×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Entreprises

La Régie des Tabacs en 1991 : La sécheresse provoque un recul de la tabaculture

Par L'Economiste | Edition N°:64 Le 28/01/1993 | Partager

Selon le rapport d'activité de la Régie des Tabacs, l'année 1991 a connu deux phénomènes principaux: un net déplacement de la consommation des cigarettes blondes au détriment des cigarettes brunes et un recul de 2% des ventes totales de tabac. Pour la tabaculture, les réalisations de 1991 ont été les plus faibles depuis 1988.

En 1991, la Régie a réalisé un chiffre d'affaires global de 5.230 millions de DH, soit une progression de l'ordre de 15,1 % par rapport à 1990. Ce chiffre a été réalisé pour 99,3% par les tabacs et 0,7% par les produits annexes (allumettes, briquets et papiers à cigarettes).

La plus forte progression (35,3%) a été enregistrée par les produits exemptés d'impôt (exportations et ventes à bord) dont le chiffre d'affaires a atteint 2,3 millions de DH (1,7 MDH en 1990).

En quantité, les ventes de tabacs ont connu un recul de 2% plus faible que celui de 1990. Elles sont passées de 14.489 tonnes à 14.191. A elles seules, les cigarettes vendues totalisent 13.915 tonnes (soit 13,9 milliards de cigarettes). Les 276 tonnes restantes comprennent cigares, cigarillos et produits divers marocains.

Les produits marocains rentrent pour 86,3% du tonnage global vendu avec 12.242 tonnes, alors que les produits importés y participent pour 13,7%.

A l'instar des trois dernières années, l'évolution des ventes s'est opérée en faveur des cigarettes blondes au détriment des cigarettes brunes. En effet, la part de marché des brunes a perdu 7,5 point pour se situer à 54% du volume global, alors que celle des blondes est passée à 44% contre 36,6% en 1990. Quant aux divers marocains et étrangers, leur part de marché a quasiment stagné autour de 2%. Côté production, après avoir enregistré une évolution positive en 1990, les réalisations totales ont diminué de 5,5% en 1991 et se sont chiffrées à 12.304 tonnes, soit 614,6 millions de paquets. Là aussi, la production des cigarettes blondes a augmenté plus que celle des brunes.

De plus, hormis l'unité d'Agadir dont la production a sensiblement augmenté par rapport à 1990, toutes les autres unités de fabrication ont vu leurs réalisations diminuer. Au niveau des cigarettes brunes sans filtre, les réalisations qui se sont chiffrées à 310.4 millions de paquets ont perdu 2,5 points de leur part de marché dans la production globale (50,5% au lieu de 53 %en 1990).

Les productions des cigarettes brunes avec filtre ont, de leur côté, enregistré un recul de 10,5% plus accentué que celui de l'année précédente. La production a légèrement dépassé les 87,4 millions de paquets. La part dans le volume global produit est tombée de 14,5% à 14,2%. Pour les cigarettes blondes, la production s est élevée à 204,4 millions de paquets contre 199,9 millions en 1990.

L'augmentation intervenue au mois d'août 1991 (ainsi que celle de Septembre 1992) a freiné l'élan de leurs ventes, et donc de leur production dont le taux d'augmentation a été de 2,3% au lieu de 25,7% en 1990. Mais leur part dans la production globale s'est élevée à 33,2% contre 30,7% en 1990. Quant aux produits divers marocains, après la forte baisse de 1990 (-30,1%) ils ont enregistré une reprise de croissance de 6,5%. En effet, la production a augmenté de 11,6 millions à 12,3 millions d'unités (paquets, pochettes, sachets ou cigares). La part de production est de 2%.

Au niveau de la culture des tabacs, la persistance de conditions climatiques défavorables a entraîné une baisse de l'ordre de 16% du volume récolté qui a atteint 5.952 tonnes au lieu des 7.096 tonnes en 1990.

Cette insuffisance de pluviométrie a découragé certains planteurs. Le nombre de tabaculteurs a ainsi chuté de 8.865 en 1990 à7.963 en 1991. La superficie cultivée a, par conséquent, diminué de 5.786 Ha à 4.920 Ha (-15%).

Les réalisations de 1991 ont été les plus faibles depuis 1988. Le volume de la récolte a enregistré un recul de 16,1% par rapport à 1990, soit 5.952 tonnes de tabacs contre 7.096.Concernant le résultat d'exploitation, une augmentation a été enregistrée. Elle est passée de 331 millions de DH à 366 millions de DH (soit + 10%). Le bénéfice net après impôt sur les sociétés s'établit à 222 millions de DH.

M.O.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc