des Architectes. Le nouveau contrat type élaboré par les architectes, en application depuis le 15 janvier dernier, a soulevé un tollé chez les promoteurs privés. Le contrat fixe les nouvelles orientations de l'Ordre en matière de réorganisation interne et définit le montant des honoraires de ses membres. C'est ce dernier point qui est à l'origine de la colère des promoteurs. Les architectes demandent un pourcentage de 5% minimum du montant des travaux toutes taxes comprises. “C'est illégal. Ce montant viole la libre application des prix, une des clauses de la loi régissant les architectes et celle sur la concurrence”, proteste M. Rachid Jamaï, président de la FNI. “C'est un minimum réglementaire. Lorsque nous aurons des promoteurs dont l'intérêt personnel vient après l'intérêt général, à ce moment-là, nous serons face à de vrais professionnels”, affirme M. Azzedinne Nekmouche, président du Conseil régional du centre des architectes. Et d'ajouter: “En plus, le contrat n'a pas une vocation d'honoraires, mais vise la remise à niveau de la profession pour obliger tous les intervenants à agir dans la transparence”. La FNI estime que ce pourcentage sera revu à la hausse si la TVA est incluse. La part des honoraires des architectes passera à 7%. Pour la FNI, ce prix dépasse de loin la moyenne des prix pratiqués par la profession. “Les projets sociaux sont exonérés de TVA”, répond M. Nekmouche. A travers leur contrat, les architectes veulent mettre un terme aux pratiques frauduleuses qui entachent les métiers de construction. Il s'agit de réhabiliter l'image de l'architecte. “Ce dernier a été longtemps utilisé en tant que moyen pour obtenir l'autorisation de construire. Le privé a tiré la profession vers le bas, car les honoraires sont constamment revus à la baisse”, poursuit M. Nekmouche. L'objectif a été tracé: l'architecte devra jouer son rôle de garant de l'urbanisme.Les promoteurs ne l'entendent pas de cette oreille. Ils envisagent même de saisir la justice pour obtenir gain de cause. La Fédération estime que “dans les grands projets où la recherche d'économie est une exigence, l'augmentation de ce taux conduira inévitablement à une hausse des prix qui sera en définitive imposée au consommateur final”. Le nouveau système des architectes est jugé “démagogique et contre-productif”, car il ne permettra pas la réalisation des objectifs en termes de résorption du déficit actuel en logements, estimé à un million d'unités. Selon la FNI, la polémique a commencé à Fès où “l'application d'un contrat a tourné à la bataille rangée”. Le Conseil régional de cette ville aurait imposé aux promoteurs un taux minimum de 3%. Après plusieurs réunions entre ces deux intervenants et le département de l'habitat, une convention attestant la liberté de négociation des honoraires a été signée. “Mais les architectes sont passés à la vitesse supérieure en mettant en application le contrat au plan national avec un taux presque deux fois plus élevé”, poursuit la FNI. La Fédération refuse “d'être mise devant le fait accompli” et assure “n'avoir jamais été invitée à la concertation”. Elle demande aux architectes “de renoncer à leur décision et se déclare prête à toute discussion sur des bases nouvelles”. “Faux! Les promoteurs ont été consultés”, répond M. Neckmouche. “Le contrat est entré en vigueur le 15 janvier, mais la formule finale ne sera arrêtée que le 15 février après l'introduction des remarques des intervenants”, assure-t-il. D'ailleurs, le Conseil du centre continue de recevoir des amendements.En fait, la nouvelle du contrat a circulé bien avant son application. Selon M. Nekmouche, elle aurait même créé “un traumatisme chez les spéculateurs”. “Les promoteurs étaient au courant. La preuve est que près de 620 dossiers ont été déposés à l'Ordre avant le 15 janvier”. Objectif: échapper à la nouvelle réglementation.Nadia LAMLILI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc