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Le héros de la guerre du Golfe à la tête de la diplomatie américaine

Par L'Economiste | Edition N°:922 Le 22/12/2000 | Partager

. Powell est le modèle d'intégration présenté à tous les jeunes Noirs des Etats-UnisLe général Colin Powell a été nommé récemment secrétaire d'Etat. «Vous, les Noirs, vous allez arrêter de me détester?« C'est ainsi que Jimmy Fallon, le présentateur du journal (satirique) Saturday Night Live, sur NBC, a résumé la première annonce du président élu George W. Bush. Le général Colin Powell, 63 ans, ancien chef des armées, héros national, est le premier Noir à être nommé secrétaire d'Etat (ministre des Affaires Etrangères) et à accéder à un poste aussi élevé dans l'Administration. Le nouveau Président a également annoncé la nomination d'une autre Noire, Condoleezza Rice, 46 ans, au poste-clé de conseiller pour la sécurité nationale. George W. Bush a du chemin à faire pour gagner la sympathie des Noirs. Le 7 novembre, un Noir sur dix seulement a voté pour lui. Et l'affaire de Floride n'a rien arrangé: les irrégularités ayant eu lieu essentiellement dans les quartiers noirs, l'élection de Bush est vécue par nombre d'entre eux comme la négation de leur droit de vote. C'est une icône que Bush a choisi de nommer secrétaire d'Etat. D'origine jamaïquaine, Powell est le modèle d'intégration présenté à tous les jeunes Noirs du pays. Des livres pour enfants lui sont consacrés, et le général a même droit à une figurine à son effigie dans la collection «GI Joe«! L'annonce de la nomination a été faite depuis une école de Crawford, désormais célèbre bled du Texas (c'est là que «W« a son ranch). «C'est un grand jour, a lancé Bush en vantant son «héros américain«. Un fils des quartiers sud du Bronx accède au poste dont le premier occupant était Thomas Jefferson«. Les deux hommes avaient des larmes dans les yeux.Colin Powell a ensuite donné quelques aperçus de la politique étrangère qu'il compte suivre. Il est connu pour son goût modéré pour les interventions dans des pays étrangers. Ses premiers mots avaient toutefois de quoi donner subitement envie d'acheter des actions dans les industries de défense. L'ancien chef d'état-major de la guerre du Golfe n'a pas oublié son vieil ennemi Saddam: «Nous sommes en position de force, et lui en position de faiblesse. Il est possible de revitaliser les sanctions [...] Saddam Hussein règne sur un régime en faillite qui ne sera plus dans le paysage dans quelques années«. L'Irak a rétorqué dans son style inimitable: «Ce Powell en faillite menace l'Irak et nous lui disons: vous, vos déclarations, votre poste ne signifient rien pour nous«. Colin Powell s'est par ailleurs lancé dans une défense vigoureuse du controversé projet de bouclier antimissile: «Je sais que cela promet de dures négociations (avec les alliés, NDLR). Ils devront comprendre que cela va dans le sens de l'intérêt supérieur du peuple américain et, au-delà, dans l'intérêt du monde.«P. R. Syndication L'Economiste-Libération (France)

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