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Entreprises

Le mariage Samir-SCP consommé

Par L'Economiste | Edition N°:537 Le 25/06/1999 | Partager

· La SCP n'existe plus, elle est désormais fondue dans la nouvelle entité Samir qui est née le 24 juin

· 9 actions Samir contre 10 SCP

· La société est organisée autour de "centres de profit"


"La raison sociale Samir reste, mais la société change de ce qu'elle était", annonce M. Abderrafie Menjour, président de la Samir, qui tourne avec la fusion-absorption toute une page de sa vie. La cérémonie qui a fait suite à l'assemblée générale extraordinaire du 24 juin entérine la naissance à une nouvelle entité Samir. Il s'agit d'une des plus grosses opérations de fusion-absorption que le Maroc ait connue.
Samir, nouvelle version, est organisée en "centres de profit". Cette organisation comprend un directeur général assisté par un staff appelé "corporate center" et trois départements organisés en "centres de profit": l'approvisionnement et le raffinage, le marketing et l'exploration et la production du pétrole et du gaz.
L'organisation tient compte de ce qu'il y a de mieux dans les deux sociétés. Le conseil d'administration du 7 juillet prochain mettra la touche finale à l'organisation en plaçant les hommes-clés de cette nouvelle entité.
D'un point de vue juridique, la fusion Samir-SCP a eu lieu par absorption de la SCP. Les apports de cette dernière ont eu lieu sous forme d'augmentation du capital de la société Samir pour un montant de près de 1,2 milliard de DH, prime de fusion comprise. D'une manière concrète, cette augmentation de capital se traduira par une offre publique d'échange des actions SCP par les actions Samir nouvellement créées, à raison de 9 actions Samir contre 10 SCP. L'opération s'étalera jusqu'en septembre. Les statuts eux ont déjà été mis en harmonie avec les dispositions sur la loi sur les sociétés anonymes.

"L'ensemble nouvellement constitué disposera d'une surface financière plus importante, d'un rating ou d'un crédit supérieur et des moyens de gestion et de commercialisation requis pour l'expansion globale du groupe", précise M. Menjour qui voit l'avenir sereinement. Les capitaux propres sont de plus de 3,3 milliards de DH pour un chiffre d'affaires de plus de 8,5 milliards. Sa capitalisation boursière atteindra les 9 milliards de DH, ce qui en fait l'une des premières cotes de la place.
Côté industriel, le nouvel ensemble disposera aussi d'une capacité globale de raffinage de près de 8 millions de tonnes à même de satisfaire près de 95% de la demande qui a crû de 4% en 1998.
L'intérêt de la fusion est la recherche de synergies nouvelles et les atouts sont nombreux. Le groupe fusionné sera à même valoriser les métiers liés à l'exploitation pétrolière, à la production, au stockage et conditionnement du gaz et s'inscrit déjà dans le développement de nouveaux produits et standards de qualité.
De plus, la taille du nouvel ensemble élèvera le seuil d'accès au marché national du fait d'une plus grande dimension capitalistique du secteur. Celui-ci affiche un taux de croissance de 4% en 1998, à l'exception du fuel qui recule de 2%. Ce recul tendanciel du marché du fuel dû principalement à la baisse de la consommation par l'ONE n'est cependant pas perçu comme un problème. "La nouvelle entité disposera d'un marché plus global en termes de portefeuille de produits et de zones géographiques, qui rentabilise l'investissement de conversion et augmente la flexibilité de l'offre de produits", souligne M. Menjour.

La taille de la nouvelle entité joue à tous les niveaux et l'organisation favorise une meilleure allocation des moyens. Reste à savoir comment va être intégré l'ensemble du personnel de la SCP. Après le départ des retraités et celui de ceux qui rejoignent la société Salam Gaz détenue à 50% par la nouvelle entité Samir, il restera tout au plus 120 personnes. D'un point de vue pratique, les locaux de la Samir ne sont pas prêts à accueillir autant de monde. Il faudra par conséquent faire le bilan après les départs en retraite Samir pour analyser les besoins logistiques.
La fusion permet aussi aux deux raffineries de mieux se préparer à la déprotection douanière en 2002.


Qui est Corral?


Depuis son arrivée au Maroc, la société suédo-saoudienne Corral est restée très discrète. Elle s'est en définitive cantonnée au secteur à travers lequel elle a fait connaissance avec le pays et ce, après sa tentative avortée de se lancer dans l'immobilier dans le projet Attacharouk. Corral est une société à 100% saoudienne spécialisée dans le raffinage et la distribution de pétrole. Ses deux principaux pôles d'activité se trouvent en Suède et au Maroc.
Elle produit 500.000 barils/jour. La société est présente à travers un réseau de 550 stations-service en Scandinavie et environ 200 en Hollande.


Les projets d'avenir


A peine la fusion entérinée et comme annoncé par le management de la Samir, la nouvelle entité entame son programme d'investissement. Les projets devraient être opérationnels d'ici au maximum 5 ans. L'enveloppe est de 500 millions de Dollars et les perspectives d'investissement de l'ordre de 300 millions de Dollars en partnership, notamment dans les domaines de la production électrique, la pétrochimie et l'industrie gazière... Ils devraient être réalisés pour 50% à partir des fonds propres et le reste par les moyens classiques (bancaires).
D'ores et déjà, plusieurs projets ont été clairement identifiés. Parmi eux figure notamment le fameux projet d'hydrocraking qui date déjà de 1994. Il permet la conversion des résidus lourds par hyrdrocraking. Les études préliminaires indiquent qu'un hydrocraker de 1,5 million de tonnes par an de charge et des installations annexes s'intègre parfaitement dans la raffinerie.
Le projet d'isomérisation de l'essence légère permettra d'améliorer l'indice d'octane de ce produit. Cela contribuera également à faciliter son exportation comme base essence à un prix plus intéressant que celui de la Naphta qui est exportée actuellement.

Le "dégoulettage" des unités de lubrifiants devrait permettre d'augmenter la capacité de la première unité qui date de 1989 et qui est saturée. Aussi, moyennant l'élimination de quelques goulets bien repérés, est-il possible d'accroître la production à 150.000 tonnes par an.
La Samir envisage aussi de réaliser la liaison raffinerie-port par deux pipelines 14 pouces pour les bitumes et 10 pouces pour les huiles de base. L'enveloppe dégagée par l'étude préliminaire estime le montant nécessaire à 7 millions de Dollars.
En parallèle, la société a un projet de gazification de résidus lourds et de production électrique.
Ce sont pour la plupart tous de projets dont les TRI (taux de retour sur investissement) sont supérieurs à 30%. Ce sont tous des investissements, selon M. Menjour, qui viennent améliorer les marges de la société.

Fatima MOSSADEQ

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