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    Proparco ouvre une ligne de crédit pour la BMCE

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Le soutien aux investissements, Proparco en a fait une priorité. Elle vient de mettre à la disposition de la BMCE une ligne de crédit de 100 millions de FF. L'organisme français se propose également de soutenir la mise à niveau des entreprises. Le point sur ses interventions.


    Annoncée lors de la visite du mois de juillet de M. Pierre Arnaud, directeur général de Proparco, une ligne de crédit d'un montant de 100 millions de FF vient d'être ouverte par l'organisme français en faveur de la BMCE. L'accord a été signé jeudi 2 octobre à Casablanca par M. Othman Benjelloun, président-directeur général de la banque marocaine, et M. Arnaud. Cette ligne de crédit entre dans la catégorie des instruments de financement dits «améliorés» qu'a mis en place Proparco à l'intention des banques les plus performantes dans les pays partenaires. La BMCE est le premier établissement marocain à en bénéficier.
    La nouvelle ligne est destinée au financement de projets d'investis-sement à l'exclusion du négoce et des opérations immobilières. Elle est assortie de conditions préfé-rentielles en termes de taux et «se caractérise par une grande souplesse dans les modalités de son tirage», indique la BMCE. L'emprunteur peut s'endetter ou en Francs ou en Dollars, à un taux fixe ou variable. L'échéance est comprise entre 3 et 15 ans.
    La souplesse résulte, quant à elle, du fait que Proparco a sensiblement amélioré le mode de gestion de ses lignes.

    Première opération de restructuration


    Auparavant, elle refinançait au fur et à mesure que les banques décaissaient. Un système jugé très lourd. Actuellement, une plus grande autonomie est laissée aux banques dans la gestion des lignes. Ce nouveau dispositif, adopté en février dernier, est mis en uvre au Maroc, en Tunisie, en Afrique du Sud, à l'Ile Maurice et au Zimbabwe des pays qui, selon la filiale de la CFD (Caisse Française de Développement), présentent un système financier organisé et fiable.
    Durant ces derniers mois, Proparco s'est montrée très active sur la place. Avant la nouvelle ligne, elle avait débloqué un montant de 30 millions de FF (50 MDH) pour le refinancement d'un prêt de même ordre consenti par la BNDE à Eucaforest, une filiale de Cellulose du Maroc. Proparco a également contribué au financement du projet Emaphos de Jorf Lasfar pour un montant de 50 millions de FF (environ 82 MDH).

    Mise à niveau


    Par ailleurs, Proparco s'était engagée à hauteur de 28,5 millions de FF, ou près de 49 millions de DH, pour le redémarrage de Cofitex, (aujourd'hui Caulliez Maroc), une usine de tissage installée à Fès et reprise par Caulliez Textiles, une société française. Cette enveloppe comprend, outre 12 millions de FF accordés à Wafabank pour le refinancement des prêts précédemment accordés à cette entreprise, une participation au capital (4,5 Millions FF) et des prêts directs (12 millions de FF).
    A l'exclusion de l'engagement à hauteur de 25 FF auprès de Frumat, cette opération constitue la première grande expérience de restructuration d'une entreprise en difficulté menée au Maroc par Proparco en collaboration avec une structure locale, Wafa Investissement en l'occurrence.
    Elle ne sera certainement pas la dernière. M. Pierre Arnaud ne cache pas son intérêt pour de tels dossiers. Il soulignait, dans une interview accordée à L'Economiste(1) que Proparco «est disposée à accompagner le secteur bancaire marocain dans les projets de restructuration et de mise à niveau des entreprises, dans la perspective de la zone de libre échange». Lors de son récent séjour, il a d'ailleurs tenu une séance de travail avec M. Driss Jettou, ministre des Finances, du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat.

    Du travail, il n'en manque pas. Le besoin de financement est potentiellement très important. Mais il faut espérer que les entreprises sortent de leurs réserves pour aller plus activement à la recherche des moyens de financement.
    De leur initiative dépendra la décision de Proparco de dégager encore plus de ressources pour le Maroc qui, en l'espace de 5 ans, est devenu son premier partenaire avec près de 600 millions de FF d'engagement. M. Arnaud précisait: «Il n'existe pas d'enveloppe fixée pour la mise à niveau». Et de poursuivre, «il faut simplement que la relance des investissements soit accélérée, les ressources suivront».

    Alié Dior NDOUR

    (1) Voir L'Economiste N° 289.

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