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    Kosovo: Vers la mise en place d'un blocus maritime par l'Otan
    Par L'Economiste | Edition N°:492 Le 23/04/1999 | Partager

    · Clinton conseille la patience pour vaincre Milosevic
    · Blocus maritime contre la Yougoslavie, mais la France, la Grèce et la Russie ne suivent pas
    · La crise économique s'impose aux pays limitrophes et, d'une manière intense, en Macédoine


    Les Dix-Neuf de l'OTAN se sont dits déterminés à poursuivre leurs frappes contre la Yougoslavie et ce, «aussi longtemps qu'il le faudra».
    Bill Clinton a ainsi prôné la patience pour vaincre Slobodan Milosevic au Kosovo en assurant l'opinion publique occidentale «qu'il n'y aurait pas d'enlisement militaire de l'OTAN». Les Dix-Neuf restent en effet majoritairement défavorables -à ce stade- à une opération terrestre
    En ouvrant donc vendredi à Washington le Sommet de son cinquantenaire par un conseil de guerre (Cf également en pages 28 et 29), l'Alliance a décidé d'intensifier ses frappes et d'imposer un embargo pétrolier à la Yougoslavie.
    Ainsi, outre les frappes aériennes, l'OTAN a également décider d'étudier l'option d'un blocus maritime pour priver Belgrade «d'armes de guerres» dans le sens large, impliquant par là le pétrole.
    Pour sa part, la Russie ne voit pas les choses du même oeil. Alliée de longue date de la Serbie, elle a décidé de continuer à fournir cette dernière en pétrole quel que soit la décision otanienne.
    M. Robin Cook, le secrétaire d'Etat britannique au Foreign Office s'est indigné de cette position russe. «l'OTAN souhaite que la Russie soit une partie de la résolution et non du problème de la crise du Kosovo», a-t-il indiqué hier à Washington à une interview de la BBC.
    Madeleine Albright, lui emboîtant le pas, a déclaré que «l'OTAN n'a aucun désir d'entrer en confrontation avec la Russie».
    Mais outre la Russie, le blocus maritime a suscité également les critiques et inquiétudes de la France et de la Grèce. L'Alliance a en effet précisé qu'à la demande de Paris ces opérations doivent tenir compte des conséquences possibles sur le Monténégro. Ce dernier, constituant avec la Serbie la République Fédérale de Yougoslavie. D'autant plus que le gouvernement monténégrin s'est souvent démarqué des positions de Belgrade, avec laquelle les relations sont tendues.
    M. George Papandréou, le ministre grec des Affaires Etrangères, a souligné de son côté qu'un large blocus poserait des problèmes énormes pour l'économie grecque et ses exportations vers l'Union européenne.
    En attendant, le pays voisin de Macédoine est gravement menacé d'un effondrement économique que seule une aide d'urgence peut éviter. Le pays connaissait déjà de graves problèmes, dans la période de transition après la dislocation de la Yougoslavie socialiste il y a sept ans. Mais la crise s'est intensifiée avec l'afflux de dizaines de milliers de réfugiés albanais du Kosovo et la rupture de ses voies naturelles commerciales, pour 90% via la Yougoslavie.

    Wissal SEGHRAOUI

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