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    Economie

    Le portefeuille bancassurance de la BCP aiguise les appétits

    Par L'Economiste | Edition N°:756 Le 27/04/2000 | Partager

    . Le projet de création d'une filiale d'assurances par le groupe BCP devrait entraîner une nouvelle reconfiguration du secteur

    . Aryg, partenaire de la Banque à travers la CNIA, est amené à revoir ses cartes


    LE projet de création d'une filiale d'assurances par le groupe BCP pourrait conduire à une nouvelle reconfiguration du secteur des assurances. C'est connu: le partenariat que la Banque a réussi à développer avec la CNIA constitue une des réussites dans le domaine de la bancassurance. La série des produits "Addamane" aura contribué fortement à réaliser cet objectif. A lui seul, Addamane Chaâbi, un produit de retraite pure, totalise plus de 100.000 adhérents pour un chiffre d'affaires dépassant 140 millions de DH, et des réserves mathématiques d'un peu plus d'1 milliard de DH!
    Officiellement, la BCP n'a pas encore rompu avec la filiale du groupe Aryg. D'ores et déjà, des opérateurs convoitent ce portefeuille évalué entre 250 et 300 millions de DH. D'aucuns considèrent que cette nouvelle donne peut amener le groupe Aryg à revoir sa position par rapport au marché marocain. Cela doit permettre par la même occasion à des assureurs locaux de renforcer leurs positions. Les conjectures foisonnent quant aux candidats qui pourraient saisir cette nouvelle opportunité. Parmi les noms qui circulent figure notamment celui du groupe Wafa Assurance.
    Reste le sort de la CNIA. La Bancassurance contribue à près du quart environ à son chiffre d'affaires. Le groupe d'assurances et de réassurances bahréni avait misé 28 millions de Dollars pour racheter la compagnie lors de sa privatisation. Le portefeuille bancassurance avait été déterminant à cet effet. Les équipes bahrénies avaient parié notamment sur les atouts de la CNIA dans le domaine de l'assurance-vie (19% de parts de marché), mais elles ne savaient sans doute pas que la BCP avait son propre "projet assurance" dans les pipes.

    Assainissement des comptes


    Dans le sillage des regroupements qu'a connus le marché l'année dernière, les responsables ont réitéré à plusieurs reprises leur volonté de rester indépendants. «Nous sommes convaincus de nos possibilités de croissance en interne», a affirmé il y a quelques mois M. Nasser Mohamed Al Nowais, président du groupe. Aryg doit maintenant s'adapter à cette nouvelle situation.
    Avec un chiffre d'affaires de 846,9 millions de DH (résultats 1999), la CNIA détient aujourd'hui une part de marché de 9%. A première vue, cela peut paraître un handicap par rapport aux tailles affichées aujourd'hui par Axa Assurances Maroc (21,1%) ou Al Wataniya/RMA/Alliance Africaine (23,8%). Le projet BCP ne pouvait pas plus mal tomber pour l'assureur. Après sa privatisation, la CNIA avait entamé un important programme qui donnait la part belle à une réorganisation et surtout à l'assainissement des comptes. Les résultats n'ont pas tardé: en 1998, la compagnie a réalisé des bénéfices, quoique modestes, pour la première fois depuis sa privatisation.

    Mohamed BENABID

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