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    Entreprises

    Le GID, holding inattendu

    Par L'Economiste | Edition N°:10 Le 02/01/1992 | Partager

    Les anciens élèves de l'E.M.I ont monté une société d'investissements avec 15 millions de DH au capital Créé en Janvier 1991, le Groupement pour l'Investissement et le Développement (G.I.D) est une sorte de «holding associatif». Il est le fruit de l'association, au sein d'une société anonyme, d'environ 210 ingénieurs lauréats de l'Ecole Mohammedia d'Ingénieurs (E.M.I).


    LA société dispose de trois ressources essentielles. Tout d'abord, les ressources humaines qui permettent à la société de disposer de l'expérience, des relations de tous les actionnaires d'autant plus qu'ils appartiennent à des secteurs et à des échelons différents.
    La deuxième ressource est le capital social de la société. Ce capital, bien que qualifié de «peu important» par les membres, (15 millions de DH), est amené à croître dans les années à venir. Il est prévu que pour 1995, le capital atteindra 100 millions de DH.

    Des locomotives qui vont tracter les projets


    Chaque ingénieur associé peut posséder entre une action et 5% du capital, de manière à ce que chacun puisse participer et donc prendre un minimum; le plafond est fixé pour éviter qu'entre «amis» s'instaurent des positions de force.
    Le fait que la société dispose d'hommes prêts à se lancer dans des entreprises, constitue la troisième ressource de G.I.D. Cela offre la possibilité «d'avoir des locomotives qui vont pouvoir tracter les projets», explique M. Bachiri, président de G.I.D.
    Ces hommes pourront tout aussi bien être des ingénieurs de l'E.M.I que des personnes extérieures. Le but de G.I.D étant avant tout de faire des affaires. G.I.D se veut «intransigeant sur la crédibilité des hommes» car il repose sur la confiance. La valeur des hommes est l'élément essentiel, la valeur du projet venant ensuite.
    Tous ces objectifs visent la rentabilité à long terme. G.I.D «ne veut pas faire de coup de fusil», nous déclare M. Bachiri. La société n'est pas intéressée par une rentabilité à court terme. Ses perspectives de profit sont à moyen et long terme et ne viendront qu'à travers la création des filiales de G.I.D. Cela dit, la société pourra, si l'occasion se présente, tirer un profit à court terme, ne serait-ce que pour rassurer les actionnaires à qui le conseil d'administration doit rendre des comptes.

    20 à 30 idées-projets par mois


    Concrètement, G.I.D, après un an, ne tourne pas encore à plein rendement. Pour l'instant, G.I.D est en train de bâtir sa structure. «Le fond est pour le moment préférable à la forme», c'est à dire que G.I.D doit d'abord avoir le contenu avant d'avoir la forme, explique le Président. «En ce moment, la direction de la société est en train de lui donner un fond». Le capital de la société n'est qu'une sorte de levier pour d'autres partenaires. Il contribue à participer dans le capital des sociétés à créer. L'objectif essentiel étant de «permettre aux gens ayant des potentialités de pouvoir réaliser leur projet».
    Jusqu'à aujourd'hui, G.I.D a reçu entre 20 et 30 idées-projets par mois. Cependant les projets finalisés sont peu nombreux. L'action de G.I.D s'oriente vers trois axes. Elle initie des projets, participe financièrement à d'autres, et contribue au développement des entreprises déjà existantes.
    G.I.D a participé à la création d'une société de promotion immobilière qui est déjà en activité. Il détient 5% du capital.

    Cette société représente un investissement sûr qui «rassurera les actionnaires». Ce projet concerne un ensemble d'immeubles, de bureaux, de commerces et de logements.
    Pour Janvier 1992, il est prévu de constituer juridiquement un laboratoire et un bureau d'études. Pour plus tard, G.I.D espère participer au financement d'un projet de promotion touristique dans la cadre d'un joint-venture avec des ingénieurs canadiens.
    Le projet est encore en gestation. Il est aussi question de créer une entreprise de bâtiments et travaux publics, et de participer dans des entreprises déjà existantes.
    Un des projets prometteurs pour M. Bachiri, consiste dans la création d'une école privée d'ingénieurs qui sera envisagée comme le «top» en la matière. Ce projet n'est encore qu'une idée, et l'étude de rentabilité est à faire.
    Pour le long terme, il est même prévu de créer des filiales de G.I.D dans chaque ville du royaume.

    Adil LAZRAK

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