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    Cinéma : Casablanca prépare son 1er Festival international du film

    Par L'Economiste | Edition N°:178 Le 04/05/1995 | Partager

    A l'instar de Cannes, Berlin ou Venise, Casablanca se prépare à recevoir son premier Festival international du film. L'ambition des organisateurs: hisser l'événement au hit-parade des manifestations cinématographiques mondiales.


    Casablanca aura dès décembre prochain son Festival international du film. Organisé par Ciné 3000, association culturelle à but non lucratif de création récente, l'événement se déroulera du 16 au 30 décembre 1995, avec la coproduction de 2M et la participation de nombreux partenaires financiers.
    Si l'organisation annuelle du Festival international du film de Casablanca demeurera son activité majeure, précise d'emblée M. Mohamed Amrani, directeur général de l'Association et du Festival, Ciné 3000 compte également parmi ses actions l'organisation tout au long de l'année de micro-événements liés au cinéma contemporain. A moyen terme, elle créera également un secteur de production audiovisuelle soutenant des projets de création innovants nationaux ou internationaux.
    Coïncidant avec le centenaire du cinéma, le premier Festival sera une édition spéciale sur le concept "100 ans, 100 films".
    Selon M. Amrani, "il s'agit d'un projet ambitieux, et néanmoins réaliste, pour la culture au Maroc et pour l'image du Maroc. Si cet événement annuel est conçu d'abord pour le public marocain, d'aujourd'hui et de demain, il n'en sera que plus prestigieux à l'extérieur du pays. Partout dans le monde, les ghettos culturels sont en train de disparaître ou de passer de mode. Voilà enfin un effet positif de la conjoncture économique".

    La politique des trois "P"


    Ce Festival est né avec l'ambition de se hisser au hit-parade des grandes manifestations cinématographiques mondiales. "Cette ambition, explique M. Amrani, sera le moteur d'un développement conçu en trois phases ou selon la politique des trois "P": Popularité, Prestige, Pérennité".
    Pour la Popularité, dès sa première édition, le Festival de Casablanca sera un événement national majeur, destiné surtout au grand public. Cependant, précise M. Amrani, "grand public ne signifie par médiocrité". Le choix des films sera dicté non seulement par le réalisme, mais également par l'exigence. Les critères de choix seront géographiques, historiques, de genre et d'auteurs et d'acteurs connus ou à connaître.
    S'agissant du Prestige, le Festival de Casablanca fera rencontrer au grand public certaines des grandes figures du cinéma mondial.
    La Pérennité, de son côté, signifie, selon l'initiateur du Festival, que "l'engagement est pris pour que le Festival devienne la rencontre annuelle incontournable du cinéma au Maroc et une des places fortes des manifestations cinématographiques dans le monde".

    Anthologie du 7ème Art


    Ainsi, la première édition sera entièrement consacrée à une anthologie du 7ème Art, de sa naissance à l'automne 1995. La plupart des cinéastes ayant marqué ce siècle figureront, à travers au moins un de leurs films, dans la sélection officielle de cette édition.
    Les projections se dérouleront dans plusieurs salles et divers sites de Casablanca et sa périphérie. Parmi toutes les stratégies de sensibilisation et d'implication du public, les organisateurs prévoient par ailleurs la mise en place de trois Prix qui seront décernés par le Public, la Jeunesse et la Critique. A l'issue du Festival, le palmarès fera l'objet d'une décentralisation à travers une dizaine de villes du Maroc.
    La communication et la promotion du festival se réaliseront à travers des conférences de presse précédant l'événement et la mise en place d'un centre de presse durant le Festival qui permettra notamment des rencontres avec des cinéastes et des acteurs présents. Des annonces télévisuelles, radiophoniques, des affiches, ou encore des gadgets produits à l'effigie de la manifestation sont également prévus.

    La coproduction de la chaîne privée, qui mobilisera pour l'occasion d'importants moyens techniques et humains, suscitera une "médiatisation considérable de l'événement et est en train de déclencher des moyens financiers au Festival grâce à des supports de communication nombreux et pour certains d'entre eux innovants". L'implication de 2M se déclinera à travers des rendez-vous quotidiens par des bandes-annonces multidiffusées, des publi-reportages consacrés aux principaux partenaires du festival...
    Aujourd'hui, les organisateurs sont au stade du repérage des lieux, des contacts à l'étranger et de montages financiers. Sans dévoiler les détails du financement, M. Amrani indique que le budget prévisionnel prévoit trois catégories de financement: 45% en autofinancement, coproduction et fonds propres, 40% en partenariat privé et 15% en subvention publique. "Le minimum vital pour réaliser le Festival est déjà largement acquis. A quelque huit mois de la première édition, c'est plutôt de bon augure pour qu'elle soit, de surcroît, de très bonne facture!", conclut-il.

    Meriem OUDGHIRI

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