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    Economie

    Le projet de budget sous la loupe du Parlement

    Par L'Economiste | Edition N°:752 Le 21/04/2000 | Partager

    . La généralisation de la promotion interne exceptionnelle coûtera 1,6 milliard de DH par an pour un montant global de 5,2 milliards de DH sur trois ans et demi

    La Commission des Finances et du Développement Economique démarre demain l'examen du projet de budget 2000 présenté par M. Fathallah Oualalou quatre jours avant en séance plénière devant la Chambre des Représentants. Le ministre de l'Economie et des Finances a planté le décor macroéconomique du texte avec les principaux indicateurs. Le taux de croissance s'établira à 3%, l'inflation ne dépassera pas 2,5%, le déficit serait de 1,5% du PIB. L'épargne nationale continuera de se renforcer et le taux d'investissement atteindra près de 25% du PIB. Pour les dépenses, elles s'élèvent globalement à 65 milliards de DH (+6,6%). Même progression (6%) des dépenses de fonctionnement (33 milliards de DH). Celles du personnel atteignent 21,9 milliards de DH (4%). Cette hausse prend en compte les répercussions de la création de 17.453 postes budgétaires dont la moitié seront affectés à l'Education Nationale afin d'accompagner la réforme de l'enseignement. Quant aux dépenses d'investissement, elles atteignent 12,9 milliards de DH (en progression de 41%). L'enveloppe consacrée à l'investissement public a été corrigée à la suite du Conseil des Ministres puisqu'elle était de l'ordre de 13,3 milliards de DH auparavant. Autre dépense contraignante, la dette publique: près de 18,6 milliards seront engloutis dans cette rubrique.
    Quant aux recettes, elles atteignent 60,4 milliards de DH, soit une hausse de 13,6%. Selon M. Oualalou, les principales rubriques de recettes ne connaitront que de faibles variations (2,5% en moyenne), à l'exception des postes suivants. Avec un montant de près de 6,2 milliards de DH, les recettes des droits de douane marquent une baisse de 9%. Celles de la privatisation totalisent 2,85 milliards de DH, soit une hausse de 63%. Elles proviennent exclusivement de l'ouverture du capital de Maroc Telecom. Les recettes au titre du produit des monopoles et exploitations de l'Etat s'élèvent à 10,4 milliards de DH, soit une hausse de 105%.
    Dans son intervention, le ministre est revenu sur la lutte contre la sécheresse et la solidarité avec le monde rural. Une phrase a retenu l'attention: "Notre pays est rural et non agricole".
    Au moment où se terminait la première réunion gouvernement-syndicats pour désamorcer la grève générale annoncée pour ce 25 avril, l'argentier du Royaume a rappelé le geste fait aux fonctionnaires. Il s'agit de la généralisation de la promotion interne exceptionnelle dont avaient bénéficié en premier les employés de l'Education Nationale. Le coût de cette mesure s'élève à 1,6 milliard de DH par an, pour un montant global de 5,2 milliards de DH sur trois ans et demi.
    Autre mesure en direction des fonctionnaires, l'accès à la propriété des logements sociaux. En effet, les fonctionnaires dont le salaire mensuel ne dépasse pas 3.600 DH peuvent bénéficier d'une avance sans intérêt de 10% de la valeur immobilière totale du logement. Ce montant ne doit pas excéder 15.000 DH. Le financement de cette opération sera assuré par les réserves constituées à partir du prélèvement de 2% sur le budget d'investissement.

    Mohamed CHAOUI

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