×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Le conflit entre les deux Corées ravivé

Par L'Economiste | Edition N°:3410 Le 24/11/2010 | Partager

. La Corée du Nord a tiré des dizaines d’obus sur une île de la Corée du Sud. Tollé international et appels à la retenueLES Etats-Unis et la Chine souhaitent fermement que «la retenue soit exercée», a déclaré hier mardi à Pékin, Stephen Bosworth, l’envoyé spécial américain pour la Corée du Nord. Il a d’ailleurs évoqué avec des responsables chinois le bombardement par Pyongyang d’une île de Corée du Sud. A noter que la Corée du Nord a tiré, hier, des dizaines d’obus sur une île de Corée du Sud, tuant deux soldats, déclenchant des tirs de riposte de Séoul et provoquant un tollé international.Mais s’abstenant d’émettre une condamnation, la Chine, l’un des rares alliés dans le monde de la Corée du Nord, a seulement fait part de sa «préoccupation». L’envoyé spécial américain effectue une tournée pour évoquer la reprise des négociations à Six sur le programme nucléaire nord-coréen (deux Corées, Chine, Japon, Etats-Unis, Russie). Il a qualifié ses discussions avec les responsables chinois de «très utiles». Par ailleurs, les Etats-Unis jugent «prématuré» à ce stade d’envisager une quelconque action militaire. Quelque 28.000 soldats américains sont déployés en Corée du Sud, un héritage de la guerre de Corée (1950-1953). De même, aucune réunion du Conseil de sécurité ne sera consacrée au bombardement par la Corée du Nord d’une île de Corée du Sud. La Russie et l’UE ont aussi condamné à l’unisson les tirs d’artillerie. Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a estimé à Minsk, où il se trouvait en déplacement, que les tirs d’obus représentaient cette fois un «danger colossal» et pouvaient «dégénérer» en conflit ouvert. De son côté, le Premier ministre japonais Naoto Kan a lui annoncé avoir ordonné à ses ministres de «faire des préparatifs» afin de pouvoir «réagir fermement à toute éventualité», après une réunion d’urgence de son cabinet. La France, par l’intermédiaire de sa ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, a pour sa part appelé à «l’arrêt des provocations» et a condamné «avec la plus grande fermeté» le bombardement, saluant en retour «l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les autorités sud-coréennes». Son homologue britannique, William Hague, a condamné une attaque nord-coréenne «unilatérale», tandis que son équivalent allemand, Guido Westerwelle, s’est dit «très inquiet» après cette «nouvelle provocation militaire». Et d’ajouter que cela «met en danger la paix dans la région». La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a elle aussi «condamné fermement cette attaque tout en demandant aux autorités de Pyongyang de «s’abstenir de toute action qui risque de créer une escalade», tout comme Varsovie et Copenhague.


L’Otan condamne aussi

A Bruxelles, la porte-parole adjointe de l’Otan, Carmen Romero, a déclaré que l’Organisation «condamne fermement le bombardement d’une île de Corée du Sud par la Corée du Nord ayant fait des victimes». Les 28 pays de l’Alliance militaire occidentale suivront, selon elle, «attentivement les évolutions de la situation avec une profonde préoccupation». Ces affrontements, qui sont parmi les plus graves depuis la guerre de Corée (1950-1953), ont avivé les tensions dans la péninsule.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc