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    Courrier des Lecteurs

    La Sonasid passe dans le giron du privé

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Le transfert du noyau dur de la Sonasid a été officialisé le 3 octobre. Outre la SNI et l'Espagnol Marcial Ucin, le tour de table regroupe un éventail d'institutionnels marocains.


    Ouf! Le noyau dur de la Sonasid vient d'être cédé après d'âpres négociations. Le consortium finalement retenu par le Ministère de la Privatisation est constitué de la SNI (20%), du groupe espagnol Marcial Ucin (8,5%) et d'un groupe d'investisseurs institutionnels et financiers marocains (33,5%).
    L'opération de transfert pilotée par Casablanca Finance Group a donc porté sur 62% du capital représentant 2.418.000 actions pour un montant total de 837.111.600 DH, soit un prix unitaire de 346,20 DH/action. Wafa Trust a pour sa part accompagné le groupe espagnol Marcial Ucin dans sa démarche.
    A rappeler que le transfert de 35% du capital par voie d'offre publique de vente avait été effectué en juin 1996 sur la base d'un prix unitaire de 308 DH.
    "L'enjeu de l'opération de cession du noyau dur consistait à assurer la pérennité industrielle de la Sonasid dans un environnement concurrentiel", rappelle M. Abderrahmane Saaïdi, ministre de la Privatisation et des Entreprises d'Etat. Priorité a donc été accordée à l'optimisation de la stratégie industrielle de la société via l'intégration en amont.
    Pourquoi des négociations si longues? "la Sonasid est un cas singulier dans les privatisables, car il s'agit d'une usine qui fonctionne bien mais non viable à moyen terme dans son statut actuel", explique M. M'Fadel Lahlou, président-directeur général de la SNI.

    Sur le marché local, les produits Sonasid sont pour l'heure préservés de la concurrence étrangère par une protection douanière de 35 et 15% de PFI. Cependant, la ratification de l'accord de libre-échange par les Parlements des pays européens déclenchera le processus de démantèlement douanier. La Sonasid disposera alors d'une période de 12 ans avant la levée complète de la protection.
    "Elle doit donc mettre à profit cette période de transition pour compenser l'écart de productivité par rapport à la concurrence interna-tionale", ajoute M. Lahlou. La solution se trouve dans la construction d'une aciérie électrique. Celle-ci convient à la fabrication du type de produits fabriqués par la Sonasid.
    Le projet de mise à niveau requiert à terme un investissement de l'ordre de 800 millions de DH. Ainsi, l'importance de l'effort de financement à fournir dans les prochaines années par les acquéreurs aura pesé sur la négociation du prix d'achat du noyau dur.
    Financièrement, la Sonasid a les moyens de mener un tel projet d'extension puisque dès 1997 elle dégagera un excédent brut d'exploitation de 400 millions de DH non amputé par des charges financières. En effet, l'emprunt de 332,7 millions de Deutchmarks octroyé par Morgan Grenfell est arrivé à échéance en 1996. "La Sonasid peut autofinancer son extension via les cash-flows futurs, à condition d'adopter une politique de distribution des dividendes moins généreuse", souligne M. Lahlou.

    Par ailleurs, la SNI compte faire jouer la synergie entre sa filiale Longométal et la Sonasid pour plus d'efficacité industrielle. Longométal est dotée d'un laminoir d'une capacité de 120.00 tonnes/an mais qui ne produit que 51.000 tonnes de ronds à béton. Parmi les objectifs de la SNI, réduire le coût du transport, rationaliser la production et favoriser une spécialisation des deux entités.
    L'actionnaire espagnol, Marcial Ucin, entend pour sa part favoriser l'intégration à l'échelle régionale et communiquer son savoir-faire dans le domaine sidérurgique. Sa capacité totale de production atteint 2,5 millions de tonnes de billettes et 2 millions de tonnes de produits finis. Le groupe contrôle près de 30% du marché espagnol dans les produits longs.

    L'actionnariat


    Le capital de la Sonasid a été porté en 1997 à 390 millions de DH. En juin 1996, 35% du capital ont été cédés via l'OPV au prix unitaire de 308 DH.
    Depuis le 3 octobre 1997, l'Etat a vendu 62% au consortium suivant:
    groupe SNI (20%); groupe Marcial Ucin (8,5%); MAMDA- MCMA (7,5%); Al Wataniya (5%); Al Amane (5%); BCM (4%); RMA (4%);
    CIMR (3%); CAA (3%); The Morocco Fund (2%).

    Mouna KABLY

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