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    Economie Internationale

    L'avenir, selon M. Javier Solana

    Par L'Economiste | Edition N°:492 Le 23/04/1999 | Partager

    Les déclarations
    suivantes ont été faites par M. Javier Solana, secrétaire général de l'Otan, en décembre dernier, au siège de l'Organisation à Bruxelles, lors d'une réunion restreinte avec quelques
    journalistes de la région Méditerranée, dont un de L'Economiste.

    Les nouvelles missions
    La guerre froide est finie, mais L'Otan veut rester une organisation utile pour la stabilité et la sécurité du monde. La Bosnie est un bon exemple de cette mission de maintien de la paix, en dehors des frontières des membres avec d'autres pays, dont la Russie. L'ouverture est une autre mission pour le début du siècle prochain. Le nouveau concept stratégique de l'Otan sera discuté à Washington en avril.

    Avec les pays méditerranéens
    L'Otan veut aller dans la ligne de la Conférence de Barcelone et accompagner le dialogue euro-méditerranéen, l'UE devant rester le leader privilégié de cette politique. Le dialogue ne va pas aussi loin que le veut l'Otan, faute de prédisposition des pays méditerranéens, ne serait ce que dans la «soft sécurité»: lutte contre les désastres naturels, science... Il n'y a pas que les pays de L'Europe du Sud qui sont intéressés à ce dialogue, même ceux du Nord y insistent.

    La sécurité
    La sécurité est une architecture qui englobe aujourd'hui beaucoup plus que les armées: le commerce, le niveau de vie, la justice, la lutte contre la criminalité. L'Otan ne les assure pas toutes. Il revient aux Etats et autres organisations (UE) d'y contribuer.
    La prédominance américaine ne veut pas dire que l'Europe n'a pas les moyens militaires de sa politique; le vieux continent cherche à construire une «identité européenne» dans le cadre de l'Otan, ce que les Etats-Unis souhaitent pour diminuer leur contribution financière.

    Moyen-Orient
    L'Otan suit la situation de près, mais n'est pas impliquée dans le processus de paix.

    Armée ou diplomatie
    L'Otan est une organisation politique avec une capacité militaire, la plus grande du monde. Ce sera encore comme cela dans le futur pour que le politique joue le rôle préventif du militaire.

    L'équilibre
    La sécurité était basée sur la dissuasion et un équilibre des forces Est-Ouest aujourd'hui rompu. C'est un concept démodé. Mais il faut passer de la confrontation, comme relation de base, à la coopération inclusive, particulièrement avec la Russie. Chaque pays doit avoir le droit d'exister avec son système politique propre.

    Parapluie
    Faut-il avoir un parapluie moral, comme celui de l'ONU pour intervenir? Il y a plusieurs positions, les pour, les contre, les indifférents, mais pas de divisions; personne ne veut que l'Otan soit une organisation illégale au plan du droit international, mais chaque pays membre garde sa souveraineté. Un cas délicat peut être par exemple que l'ONU décide des sanctions contre un pays, qui aboutissent à des problèmes humanitaires, et que l'opinion publique des membres soit sensible à ses conséquences. L'Otan pourrait être appelée à intervenir pour sauver ce peuple ou cette ethnie, victime d'une sanction de L'ONU. Ce serait délicat, car les membres de l'Otan sont les créateurs de l'ONU, ils ne peuvent pas agir contre la charte de l'ONU et son esprit.

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