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    Le nouveau départ de l'Institut des Télécommunications

    Par L'Economiste | Edition N°:486 Le 15/04/1999 | Partager

    · La libéralisation des télécoms a décuplé les perspectives d'emplois
    · Des programmes révisés dès la prochaine rentrée


    · Besoins du marché: 1.000 ingénieurs dans les cinq ans
    Heureux les étudiants de l'Institut National des Postes et Télécommunications (INPT)! Jamais leur école n'a été aussi sollicitée depuis deux ans. La libéralisation des télécommunications a sonné
    comme un big-bang pour cet établissement et "les élèves-ingénieurs savent qu'ils ont une chance en termes de perspectives d'emploi", confie le directeur de l'Institut, M. Mohamed Abdelfattah Charif Chefchaouni. Contrairement aux lauréats des universités, l'angoisse du chômage ici on ne connaît pas: avec l'effervescence autour des télécoms, les débouchés sont garantis pour les cinq prochaines années, se réjouit le directeur. Selon les estimations des opérateurs du secteur, les besoins du secteur se chiffrent à un millier d'ingénieurs télécoms durant cette période, et l'Institut n'en sort qu'une cinquantaine par an pour l'instant. L'objectif est de passer rapidement à 70 ingénieurs, précise-t-il.
    L'INPT a multiplié des partenariats avec des équipementiers qui lorgnent le deuxième réseau GSM: Ericsson et Nortel ont conclu des conventions et, dans quelques jours, Nokia va les imiter. Mais le directeur de l'école précise qu'ils n'ont pas de préférence. Nortel a même offert à l'Institut un réseau-pilote (station) GSM qui est actuellement en phase d'installation. La majorité des stages des élèves-ingénieurs en troisième année se déroulent actuellement chez les équipementiers et, signe des temps, près de 40% des projets de fin d'études ont trait au GSM. Le reste concerne tout aussi des sujets branchés tels qu'Intranet et Internet.
    Dans un domaine où les évolutions technologiques se font à grande vitesse, le contenu de l'enseignement est crucial. C'est pour coller aux tendances que les programmes vont être revus dès la rentrée
    1999/2000, avec un renforcement de la part des disciplines sociales. L'objectif est de former "un ingénieur qui soit capable de décider, ayant une capacité de synthèse et un esprit critique".


    Comment y accéder


    Trois voies d'entrée sont possibles: L'accès en première année est ouvert aux élèves des classes préparatoires après réussite au concours national des grandes écoles, aux candidats titulaires d'un Certificat Universitaire d'Etudes Supérieures Mathématiques ou Physique-Chimie dans la limite des 20% des places, soit 10 places pour des centaines de candidats.
    Il y a possibilité d'accéder directement en deuxième année, mais ouverte aux ingénieurs d'applications qui ont trois ans d'expérience professionnelle et aux titulaires d'une maîtrise en sciences mathématiques ou physique. Dans les deux cas, il faut franchir le cap du concours et, pour les premiers, justifier de deux mentions.
    Ce sont surtout les profils des facultés des sciences techniques (FST) qui réussissent mieux dans le cursus. Depuis 1994, l'INPT forme des ingénieurs d'Etat. La durée des études est de trois années, avec pour la dernière année un stage de quatre mois et un projet de fin d'études.

    Abashi SHAMAMBA

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