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Affaires

Pour skier, il vous faut 10.000 DH

Par L'Economiste | Edition N°:949 Le 02/02/2001 | Partager

. La station de Loukaïmden est présentée comme la première station de ski de toute l'Afrique. Le domaine skiable s'étend sur 33 hectares. Six téléskis pour vous transporter au sommet du Jbel LoukaïmdenPour skier, il vous faut une combinaison de ski, des lunettes de protection, un casque, des chaussures de ski, des gants, des bâtons et... un écran total. Le tout vous coûtera la bagatelle de quelque 10.000 DH. Si vous n'avez pas les moyens de vous acheter l'équipement nécessaire, vous pouvez le louer sur place à 150 DH la journée. Encore faut-il que vous ne soyez pas un néophyte. Dans le cas contraire, vous ne pourrez vous passer des services d'un moniteur. A la station, on en dénombre une trentaine, prêts à louer leurs services pour 50 DH l'heure.Comme tout autre sport, la durée de l'apprentissage dépend des capacités physiques de chacun. Quelques heures peuvent parfois s'avérer suffisantes pour se maintenir en équilibre, monter l'un des six téléskis de la station, emprunter une descente et manoeuvrer quelques petits virages. Dans tous les cas, vos chutes seront nombreuses. Une grande souplesse est exigée. “On enregistre beaucoup d'accidents comme les fractures et les entorses”, explique Redouane Zouina, responsable des remontées mécaniques.Le domaine skiable s'étend sur 33 hectares et est situé sur les versants de Jbel Loukaïmden à des altitudes comprises entre 2.650 et 3.273 m sur lesquels sont aménagés et balisés 25 km de pistes skiables de différents degrés de difficulté. Loukaïmden est présentée comme la première station de ski de toute l'Afrique.L'enneigement en année moyenne varie entre 100 et 120 jours et permet une saison de ski étalée de la mi-décembre à la mi-avril. La sécheresse qui a sévi l'an dernier a toutefois réduit la saison à quelques semaines seulement. Pour pratiquer ce sport, les skieurs ont à leur disposition six téléskis mis en service entre 1968 et 1991 et un télésiège installé en 1963. La gestion de ces remontées mécaniques est assurée par l'ONEP. Pour l'Office qui n'a rien à voir avec la montagne, cette gestion est un vieil héritage (voir article page suivante). Les responsables de ce dernier ont décidé en 1999 de mettre à l'arrêt le télésiège sur recommandation d'une étude confiée par l'ONEP à la Cetursa (société espagnole gestionnaire de la station de ski de la Sierra Nevada). Les responsables de l'Office indiquent que “le rapport précise que l'état de vétusté avancé de cet appareil le rendait non conforme aux exigences de sécurité”.Cet arrêt n'était pas sans conséquences sur l'activité touristique dans la station. L'ensemble des opérateurs affirment que leur chiffre d'affaires avait chuté de près de 50%.Une bonne nouvelle a toutefois été annoncée lors de la journée d'information tenue la semaine dernière par l'ONEP(1). Le nouveau télésiège, qui sera installé après la saison d'hiver(2), sera fonctionnel en novembre prochain.


L'appel d'offres pour la concession de la station dans six mois

. L'étude pour établir le cahier des charges est bouclée. Des opérateurs internationaux ont effectué des visites de prospectionC'est dans près de six mois que l'appel d'offres international pour la concession de la gestion de la station de ski de Loukaïmden devrait être lancé, affirme M. Mohamed Ed-daoudi du bureau d'étude Orsia associé au Canadien Secor(1). “Notre rapport est quasi terminé et il ne manque plus que la validation du Ministère de la Privatisation”. Les deux cabinets se sont vu confier, en octobre 2000, l'étude sur la concession de la station.L'objectif premier de cette mission est de définir les potentialités de Loukaïmden afin d'établir le cahier des charges de l'appel d'offres”, explique M. Alain Godeau de Secor. M. Ed-daoudi précise que deux scénarios sont envisageables: faire de Loukaïmden une station à renommée régionale ou internationale. “Nous nous acheminons toutefois vers cette deuxième option. Loukaïmden devra atteindre sa vitesse de croisière dans près de 10 ans”, précise-t-il.Autre élément sur lequel a porté l'étude: la définition de la clientèle. “Celle-ci sera toujours à majorité marocaine”.En attendant le lancement de l'appel d'offres, plusieurs opérateurs touristiques canadiens, espagnols et suisses ont effectué des visites de prospection à la station. “L'investissement total pour la relancer se chiffrera en millions de Dollars. De gros calibres internationaux pourront s'intéresser à cette opération”. Le statut du gestionnaire n'a pas encore été arrêté. Plusieurs formes sont possibles. M. Ed-daoudi en cite trois: société privée, syndicat de communes ou association entre un organisme public et un opérateur privé.M. Alain Godeau prévient toutefois quant aux risques d'une opération bâclée. “Les actions prises auparavant pour la promotion de Loukaïmden n'étaient qu'un simple bricolage et ont mené à l'échec. Il faut un véritable professionnalisme pour réussir cette nouvelle entreprise”.De leur côté, les membres d'une association de géologues basée à Marrakech attirent l'attention sur la nécessité de respecter l'environnement de la station. “La vallée de Loukaïmden et ses environs abritent des gravures et peintures rupestres, dont certaines remontent à l'an 3.000 avant J.-C. et qu'il faut sauvegarder”. Cette richesse pourrait permettre le développement de nouvelles activités. . Une première concession en 1963De 1966 jusqu'à nos jours, c'est l'ONEP qui assure les remontées mécaniques de la station de ski. Pour l'Office, il s'agit d'un vieil héritage. “Ce n'est pas notre métier de base ni notre spécialité”, explique M. Berrada, directeur d'Exploitation à l'Office. Une première expérience pour la concession de la gestion de la station a été initiée en 1963. “Les Ministères des Travaux Publics et de la Jeunesse et des Sports avaient confié, après appel à concurrence et pour une durée de trois ans, la gestion des remontées mécaniques à un privé”, rappellent les responsables de l'ONEP. Et d'ajouter: “Ce n'est que suite aux défaillances constatées dans cette gestion qu'elle nous a été confiée”. A.M.

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