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Affaires

Bourse: Les institutionnels ont capté les signaux de l'argentier du pays

Par L'Economiste | Edition N°:949 Le 02/02/2001 | Partager

. Mais ils demandent du concret dans les plus brefs délais. Le gouvernement fera des cadeaux, mais demandera des comptesAprès quelques hésitations, les différents opérateurs du marché commencent à reconsidérer leurs positions sur le plan de relance de la Bourse. «A la première lecture, nous étions un peu déçus, mais lorsque nous avons analysé plus en profondeur les mesures prises par le ministre des Finances, nous nous sommes rendu compte de leur importance». C'est la réponse quasi unanime des gestionnaires de fonds et institutionnels interrogés sur les dernières déclarations de M. Fathallah Oualalou. L'optimisme est de mise, mais il est assaisonné d'une dose d'attentisme. Le rôle des zinzins sur le marché financier n'est plus à démontrer. La relance de la Bourse est tributaire de sa réconciliation avec ces investisseurs. Le plan de sauvetage de Oualalou a intégré cette donnée et a prévu d'apporter «les améliorations nécessaires au dispositif réglementaire relatif à la politique de placement des institutionnels». Pour les inciter à reconsidérer l'investissement en bourse, l'autorité de tutelle se dit ouverte à toute proposition des professionnels en engageant une réflexion sur la fiscalité de l'épargne en général. L'argentier du pays a redonné espoir en annonçant que, s'il le faut, «une révision du dispositif fiscal actuel est envisagée». Cela n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Les assureurs, en la personne de M. Hamza Kettani, président de la Fédération, affirment leur intention de revenir très bientôt vers la Bourse. Toutefois, ils demandent à ce que la machine aille vite et que des mesures plus concrètes et plus détaillées soient prises très rapidement. «Le facteur temps est très important», est-il souligné. M. Oualalou aurait-il réussi à atteindre son objectif? Trop tôt pour l'affirmer. Professionnels et Ministère des Finances vont travailler ensemble pour mettre en place un dispositif réglementaire qui préserve la rentabilité de l'épargne investie. Ces textes devront en outre permettre de s'assurer que ladite épargne est investie dans des actifs conformes à l'horizon de placement. L'objectif final est d'inciter les institutionnels à investir l'épargne mise entre leurs mains dans des supports d'investissement à moyen et long termes. Autrement dit, le gouvernement accordera des «carottes», mais en contrepartie il demandera des comptes et des précisions sur la manière dont a été placée l'épargne en général et l'épargne collective en particulier. Les responsables devront s'atteler à mettre sur pied des méthodes de valorisation des actifs gérés par les institutionnels. Ces derniers devront désormais distinguer les placements en fonds propres de ceux issus des assurés, cet argent devant être placé d'une manière conforme à la durée de l'assurance.Les annonces de Oualalou concernant la nouvelle politique d'intervention du Trésor sont très bien perçues par les zinzins. «Le Trésor a pris conscience qu'il était dangereux de continuer à pomper tout l'argent dont il a besoin sur le marché national», est-il indiqué. Son retour sur les places étrangères est donc très applaudi.


Gestion active

Jusque-là, la bourse souffrait d'une gestion passive des institutionnels (assurances, caisses de retraite...). Ce sont des poids lourds du marché financier. Ils représentent plus des deux tiers de l'investissement en actions et s'attribuent 50% du montant global de toute offre publique de vente. Ils ont donc une grande responsabilité vis-à-vis du marché. Dans toutes les bourses du monde, ils jouent le rôle de régulateurs. Ils interviennent de manière active et continue. Les zinzins nationaux affirment en être conscients et demandent que l'environnement juridique et fiscal aille dans le sens de cette gestion active des portefeuilles. Hanaâ FOULANI

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