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Assurances: 3ème cycle à la carte pour renforcer l'encadrement

Par L'Economiste | Edition N°:64 Le 28/01/1993 | Partager

Après Wafasystèmes et la Faculté des Sciences, c'est la Fédération des Assurances et la Faculté de Droit de Casablanca qui créent un 3ème cycle. Il constituera un vivier pour un secteur sous encadré. l'université ouvre une autre brèche dans le monde du travail.

Un troisième cycle d'assurances démarrera à la Faculté de Droit de Casablanca dès la prochaine rentrée universitaire (Octobre 1993). Il vise trois objectifs: Il s'agit en premier lieu de préparer les étudiants à assumer des responsabilités de cadres ou cadres supérieurs soit au sein des compagnies, des cabinets d'assurances (intermédiaires), des organismes professionnels ou bien, ils peuvent assumer la fonction de conseiller en assurances auprès de sociétés industrielles, commerciales et notamment celles qui sont en train de se doter de services spécialisés en assurances.

Il s'agit en second lieu de permettre aux cadres des assurances de parfaire leur formation sur les plans aussi bien pratique que théorique.

Il s'agit enfin d'offrir à certains titulaires de diplômes spécialisés, tels que les ingénieurs ou les actuaires, la possibilité de se spécialiser dans le secteur de l'assurance. La cérémonie de signature d ' une convention de coopération, entre la Faculté des Sciences Economiques et Sociales Hassan Il Aïn Chok et la Fédération des Société d'Assurances relativement à la création du Diplôme Universitaire Supérieur des Techniques d'Assurances, a eu lieu le 22 Janvier. Entrant dans le cadre du développement général de l'Université dans le sens d'une ouverture de celle-ci à son environnement économique et social et en particulier à l'entreprise, cette démarche vise à mettre en place une sorte de formation à la carte.

En effet, la spécificité de la démarche réside dans le fait que la formation sera dispensée en fonction des besoins exprimés par les entreprises du secteur de l'assurance. M. Abdelfettah Alami, Directeur de la Fédération des Sociétés d'Assurances, explique que "si les sondages effectués auprès des compagnies ou entreprises du secteur révèlent que celles-ci ont besoin de responsables en contentieux, les candidats seront sélectionnés et formés sur la base de ce profil. Il en sera de même si le besoin des entreprises se porte sur des actuaires... ".

Le but visé étant que chaque diplômé puisse trouver un emploi immédiatement. Sur ce point, la Fédération a pris une sorte d'engagement moral. Il faut souligner qu'une démarche similaire avait été adoptée, il y a quelques mois, entre la faculté des Sciences et Wafasystèmes.

A l'initiative de la Faculté de Droit, la Fédération n'a pas hésité à répondre favorablement à la proposition. M. Alami note que la Fédération a toujours "milité" pour la création d'un Institut Supérieur d'Assurances qui n'a jamais vu le jour. Il existe bien sûr l'Ecole Marocaine d'Assurances qui forme un encadrement très moyen et s'adresse aux titulaires d'un DEUG.

C'est par conséquent une concrétisation de cette ouverture de l'université vers l'entreprise qui vise à rapprocher la formation pratique et théorique. Le souhait des parties à cette convention est que le Ministère de l'Education Nationale active le processus d'établissement d'une assise juridique à ce diplôme. Les textes sont déjà prêts et il serait souhaitable de les présenter au prochain Conseil du Gouvernement.

Le minimum requis des destinataires de cette formation est la licence en sciences juridiques économiques ou sociales. L'effectif sera restreint et permettra à une vingtaine d'étudiants d'y accéder. Les stages pratiques au sein des compagnies sont obligatoires pour les étudiants à plein temps et facultatifs pour les autres. Il est également prévu que la Fédération puisse suggérer à la Faculté des cycles de formation de courte durée à propos de sujets précis. Sous la forme de séminaires s'étalant sur deux jours ou une semaine, ces cycles dits de courte durée seront organisés à l'attention des cadres du secteur de l'assurance, de l'Administration ou encore des assurés. Enfin, est prévu l'aspect parrainage en vue d'encourager la recherche scientifique. La Fédération pourra ainsi parrainer les recherches d'enseignants-chercheurs. Les modalités de prise en charge de ces travaux seront fixées entre les parties signataires. S'agissant des charges qui incombent à chaque partie signataire, la Faculté mettra à la disposition de la Fédération son dispositif logistique et matériel. De son côté, la Fédération apporte son soutien technique et financier. Soutien technique qui se concrétisera en particulier par des stages pratiques qui seront proposés aux étudiants auprès des compagnies et par la mise à la disposition de la Faculté de vacataires. Le financement sera à la charge de la Fédération mais le budget n'a pas encore été déterminé. La convention stipule que ce budget doit être arrêté d'un commun accord entre les parties. M. Alami pense que le financement sera entièrement pris en charge par la Fédération.

Naïma HADER

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