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    A la veille du lancement de la ligue professionnelle : Le WAC étudie un nouveau mode d'organisation

    Par L'Economiste | Edition N°:178 Le 04/05/1995 | Partager

    Les responsables du Wac estiment que la situation peu enviable de notre football s'explique par une crise de comités directeurs. Le club veut mettre en place de nouvelles formes d'association avec ses partenaires qui devront être impliqués dans la gestion du club.


    Les clubs sportifs éprouvent la nécessité d'assainir leur gestion interne. La ligue professionnelle les y oblige. Il sera ainsi imposé aux clubs de première division de respecter certaines conditions de forme et de fond très rigoureuses. Parmi ces conditions: le club doit disposer d'une enveloppe budgétaire minimale de 5 millions de Dirhams par an.
    Beaucoup de comités se sont réunis pour étudier les moyens d'assainir leur gestion interne et d'améliorer leur "compétitivité footballistique" afin de figurer parmi les grands.
    Co-leader de l'actuel championnat, le club du Wac entend se pencher sur les limites de ses structures actuelles afin de préparer un nouveau cadre adéquat à la vie professionnelle du football.
    "La crise du football au Maroc est une crise de comités directeurs", indique le Dr Abdelmalek Sentissi, président du club du Wac.

    "Il s'agit d'étudier et de mettre en place une nouvelle procédure de désignation des patrons des clubs", précise le Dr Sentissi.
    Une nouvelle procédure permettra d'assurer au club d'une part un staff dirigeant stable, et d'autre part des ressources financières importantes.
    L'objectif pour les responsables du club est d'organiser l'opération de l'élection du comité directeur. Il s'agit également de définir le champ d'application de chaque composante du club, avec son étendue et ses limites.

    Une nouvelle base électorale

    La nouvelle base électorale proposée est constituée comme suit:
    - Les adhérents associés participeront par des sommes assez importantes. Leur poids serait considérable, car ils seront directement impliqués dans la gestion du club. ils bénéficieront d'un nombre de voix plus élevé que les autres.
    - Les adhérents supporters qui participeront avec des sommes symboliques et auront bien évidemment un nombre de voix limité. Leur rôle sera de soutenir moralement le club et de participer à la valorisation de son image et de son identité.
    - Les sponsors ne se contenteront plus de leur rôle classique, à savoir subventionner le club. Il devront à leur tour participer activement à la désignation de ses managers.
    - Les anciens membres de comités devront figurer également dans la base électorale en raison de leur parcours et de leur expérience dans le domaine.
    Bref, cette procédure se traduirait dans l'avenir par une gestion identique à celle de l'entreprise privée.

    Des joueurs qui votent

    Actuellement, la situation est différente. En plus des membres du club, les joueurs actifs et les anciens joueurs peuvent donner leur avis ou leur voix quant à la désignation du président.
    "Ceci entraîne une désorganisation totale au point où nous ne pouvons plus savoir qui fait quoi dans le club", précise le Dr Sentissi.
    "D'autant plus que pour des raisons déontologiques, les personnes qui perçoivent ou qui ont déjà perçu une rémunération de la part du club ne devront pas participer à la constitution du comité", ajoute-t-il.
    Telle quelle, l'organisation actuelle se traduit par une mauvaise gestion du club. "Il y a quelque temps, explique le Dr Sentissi, un cadre directeur, pris en charge par la Banque Populaire, nous avait été proposé. Le bureau et la base électorale avaient refusé l'offre dans le souci d'éviter une mainmise étrangère".
    "Avec le nouveau mode de constitution des comités directeurs, ces problèmes seront dépassés, car chaque intervenant aura son champ de compétence avec ses étendues et ses limites", rassure le Dr Sentissi.

    Le club prévoit également dans sa campagne de restructuration de s'attacher à la formation des joueurs et des encadrants.
    Des discussions entre le Wac et l'Académie du Ministère de l'Education Nationale de Casa-Anfa sont en cours. L'objectif est de mettre en place un programme d'étude avec des horaires adéquats permettant aux athlètes de suivre leurs entraînements dans les meilleures conditions. "Des classes spéciales devront démarrer à partir de la prochaine rentrée scolaire", précise le Dr Sentissi.
    Quant à la formation des encadrants, le Wac envisage, en collaboration avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports et le Ministère de l'Education Nationale, de préparer et d'initier les entraîneurs à des méthodes de travail modernes.
    Les entraîneurs actuels sont essentiellement d'anciens joueurs. Ces derniers possèdent une expérience pratique certes, mais qui à elle seule n'est pas suffisante. Ils devront alors recevoir une formation théorique pour affiner leur manière de travailler.

    Hicham RAIQ.

    Le déficit du WAC.

    Le club du Wac souffre d'un déficit budgétaire de près de 5 millions de Dirhams.
    Selon le Dr Sentissi, ce déficit s'explique par les facteurs suivants:
    - Le remboursement de 3 millions de Dirhams à l'ex-sponsor du club, Wafabank.
    - Le club avait également remboursé la somme de 750.000 Dirhams à son président délégué Haj Ahmed Moqtadir.
    - Le remboursement d'un acompte de 400.000 Dirhams à la Banque Populaire.
    - La Banque Populaire doit encore au club une somme de 1 million de Dirhams sur la subvention de cette année.

    Autrement dit, si le Wac n'avait pas à payer les anciennes dettes et si la Banque Populaire était à jour quant au paiement de sa subvention de l'année (payable en 4 tranches de 1 million de Dirhams chacune), le Wac n'aurait pas de déficit aujourd'hui.
    Par ailleurs, le Wac a investi dans un groupe électrogène pour alimenter son complexe sportif en électricité. Un puits a été également aménagé avec tout le matériel nécessaire pour l'approvisionnement en eau traitée. Le club a été obligé de recourir à ces investissements après les coupures d'eau et d'électricité décidées par la RAD en raison des impayés qui se chiffrent à 1,4 million de Dirhams.

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