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Le coût de l’assemblage doit être ramené à 700 euros
Entretien avec Jamal Eddine El Jamali, directeur de la Production industrielle

Par L'Economiste | Edition N°:1763 Le 07/05/2004 | Partager

Le plan de progrès en cours à la Somaca vise à atteindre de bons niveaux de compétitivité avec le démarrage du montage de la L90 de Renault. Le tout est d’avoir une voiture exportable pour pérenniser l’assemblage au Maroc. Jamal Eddine El Jamali revient sur les particularités de l’accord avec le constructeur français et l’effet boule de neige de Fiat. - L’Economiste: Le démarrage du projet L90 de Renault c’est dans 14 mois, comment s’y prépare-t-on? - Jamal Eddine El Jamali: Le démarrage de la production est prévu pour juillet 2005 et un grand travail est actuellement mené par Renault à plusieurs niveaux. D’abord, avec les équipementiers pour avoir le maximum d’intégration locale avec la qualité et la compétitivité requises pour permettre que la voiture soit, en définitive, compétitive et exportable. Ensuite, au niveau de la Somaca, pour atteindre des objectifs de coûts d’assemblage compétitifs. Un plan de progrès est mis en œuvre et un comité de suivi du projet a été constitué auprès du ministère de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications. Il est composé de responsables de Renault, de représentants des équipementiers, de la Somaca et des responsables du MCI. Sa dernière réunion a eu lieu le 4 mai au siège du ministère. - Le constructeur français envisage une production de 30.000 véhicules/an à Somaca, est-ce que toutes les conditions sont réunies pour atteindre ce résultat?- L’analyse réalisée par des experts de Renault a permis d’apprécier la capacité de production de Somaca. Celle-ci, avec des aménagements en matière d’organisation, peut atteindre 90.000 véhicules/an. Je ne crois pas que c’est la capacité qui est limitative au niveau de la Somaca. La convention parle effectivement de 30.000 véhicules/an dont la moitié destinée à l’exportation. Ce sont des chiffres fiables compte tenu de la connaissance de Renault du marché régional, sans oublier la signature dernièrement d’un accord quadrilatéral avec l’Egypte, la Tunisie et la Jordanie qui conforte la vision régionale de Renault, faisant du Maroc une plate-forme de production et d’exportation de véhicules et composants automobiles. - Faut-il revoir de fond en comble la chaîne de production pour l’adapter au nouveau modèle?- Un plan de progrès existe déjà à la Somaca. Il vise à réorganiser sa production, maîtriser les coûts et à en rationaliser les différents paramètres. L’objectif est d’abaisser les coûts d’assemblage à un niveau de 700 euros avec le démarrage du montage du véhicule familial. Le fait d’atteindre de bons niveaux de compétitivité, aussi bien dans le montage que dans les équipements intégrés permet aussi aux autres véhicules utilitaires, Renault et Peugeot, de se positionner sur le marché régional et continuer par conséquent leur développement au Maroc, sachant que les prévisions initiales d’il y a une année annonçaient un arrêt du montage des véhicules utilitaires légers économiques à l’horizon 2008. - Quelles sont les mesures d’accompagnement pour rendre le dispositif industriel plus compétitif en termes de qualité, de coût et de productivité? - En plus de ce qui se fait à la Somaca, une attention particulière est donnée au secteur des équipementiers. Il s’agit de la densification de l’activité de la sous-traitance automobile en la faisant bénéficier du soutien du Fonds Hassan II pour le développement économique et social. Et ce, sous forme d’une contribution à fonds perdus, visant à réduire le coût de l’investissement initial en foncier et en bâtiment, en prenant en charge 50% du coût du terrain et 30% du coût des constructions. Cette mesure a fortement contribué à la décision d’installation ou de développement au Maroc de plusieurs références internationales dans le secteur, ce qui a été à l’origine d’un bilan remarquablement positif depuis l’intégration du secteur de l’automobile aux dispositifs du Fonds Hassan II. En effet, à fin 2003, le montant de l’investissement des projets relevant de ce secteur ayant fait appel à la contribution dudit fonds s’est élevé à plus d’un milliard de DH, créant ainsi plus de 7.500 emplois, pour un engagement du Fonds Hassan II de 70 millions de DH. - Comment est gérée la transition?- L’Etat contribue fortement à la gestion de cette transition pour éviter que Somaca n’arrive, à la veille du démarrage de la production de la L90, dans une situation financière difficile. Nous avons été très réactifs. Nous avons rapidement mis en place un système particulier pour véhicules utilitaires dans lequel ils bénéficient des conditions de la voiture économique avec possibilité de disposer de deux portes latérales. Cette stratégie a permis d’atténuer largement les effets de l’arrêt de la production des véhicules Fiat.Les chiffres des premiers mois de cette année montrent que nous sommes sur une tendance intéressante qui dépasse nos prévisions et nous espérons que cela continuera. Ce transfert partiel de la production de Fiat sur les véhicules utilitaires Renault et Peugeot permet d’assurer une transition plus douce. Nous savons que le transfert ne sera pas total mais il permet au moins d’assurer un certain équilibre financier au niveau de la Somaca. Mais aussi de combler le vide que les équipementiers devaient vivre en attendant le démarrage de la L90. - Est-il envisageable de signer un accord similaire avec d’autres constructeurs?- Ce n’est pas exclu. Il n’y a pas d’exclusivité dans les systèmes mis en place pour la voiture économique et les véhicules utilitaires légers économiques. - Le dossier Fiat est-il complètement bouclé? et quel est l’effet du retrait du constructeur italien sur l’industrie?- C’est clair puisqu’il y a eu l’arrêt de la production sur la voiture économique au niveau de Somaca le 31 décembre 2003, conformément à la convention qui liait l’Etat à ce constructeur. Ceci étant, Fiat Auto Maroc est une société marocaine. Elle continue à opérer sur le marché et elle est traitée en tant que telle. Elle avait une expérience d’assemblage qui s’est arrêtée mais les relations avec la société continuent normalement. Elles pourront porter sur d’autres formes à l’avenir. - Comment voyez-vous l’investissement dans ce secteur dans ces nouvelles conditions?- Vous l’avez bien dit, les nouvelles conditions de ce secteur, en d’autres termes, la mutation positive qu’il a connue depuis la signature en juillet 2003 de deux conventions avec le groupe Renault portant sur l’acquisition des parts de l’Etat dans le capital de la Somaca et le montage à partir de juillet 2005 d’un véhicule familial fait que la Somaca devient un maillon dans la chaîne du 4e constructeur automobile mondial. C’est un crédit à apprécier à sa juste valeur à la faveur du Maroc. C’est une marque de confiance qui ne manquera pas d’inciter des fournisseurs de renommée à porter leur choix sur le pays, bénéficiant ainsi de tous les atouts dont il dispose. Je citerai pour cela, l’arrivée au Maroc de Matra automobile engineering, relevant du grand designer automobile Pininfarina, suite à la signature, le 8 avril dernier à Rabat, d’une convention entre l’Etat marocain et le président du groupe Andréa Pininfarina. Et ce, pour la création d’un bureau d’études et de développement devant participer à l’intégration en amont de la filière automobile. A côté de cela, les efforts de densification du tissu des équipementiers ne font que se consolider par une volonté réelle du groupe Renault et une adhésion du constructeur PSA, efforts toujours étayés par la dynamique générée par le Fonds Hassan II, qui a déjà fait ses preuves.


Mission sectorielle aux Etats-Unis

Dans le cadre de l’assistance technique prévue par l’accord de libre-échange Maroc-Etats-Unis, le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications compte organiser une série de missions sectorielles, à même de s’enquérir de l’environnement du marché américain dans les différents secteurs concernés. Et ce, notamment en matière de normalisation, de contrôle qualité des produits industriels, réglementations techniques et éventuellement d’opportunités de partenariat. La première mission, dédiée au secteur de l’automobile, aura lieu du 17 au 24 mai 2004 et profitera à une délégation de professionnels de ce secteur et membres de l’association marocaine pour l’industrie et le commerce automobile (AMICA), accompagnée de responsables du MCI.Propos recueillispar Khadija EL HASSANI

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