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Economie

Le bout du tunnel en 2001 selon le CMC

Par L'Economiste | Edition N°:819 Le 27/07/2000 | Partager

• Sous réserve d'une pluviométrie suffisante, la valeur ajoutée de l'agriculture enregistrerait une progression de l'ordre de 39,4%• L'inflation ne dépasserait pas 2,5%APRÈS deux années successives de sécheresse et un creux conjoncturel jamais atteint durant les deux dernières décennies, 2001 serait le bout du tunnel pour l'économie, du moins si l'on en juge d'après les prévisions du Centre Marocain de Conjoncture.«La reprise économique devrait se produire l'exercice prochain avec un taux d'accroissement du PIB, en termes réels de l'ordre de 8,7%), a souligné M. Ahmed Laaboudi, directeur général du CMC, lors d'un point de presse tenu le 24 juillet à Casablanca.Trois facteurs sont à l'origine de cet optimisme: la poursuite de la croissance de l'économie mondiale, le plan de relance mis en place par les pouvoirs publics (Fonds Hassan II) et le programme de lutte contre la sécheresse.Les dernières prévisions des institutions internationales annoncent pour 2001, la poursuite de la croissance de l'économie mondiale au rythme de 3,5% et une expansion vigoureuse de 7,5% pour le commerce international. Tirée par les Etats-Unis et surtout les pays de la zone Euro, cette expansion devrait avoir un impact positif sur l'économie nationale et ce, en raison des liens commerciaux importants qu'entretiennent les pays de l'Euroland avec le Maroc. Au niveau interne, les pouvoirs publics ont récemment initié un plan de relance dont les deux principaux facteurs d'impulsion sont le dispositif de lutte contre les effets de la sécheresse (6,5 milliards de DH) et le programme de relance financé dans le cadre du Fonds Hassan II (7 milliards de DH). De portée respective de quinze et trente mois, la mise en oeuvre de ces deux programmes se traduira par une injection de 13,5 milliards de DH supplémentaires.La reprise prévue par le CMC serait aussi la résultante d'une contribution dynamique et généralisée de l'ensemble des secteurs.«Sous réserve d'une pluviométrie suffisante et d'une politique assurant les conditions d'une bonne préparation de la prochaine campagne agricole, la valeur ajoutée de l'agriculture, aux prix de l'année de base 1980, enregistrerait une progression de l'ordre de 39,4% et une récolte céréalière moyenne de 60 millions de quintaux«, ajoute M. Laaboudi.Les industries manufacturières devraient capitaliser l'amélioration du climat des affaires en cours et enregistrer un regain d'activité de l'ordre de 3,5%.Se situant en aval, les activités du tertiaires devraient emboîter le pas à ce mouvement de reprise qui se dessine en amont pour croître au rythme de 5%. Ces activités devrait profiter aussi d'une demande des ménages relativement bien orientée, du redéploiement remarquable de l'activité touristique et de l'expansion prévisible du secteur des télécommunications.Du côté de la demande, la progression de la consommation des ménages, au taux de 8,2% en valeurs courantes, s'expliquerait en grande partie par la revalorisation décidée récemment en faveur du Smig et du Smag.En dehors de ces stimulus internes, les autres hypothèses retenues sont d'ordre externe. Sous l'impulsion d'une demande mondiale soutenue et d'une parité du Dirham plus favorable à l'égard de l'Euro et du Dollar, les exportations connaîtraient un relèvement substantiel de l'ordre de 8,5%. Tablant par ailleurs sur la stabilisation du prix du pétrole autour de 24 Dollars le baril, les importations ne devraient afficher qu'un taux de progression de 6,5% favorisant ainsi une réduction du déficit commercial.En matière de finances publiques, l'accélération des ressources d'origine fiscale induite par le regain d'activité prévu, conjuguée à la stabilité des dépenses, devraient se traduire par un fléchissement du déficit budgétaire global qui représenterait 3,4% du PIB, en baisse d'un point par rapport à celui prévue pour le budget semestriel. Le taux de chômage en milieu urbain baisserait de 2 points pour atteindre 21,5% et l'inflation mesurée par l'indice du coût de la vie ne dépasserait pas 2,5%.ET.


«La dévaluation ne résoudra pas les problèmes des exportations«PRÈS de 25% des opérateurs économiques estiment que la gestion du taux de change est mal adaptée à la conjoncture et mettent en parallèle les contre-performances à l'exportation pour réclamer un ajustement de la parité de la monnaie nationale, souligne le CMC tout en s'interrogeant sur l'opportunité de cet argument. «A supposer qu'une dévaluation soit opportune, on doute sur son efficacité à long terme«, précise M. Laaboudi. Quant à savoir si une dévaluation peut aider à réduire les déficits de la balance des paiements, le CMC indique que cet argument n'a que de faibles chances d'aboutir si cette dévaluation n'est pas associée à des mesures d'accompagnement sur les plans conjoncturels et structurels.«Aussi longtemps que les entreprises exportatrices ne mettront pas en place des politiques de gain de productivité, toute stratégie visant à agir sur le changement de parité n'aura d'effet qu'à court terme«, estime M. Laaboudi. «Les ajustements doivent d'abord s'opérer au niveau du tissu productif et la politique de change doit suivre ce mouvement«, poursuit-il.
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