×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Le Plan d’action 2005 du tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:1940 Le 18/01/2005 | Partager

. Finalisation et début d’exécution des plans de développement régionaux. Une nouvelle grille des redevances aéroportuaires depuis le 15 janvierLe plan de développement du tourisme entre dans la deuxième moitié de son échéancier. Maintenant que les «chantiers de rupture» sur le produit sont avancés, il faut accélérer le reste. Les assises sont, de ce point de vue, un excellent exercice de planification. Dans le plan d’action 2005 présenté à Ouarzazate, l’accélération de la cadence des réalisations des stations du plan Azur et le lancement des plans de développement régionaux, les fameux PDR, sont les deux grosses priorités concernant le produit. Les actions de promotion des stations Azur vont passer à la vitesse supérieure. Le ministère du Tourisme, en partenariat avec le magazine «Economie & Entreprises» organise les 28 et 29 avril prochain à Marrakech une conférence internationale sur l’investissement et le financement. Les PDR (une sorte de déclinaison régionale d’infrastructures support à la vision 2010) existent déjà pour trois régions dont Casablanca qui avait présenté son contrat-programme il y a six mois. Le ministère s’est engagé pour la signature et le début d’exécution (c’est l’expression utilisée) des PDR de Casablanca, Fès et Agadir cette année. Les plans de Tanger et de Tétouan seront finalisés alors que commencera l’élaboration de ceux de Ouarzazate, Zagora, Tafilalet et Rabat.Mais l’inconnue qui pèse sur la réalisation de ces plans de développement régionaux est le financement. Qui prendra en charge ces investissements? Les communes ou le gouvernement? Tant qu’on n’aura pas répondu à cette question, ces plans resteront de beaux schémas techniques, sans plus. Le ministre du Tourisme s’est par ailleurs engagé à accélérer l’adoption du projet de loi relatif à l’immobilier locatif à vocation touristique, tel que cela avait été convenu au dernier Comité stratégique en décembre 2004. Il a aussi promis de pousser à la clarification du régime juridique du time share, une activité qui doit reconquérir la confiance des clients, très méfiants à cause d’affaires d’escroquerie qui s’y sont multipliées. Dans le transport aérien, Karim Ghellab en compagnie de son équipe, était venu à Ouarzazate avec un bilan bien garni. Là aussi, il parle de rupture, l’expression à la mode. Ce qui est sûr, c’est que sa politique de «libéralisation encadrée» et le démarchage de compagnies étrangères pour l’exploitation des liaisons point à point, se sont traduits dans la fréquentation de la destination en désenclavant les pôles touristiques. Elle a aussi permis de crédibiliser l’autorité de régulation. . Paris-Marrakech détrône Casa-ParisMais l’un des effets collatéraux de la suppression de certaines barrières à l’entrée dans le ciel marocain est palpable à Marrakech. La route Paris-Marrakech est aujourd’hui la liaison aérienne la plus fréquentée du Maroc. Cette ligne a détrôné le mythique Casa-Paris avec un trafic de 600.000 clients l’an dernier. La vraie rupture dont parle Karim Ghellab arrivera avec la conclusion de l’accord d’open-sky que le Maroc va négocier avec l’Union européenne à partir du 10 février prochain. Une fois signée, cette convention fera sauter toutes restrictions liées aux conditions de nationalité et de droit de trafic qui figurent dans les accords bilatéraux. Pour le Maroc, cela signifie plus d’accessibilité et pour le client, des prix plus compétitifs. En tout cas, le ministre du Transport et de l’Equipement espère convaincre les Européens de conclure avant la fin de l’année. . L’ONDA fait sensationA Ouarzazate, l’ONDA (office national des aéroports) a fait sensation en annonçant une baisse spectaculaire des redevances aéroportuaires et des taxes qu’il prélève sur chaque passager (Le détail de la nouvelle grille tarifaire est consultable sur son site web à l’adresse www.onda.ma.)Si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence, a promis son directeur général, Benhalou, sous le regard approbateur de son ministre de tutelle. Les baisses vont de 50 à 100% selon les cas.Le budget de promotion est, à l’heure actuelle, un des maillons faibles de la politique de crédibilisation de la destination sur le marché international menée depuis trois ans. Là où ses concurrents misent des centaines de millions d’euros, le Maroc ne peut aller au-delà de 350 millions de dirhams (34 millions d’euros) pour «contraintes budgétaires». L’effort représente 1,02% de recettes brutes rapportées par le secteur en 2004. Cela représente trois fois moins que la recommandation de l’Organisation mondiale du tourisme (3% des recettes annuelles). Pour l’instant, pas question de se disperser. La promotion institutionnelle et les opérations de cobrading seront concentrées sur quatre marchés qualifiés de stratégiques: l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni. «On n’ajoutera de marché que si nous avons de l’argent supplémentaire», précise le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Adil Douiri. Le ministre insiste aussi sur la nécessité de regarder de l’avant et de ne pas relâcher l’effort sur les marchés les plus dynamiques, dont la France d’où viennent 47% des arrivées internationales (un touriste sur deux). En volume, le poids du marché français est de 1,15 million de touristes étrangers. La demande de séjours de week-end se développe alors que le taux de retour, notamment à Marrakech, est très élevé. Le gros de la demande française est composée d’une clientèle que les stratèges marketing rangent dans la classe A-B+). Le panier moyen par séjour se situe entre 700 et 900 euros, analyse Radouane Reghayi, délégué de l’ONMT (office national marocain du tourisme). Mais attention, prévient-il, «la compétition est impitoyable et la concurrence mondiale se joue sur une offre de 17points supérieure à la demande». Il faut donc continuer l’encerclement des prospects et maintenir l’effort de promotion, ajoute-t-il. Le délégué de l’Office du tourisme en France a une formule choc: «Il ne faut surtout pas brider le cheval», faisant probablement allusion au gel du budget de promotion sur le marché français. L’ambition affichée est d’arriver à un milliard de dirhams dans cinq ans, en espérant une réforme de la taxe de promotion touristique (TPT) dont le produit est curieusement déconnecté de la croissance de son assiette, c’est-à-dire, les nuitées (18% l’an dernier).


Un privé à la tête de l’observatoire

. Il sera proposé par la Fédération du tourisme. Mission de la structure: Assurer la veille du secteurLe secteur du tourisme a désormais son observatoire. Celui-ci réunit à la fois le ministère du Tourisme, l’ONMT, la Fédération nationale du tourisme, la FNIH, la FNAVM et le syndicat des transporteurs. Pour rappel, la création de cette structure vient en application des dispositions de l’accord-cadre et son accord d’application, signés par le gouvernement et la Fédération nationale du tourisme les 10 et 29 octobre 2001. Ses objectifs et missions sont multiples. L’observatoire aura, entre autres, à collecter et analyser l’activité touristique. De même, il sera chargé de fixer des normes en termes de coûts d’investissement et d’exploitation. Une démarche pour permettre une visibilité aux investisseurs et une vulgarisation des normes et usages de la profession, notamment à destination des bailleurs de fonds. Dans la pratique, l’observatoire, qui a le statut d’association à but non lucratif, sera logé au ministère du Tourisme pour assurer un démarrage rapide. Ce dernier mettra à contribution ses ressources humaines, techniques et financières pour la réalisation des premières études. «La structure se veut un outil neutre,» a souligné Adil Douiri, ministre de tutelle. Une convention sera signée d’ici la fin du mois pour régir les relations entre l’observatoire et le ministère. A noter que le président de l’association sera issu du secteur privé et proposé par la Fédération nationale du tourisme. L’entité disposera d’un Conseil d’administration composé de représentants du privé et du public. Sur le plan financier, outre les moyens mis à disposition par la tutelle, l’observatoire devra collecter des fonds auprès du secteur privé.Reste maintenant à se mettre au travail pour sa concrétisation. Abashi SHAMAMBA

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc