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Dette publique: Après l’Irlande, c’est au tour du Portugal

Par L'Economiste | Edition N°:3410 Le 24/11/2010 | Partager

. Le Parlement portugais votera vendredi un budget d’austérité . Grève générale aujourd’huiLes craintes d’une contagion de la crise irlandaise en zone euro sont vives. Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal pourrait être contraint lui aussi de solliciter une aide extérieure, estiment les analystes. Ceci dit les autorités veulent encore convaincre que les situations sont très différentes. Pour elles, le Portugal n’a besoin d’aucune aide pour surmonter ses difficultés financières. Plombé par une croissance atone depuis de nombreuses années, le Portugal accuse une dette publique de 161 milliards d’euros, soit plus de 82% du PIB, qu’il s’est montré jusqu’ici incapable de réduire. Si le Portugal a garanti ses besoins de financement pour 2010, la situation risque en effet de se compliquer très fortement en 2011, avec l’arrivée à échéance de 25,6 milliards d’euros de dettes, dont 19,7 milliards au premier semestre. Dans ce contexte, le Parlement portugais s’apprête à voter définitivement ce vendredi un budget d’une austérité sans précédent, cumulant baisses des salaires et hausses d’impôts pour ramener le déficit de 7,3% du PIB à 4,6%. En réaction, les deux principales centrales syndicales portugaises, la CGTP et l’UGT, réunies pour la première fois depuis 1988, ont appelé pour mercredi 24 novembre à une grève générale. Toutefois, l’Espagne et le Portugal estiment ne pas avoir besoin d’aide! Pour la ministre de l’Economie espagnole Elena Salgado, le pays n’avait «absolument pas» besoin d’un plan d’aide de la zone euro. Elle explique que: «Le secteur financier est solide. Non seulement les stress tests l’ont montré, mais nous avons créé un fonds pour permettre la fusion des caisses d’épargne, duquel seulement 11 milliards d’euros ont été pris». Dans le cadre de son plan de consolidation du secteur bancaire, très affecté par l’éclatement de la bulle immobilière, l’Espagne a favorisé la fusion de plusieurs caisses d’épargne non cotées. Le Fonds de restructuration ordonnée des banques (Forb) a consacré environ 11 milliards d’euros à ces opérations. Contrairement à l’Irlande (cf, www.leconomiste.com, 23 novembre 2010) ou la Grèce, qui s’est vu octroyer en mai un plan de soutien de 110 milliards d’euros, le Portugal présente un déficit et une dette gérables, ne connaît pas de crise de son secteur bancaire ni de bulle immobilière. Cette relative solidité peut donner du temps au gouvernement portugais pour convaincre les marchés qu’il peut assainir ses comptes. F. Z. T

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