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    Le spectacle clés-en-main lancé par Primordial

    Par L'Economiste | Edition N°:9 Le 29/12/1991 | Partager

    Les grandes villes du Maroc s'animent une à deux fois par an à l'occasion de spectacles organisés soit par des associations, des centres culturels ou des clubs de danse.Aujourd'hui, le public marocain devient de plus en plus exigeant et aspire à des spectacles internationaux de qualité.Ainsi, Primordial, créée en Avril 1991, est la première entreprise au Maroc de production de spectacles internationaux qui prétend satisfaire ce besoin, malgré les difficultés rencontrées à l'occasion du premier spectacle.


    LORS de mon étude de marché et de faisabilité, j'ai observé au Maroc un besoin de spectacles qui n'est ni satisfait, ni en cours de satisfaction", déclare M. Gil Diliego, Directeur de la Société Primordial.
    Selon lui, la production et l'organisation des spectacles doit être une activité laissée à de véritables professionnels car le spectateur marocain devient de plus en plus exigeant.
    "J'ai fondé Primordial parce que j'ai toujours été attaché aux questions caritatives, c'est-à-dire humanitaires". ajoute-t-il.

    Promotion de l'enfance


    En effet, créée au mois d'Avril 1991, la Société a pour principale activité la production de spectacles destinés à la promotion de l'enfance.
    A cet égard, M. Diliego bénéficie d'un protocole d'accord avec l'Association "le Grand Atlas", dont le contenu fixe un certain nombre d'obligations, notamment la réalisation de huit spectacles annuels pour l'exercice 1992.
    A chaque spectacle, environ 75% du bénéfice réalisé est destiné à cette promotion.
    Le spectacle est entièrement financé par Primordial, l'Association "Le Grand Atlas" n'intervenant que dans la distribution du produit. Parallèlement à cette activité, la Société est, selon l'expression de M. Diliego, "à la disposition de toute entreprise et organisme, personne physique ou morale, susceptible de me contacter pour lui réaliser un spectacle".
    La Société peut également s'occuper de ce que l'on appelle le placement d'artistes internationaux ou nationaux dans des hôtels, et éventuellement vendre des espaces publicitaires pour "couvrir les frais".
    Pour M. Diliego, "organiser un spectacle international au Maroc nécessite environ 600 à 650.000 DH de dépenses". Celles-ci comprennent le coût du "plateau", le transport et le séjour des artistes, les cachets qui sont souvent prohibitifs, la location de la sonorisation (qui a coûté pour le premier spectacle environ 130.000 DH) et la médiatisation du plateau qui demeure très coûteuse. M. Diliego met en relief un autre élément, celui des invitations "institutionnelles". Globalement, elles représentent à peu près 7%.
    Ainsi, sur 5.200 entrées au Complexe MohammedV, les invitations représentent environ 6 à 6,5%. Au Palais des Congrès de Marrakech, sur 1.200 places on peut compter à peu près 12% d'invitations.

    Par ailleurs, pour réussir un spectacle, qui demande environ sept semaines de préparation, "il faut parfaitement le médiatiser", dit M. Diliego.
    En effet, les artistes internationaux qui composent un plateau ne sont pas toujours connus au Maroc.
    Très souvent, "on constate une espèce de décalage temporel entre la situation actuelle de l'artiste et sa pénétration sur les marchés extérieurs", ajoute-t-il.
    Ainsi, le premier spectacle produit par la Société Primordial, sous le thème "Maroc au cur", réunissait des artistes inconnus du public marocain.
    Ce spectacle a été réalisé dans une situation "totalement déficitaire".
    Il a eu un double échec. D'abord au niveau de la recette, dans la mesure où le spectacle a attiré peu de monde, et ensuite au niveau de la lenteur des procédures administratives.
    En effet, toute manifestation se produisant au Maroc doit être assujettie à une autorisation de l'autorité locale.
    Si celle-ci est accordée avec retard, elle peut entraver la médiatisation et la promotion d'un spectacle.
    Pour ce qui est des recettes, M. Diliego considère que l'on est obligé d'adapter le coût du billet au besoin sinon au pouvoir d'achat du spectateur. "Et on s'aperçoit que même avec un taux de remplissage important, autours des 90-95%, la seule recette du spectacle ne suffit pas et on est condamné à la sponsorisation. On est donc dans une situation d'interdépendance de partenaires qui exigent des contreparties qui sont très souvent des contreparties publicitaires", renchérit-il.

    Fini les banderoles de Kermesse


    Il s'agit, aussi d'espaces publicitaires qui se présentent sous forme d'écrans mobiles, placés sur scène, et sur lesquels sont projetés des spots publicitaires, à l'aide d'un système d'impression digitale. Ces contreparties publicitaires permettent la présence des marques de produits dans l'enceinte des lieux du spectacle. Il s'agit, selon M. Diliego, "d'une publicité intra-muros".
    Par ailleurs, il met en relief un autre élément entravant son travail, celui du téléphone. "Je suis presque la seule entreprise de production de spectacles au monde qui ne dispose pas de téléphone".
    M. Diliego est actuellement titulaire de deux lignes mais, n'a pu bénéficier d'un transfert demandé depuis le mois de Décembre 1990.
    Enfin, pour l'année 1992, la Société Primordial réalisera un festival de musique marocaine dans une ville française à forte démographie nationale.
    Ce spectacle de la musique marocaine sera destiné au public maghrébin qui est, selon M. Diliego, "placé dans une situation d'isolement culturel".
    Ce festival aura également pour but de promouvoir le Maroc en France, "pour faire passer le bon message du Maroc en France".
    Egalement, la Société, pour l'année 1992 et dans le cadre de la promotion de l'enfance, produira son prochain spectacle avec le même plateau d'artistes, uniquement sur Casablanca. "J'en prend le risque", conclut M. Diliego.

    Meriem OUDGHIRI.

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