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    La réforme de Fannie Mae et Freddie Mac repoussée

    Par L'Economiste | Edition N°:3240 Le 25/03/2010 | Partager

    . Elle est jugée extrêmement compliquée. Des centaines de milliards de dollars pour les maintenir à flots Le gouvernement américain a repoussé mardi dernier à des temps plus propices la réforme des organismes de refinancement hypothécaire parapublics Fannie Mae et Freddie Mac sauvés de la faillite par l’Etat au plus fort de la crise financière.Cette «réforme (...) devrait former la base d’une solution bipartite forte, introduite, votée et mise en oeuvre en une période de plus grande stabilité des marchés financiers», a indiqué le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, à l’occasion d’une audition devant la commission des services financiers de la Chambre des représentants.Le gouvernement s’est engagé à réformer Fannie Mae et Freddie Mac mais n’a pas encore de plan, et Geithner n’a pas été en mesure de fournir une date à laquelle l’exécutif comptait présenter un projet. Le ministre a justifié cette attente par le fait que la question était extrêmement compliquée à trancher et par le rôle capital que Fannie Mae et Freddie Mac «continuent de jouer dans les conditions financières actuelles», pour la «stabilité à long terme du marché du logement».Fannie Mae et Freddie Mac ont été placés sous la tutelle du gouvernement américain en septembre 2008 alors qu’ils menaçaient de s’effondrer sous le poids de leur endettement. Depuis cette date, l’Etat a injecté des centaines de milliards de dollars pour maintenir à flots ces deux entreprises dont le rôle est de faciliter les emprunts immobiliers aux États-Unis.Avec la crise, le rôle de ces deux entreprises dans le marché du logement s’est encore accru. Selon Geithner, elles «ont financé ou garanti plus de 70% des nouveaux prêts pour l’achat d’un logement familial en 2009», contre un peu moins de 40% en 2006. Plusieurs membres de l’opposition républicaine ont jugé «inacceptable» que le gouvernement n’ait toujours pas de plan pour réformer Fannie et Freddie.Mais plusieurs démocrates de la commission ont fait valoir leurs craintes que la disparition de ces deux entreprises ne porte un coup fatal à la classe moyenne américaine.Avant leur mise sous tutelle, les deux entreprises avaient un statut hybride de sociétés privées bénéficiant d’un soutien tacite du gouvernement. Ce soutien les a conduites à prendre des risques bien trop élevés par rapport à leurs fonds propres jusqu’à se retrouver au bord du gouffre et à forcer le gouvernement à clarifier les choses en les nationalisant.Sans trancher sur le statut futur de Fannie et Freddie, Geithner a indiqué vouloir «garder ce qui était bon» dans ces deux entreprises tout en jugeant qu’il n’y avait aucune raison d’«abolir» deux entités ayant permis à de nombreux Américains de devenir propriétaires de leur logement.Synthèse L’Economiste

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