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    L'avenir euro-méditerranéen se décidera à Stuttgart

    · Des incertitudes sur le financement

    Par L'Economiste | Edition N°:421 Le 13/01/1999 | Partager

    La troisième conférence euro-méditerranéenne des ministres des Affaires Etrangères qui se tiendra à Stuttgart les 15 et 16 avril 1999 devra plancher sur une question cruciale: Quel avenir donner au processus de Barcelone? Dans tous les cas, le débat actuel sur l'agenda 2000 et le financement de l'Europe devra rejaillir.

    Prochain rendez-vous du partenariat euro-méditerranéen, Stuttgart, où les ministres des Affaires Etrangères des pays concernés devront se réunir mi-avril 1999. Le timing est délicat, puisque cette troisième conférence euro-méditerranéenne devra se tenir trois semaines avant le 4 mai 1999, date qui marque la fin de la période des cinq années prévues dans le cadre des accords d'Oslo sur la paix au Moyen-Orient. Néanmoins, ce rendez-vous sera crucial pour répondre à une question de taille: Quel avenir l'Union Européenne et ses partenaires méditerranéens veulent-ils donner à long terme au processus de Barcelone?
    Stuttgart sera la première occasion d'évaluer la mise en oeuvre du processus de Barcelone, entamé en novembre 1995.
    Près de quatre ans auront donc été nécessaires pour qu'une première évaluation voit le jour. "Il faut dire aussi que c'est une politique entièrement nouvelle et un processus extrêmement complexe. Il ne peut donc donner des résultats du jour au lendemain", souligne M. Marc Pierini, ancien coordinateur du processus de Barcelone au sein de la Commission Européenne à Bruxelles et ancien ambassadeur de l'Union à Rabat.
    "Nous avions besoin de temps pour réviser les procédures financières, trouver un accord sur le règlement MEDA et entreprendre de nouvelles activités chez les partenaires méditerranéens, tels la réforme des banques centrales ou le lancement de processus de privatisation", ajoute-t-il. La réunion interministérielle évaluera et réorientera certains éléments du partenariat euro-méditerranéen, notamment les procédures financières. Mais il n'est nullement question de fixer des règles plus contraignantes et plus rigides.

    Guidelines


    "Même à Stuttgart, nous nous acheminons vers des guidelines", estime M. Michael Webb, responsable de l'Unité Programmation et Coopération Economique à la Direction Générale 1B/A de la Commission Européenne(1), chaque pays étant foncièrement attaché à garder des compétences nationales.
    Autre point-clé à discuter lors des débats de Stuttgart, le financement. Le Conseil des Ministres de l'UE devra se mettre d'accord sur les ressources financières pour 2000-2006, soit pour une période de 7 ans au lieu des 5 années habituelles. Une enveloppe pour Meda II y est aussi prévue. La Tunisie, qui a presque épuisé sa ligne octroyée par le Meda I, "veut déjà entamer la négociation sur cette partie", explique M. Thomas Feige, chargé du dossier Tunisie dans l'Unité Maghreb de la DG 1B.
    Côté marocain, le souci du Meda II est encore loin. "C'est plutôt à épuiser la ligne Meda I qu'il faut songer", affirme un analyste marocain. Quoi qu'il en soit, l'ombre des discussions sur l'agenda 2000 et le financement de l'Union pourra noircir le tableau à Stuttgart. Les contributeurs nets au budget de l'Europe, la future présidence allemande en tête, ne veulent plus payer autant. Du coup, bien que ce soit là un débat interne à l'Europe, les enveloppes budgétaires accordées pour le partenariat risquent d'en être affectées. Du reste, certains analystes craignent que la succession à la présidence de l'UE de pays non méditerranéens n'aiguille plutôt les fonds vers l'Europe de l'Est que vers les partenaires du Sud. Se sont succédés ainsi l'Irlande, les Pays-Bas puis l'Autriche. Ce sera le tour de l'Allemagne
    début 1999, et la Finlande suivra.

    Ghassan KHABER

    (1) Direction chargée des Relations Extérieures avec la Méditerranée du Sud et le Moyen-Orient.

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